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Ladislas Vergne

haut fonctionnaire et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Ladislas Vergne, né Pierre-Ladislas Vergne le à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il exerce des fonctions à l'Inspection générale de l'administration puis à l'Agence nationale de la cohésion des territoires. Élu conseiller municipal de Chartres en 2020 et adjoint au maire jusqu'en , il devient maire de Chartres le , à l'issue du second tour des élections municipales, face au maire sortant Jean-Pierre Gorges, après avoir mené la liste « Chartres Demain ». Le , il est élu président de Chartres Métropole.

Élection
PrédécesseurJean-Pierre Gorges
Élection
PrédécesseurJean-Pierre Gorges
Faits en bref Fonctions, Maire de Chartres ...
Ladislas Vergne
Illustration.
Fonctions
Maire de Chartres
En fonction depuis le
(4 mois et 20 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Pierre Gorges
Président de Chartres Métropole
En fonction depuis le
(3 mois et 24 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Pierre Gorges
Adjoint au maire de Chartres

(1 an, 6 mois et 7 jours)
Maire Jean-Pierre Gorges
Biographie
Nom de naissance Pierre-Ladislas Vergne
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains (jusqu'en 2026)
Divers droite (depuis 2026)
Diplômé de Institut d'études politiques de Paris
École nationale d'administration
Profession Haut fonctionnaire

De gueules, à trois besants d'argent, chacun chargé d'une inscription de sable frappé au droit d'un denier du Moyen âge du type bléso-chartrain accompagné à senestre d'une fleur de lys du même; au chef cousu d'azur, à trois fleurs de lys d'or
Maires de Chartres
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Biographie

Né à Paris, il grandit à Chartres et effectue une partie de ses études à Vienne[1]. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion George Orwell, 2015-2016). Le , il est nommé inspecteur de l'administration de 2e classe à l'Inspection générale de l'administration[2]. En 2019, il intègre l'Agence nationale de la cohésion des territoires en tant que chef de projet France Services, avant de prendre le poste de directeur de la stratégie et de la formation en 2021[3].

Débuts en politique

À la suite des élections municipales de 2020, il devient adjoint au maire de Chartres, en charge des Solidarités, de la Jeunesse et de la Mémoire. En , Jean-Pierre Gorges lui retire ses délégations, invoquant des « insuffisances dans la gestion des affaires » de la ville[4],[5]. Il cite Jean-Pierre Chevènement et Philippe Séguin parmi ses inspirations politiques et déclare avoir pour mentor Olivier Marleix[1]. Il rencontre Olivier Marleix pour la première fois en 2015, alors qu'il est élève à l'ENA, lors d'une réunion de militants des Républicains[6]. Il assiste notamment celui-ci au Parlement en tant que secrétaire général du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale de 2022 à 2024[réf. nécessaire]. Il se porte par ailleurs candidat de ce parti aux élections législatives de 2022[7] et en 2024, sans dépasser les 10 % des suffrages dans les deux cas[8]. Lors des législatives de 2024, il effectue un saut en parachute pour dénoncer le « parachutage » de la candidate du Rassemblement national dans la circonscription[9]. Il se présente ensuite sans étiquette partisane aux élections municipales de 2026, menant une campagne de porte-à-porte auprès des habitants de Chartres[1].

Maire de Chartres

Succédant aux quatre mandats consécutifs de Jean-Pierre Gorges, il devient maire de Chartres à 34 ans avec 51 % des suffrages à la tête de la liste « Chartres Demain », devant Jean-Pierre Gorges (30 %) et Jean-François Bridet (19 %)[10]. Plusieurs médias soulignent le caractère inattendu du résultat face à un maire sortant en poste depuis vingt-cinq ans[11].

À la suite de la défaite du maire de 72 ans[12], l'entourage de Gorges évoque un « dégagisme » et menace d'un recours[13]. La liste Vergne obtient 30 sièges sur 39 au conseil municipal, soit la majorité absolue (20 sièges requis sur 39)[14]. Le , le premier conseil municipal de cette mandature se réunit pour désigner officiellement le maire. Seul candidat déclaré, Vergne est élu à bulletin secret avec 29 voix, contre une pour Jean-François Bridet et huit bulletins blancs[15].

Peu après son installation, il officialise sa candidature à la présidence de Chartres Métropole, territoire regroupant 66 communes et 136 921 habitants[16]. Il recueille rapidement le soutien de vingt-deux maires de l'agglomération[17]. Le , Jean-Pierre Gorges, qui avait initialement annoncé vouloir briguer la présidence de Chartres Métropole, retire sa candidature et apporte son soutien à Didier Garnier, maire de Mignières et vice-président sortant, en appelant les élus ruraux à faire barrage à Vergne[18]. Le , lors du conseil communautaire d'installation, Vergne est élu président de Chartres Métropole avec 79 voix sur 111 suffrages exprimés, devant Didier Garnier (29 voix) et Jean-François Bridet (2 voix), au premier tour[19],[20].

Premières mesures

Dès le début de son mandat, Ladislas Vergne met en œuvre plusieurs engagements de campagne. Le , le conseil municipal vote la suppression des frais de représentation versés sur forfait au maire-président de l'agglomération, qui s'élevaient à 42 000 euros par an pour son prédécesseur, cumulant un forfait de 24 000 euros voté en 2020 au titre de la mairie et de 18 000 euros au titre de la présidence de Chartres Métropole. Vergne déclare sur le réseau social X que cette suppression constitue « une promesse de campagne, une exigence morale »[21].

Le , il inaugure la réouverture partielle des jardins de l'Évêché, fermés au public depuis cinq ans à la suite de l'apparition d'un fontis en juin 2021 qui avait fragilisé les murs d'enceinte et révélé des cavités souterraines. Un parcours sécurisé menant au tertre Saint-Nicolas est ouvert, tandis que le reste du site demeure fermé dans l'attente de travaux de restauration des murs[22],[23].

En matière de mobilité, Vergne annonce vouloir rouvrir une partie du parvis de la gare de Chartres à la circulation automobile, fermée sous le mandat de son prédécesseur[24]. Une expérimentation de trois mois débute le  : des places de dépose-minute sont créées sur le parvis, accessibles depuis la rue Pierre-Nicole par le passage jusqu'alors réservé aux pompiers, dans le but de mettre fin aux files de voitures qui stationnaient rue Pierre-Nicole les vendredis et dimanches soir[25],[26].

Vergne annonce par ailleurs l'arrêt du projet d'Ehpad prévu au quartier de Rechèvres[24]. Il indique que deux médecins généralistes, sous statut de docteur junior, doivent s'installer à l'automne 2026 dans une maison de santé de ce quartier, dont les travaux sont alors quasiment achevés[24].

Sur le stationnement, Vergne indique espérer obtenir, au premier semestre 2027, la gratuité de la première heure dans les parkings Cœur de Ville, Hôtel de Ville, République et Cathédrale, avec une deuxième heure à trois euros, en négociation avec le gestionnaire Q-Park[24]. Il annonce également la réfection des pavés des rues Noël-Ballay, Marceau, de la Tonnellerie et du Bois-Merrain d'ici 2028-2029[24].

Controverses

Positionnement politique et cohérence des votes

Plusieurs élus locaux lui reprochent une contradiction entre ses critiques publiques de la gestion municipale et ses votes au conseil municipal. L'élu écologiste Quentin Guillemain l'interpelle publiquement à ce sujet, lui reprochant d'avoir voté l'ensemble des budgets municipaux, y compris les frais de représentation de Jean-Pierre Gorges qu'il dénonçait par ailleurs[27]. France 3 note qu'il a « continué à voter tous les budgets, sauf le dernier, avec la majorité » tout en menant « un travail de fond d'abord discret en cavalier seul »[27]. Cette stratégie est décrite plus en détail par des observateurs locaux : distribution mensuelle d'un quatre pages dans toutes les boîtes aux lettres chartraines, porte-à-porte méthodique, diffusion d'un numéro de téléphone personnel, et publication d'extraits vidéo des conseils municipaux[28].

Évolution du positionnement partisan

Sa trajectoire partisane a évolué entre 2022 et 2026. Candidat LR aux législatives de 2022, il cherche alors à convaincre les électeurs ayant voté RN à la présidentielle de reporter leur voix sur sa candidature[7]. En 2026, il se présente sans étiquette partisane et cite parmi ses inspirations Jean-Pierre Chevènement et Philippe Séguin[1]. Des élus écologistes de l'opposition chartraine soulignent le caractère selon eux « hétéroclite » de sa liste, sans « véritable consistance idéologique », et fondée davantage sur sa personnalité que sur un projet collectif[29]. Le , il est présent au premier grand meeting de campagne d'Édouard Philippe à Paris [30].

Rivalité avec Jean-Pierre Gorges

Aux législatives de 2022, il obtient l'investiture LR sur la première circonscription d'Eure-et-Loir contre la candidate soutenue par Gorges, achevant la rupture entre les deux hommes[31]. Cette rivalité se prolonge après les municipales de 2026 : malgré sa défaite, Jean-Pierre Gorges annonce sa volonté de briguer la présidence de Chartres Métropole, aux côtés de Jean-François Bridet de la liste Chartres en commun et de Didier Garnier, maire de Mignières et vice-président sortant[32]. Le , vingt-deux maires de l'agglomération annoncent publiquement leur soutien à Vergne[33]. Face à cette dynamique, Gorges se retire le et reporte son soutien sur Didier Garnier, dénonçant dans un communiqué une mobilisation concentrée sur «les maires de la zone urbaine» au détriment des communes rurales[18]. Vergne est néanmoins élu président de Chartres Métropole le avec 79 voix sur 111, Gorges ayant applaudi à son arrivée dans la salle sans prendre la parole[19].

Références

Voir aussi

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