Agence nationale de la cohésion des territoires

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L'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) est un établissement public français créé en 2019 et en fonctionnement depuis le . Son action cible prioritairement les territoires caractérisés par des contraintes géographiques, des difficultés en matière démographique, économique, sociale, environnementale ou d'accès aux services publics[1].

Périmètre

La création de l'ANCT est souhaitée par Emmanuel Macron dès son discours à la conférence nationale des territoires le , avec l'ambition de créer un « guichet unique » d'échelon national dans la relation de l'État aux élus et porteurs de projets locaux, en particulier les collectivités territoriales[2]. La mission de préfiguration de l'ANCT a lieu en 2019 sous la supervision du cabinet de conseil EY[2].

L'agence succède le à plusieurs organismes publics français :

Ainsi, la conception des contrats de plan État-région, qui relevait encore du CGET pour l'exercice 2015-2020, n'est plus assumée par l'ANCT pour l'exercice 2021-2027. L'ANCT gère en revanche un nouveau type de contractualisation entre État et collectivités, les Contrats de relance et de transition écologique[3].

D'autres opérateurs de l’État en direction des territoires ne sont finalement pas intégrés dans cette nouvelle structure[4] : l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) ou le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema). Toutefois l'ANCT pourra, en fonction des projets, passer des conventions avec chacun de ces opérateurs.

Fonction

De manière plus générale, la création de l'ANCT marque un changement d'approche dans la relation de l'État aux collectivités par rapport aux organismes qui l'ont précédée : l'agence a davantage une fonction d'« ingénierie d'appui » aux projets portés par les collectivités (approche ascendante) plutôt que d'analyse et de supervision pour l'État (approche descendante)[2]. Le budget de l'ANCT pour l'ingénierie territoriale a donc doublé en 2021, passant à 20 millions € annuels, soit un tiers des 61 millions € du budget total de l'agence[2]. Pour la députée Lauriane Rossi, la contrepartie de cette transformation est l'« absence de diagnostic territorial qui permettrait pourtant d'identifier les territoires prioritaires », et le corollaire de l'absence de véritable politique d'aménagement du territoire depuis les années 1990[2].

Dans un contexte de remise en cause du recours par l'État à des cabinets de conseil privés en 2022, l'ANCT est présentée comme un cas représentatif de l'externalisation des missions de l'État[2]. En effet, pour assurer sa mission d'appui aux collectivités, l'agence a recouru beaucoup plus fortement à des cabinets de conseil. Dans un rapport sénatorial, Bernard Delcros pointe ainsi que « Depuis le 1er janvier 2020, 702 projets ont été accompagnés par l’agence. (...) dans près de la moitié des cas (46 %), le soutien de l’ANCT est en réalité passé par la mobilisation d’un ou plusieurs prestataires externes, (...) l’expertise interne de l’agence n’ayant concerné que 8 % des projets. »[5].

Missions

Le quartier des Rives du Cher à Tours.

L'agence a pour missions[6] :

  • d'acquérir, de gérer d'exploiter, de céder, si nécessaire, des fonds commerciaux ou artisanaux en qualité de délégataire du droit de préemption sur les fonds de commerce nécessaires aux opérations correspondant à son objet.

Depuis 2019, l'agence met en œuvre les pactes territoriaux, devenu contrat de relance et de transition écologique et les projets de redynamisation du territoire français[7].

Organisation et gouvernance

Notes et références

Voir aussi

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