Laissez-passer de l'ONU
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Un laissez-passer de l’ONU est un document de voyage délivré par l'Organisation des Nations unies selon les dispositions de l'article VII de la convention de 1946 sur les privilèges et les immunités des Nations unies[1], ainsi que l'organisation internationale du travail (OIT).
Le laissez-passer est délivré au personnel de l'ONU et de l'OIT ainsi qu'aux membres du personnel d'organisations internationales telles que l'Organisation mondiale du tourisme, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques ou encore la Banque mondiale. Le document est écrit en anglais et en français (les deux langues de travail de l'ONU).
Le laissez-passer est un document de voyage valide, c'est-à-dire qu'il peut être utilisé comme un passeport national (uniquement à l'occasion d'un voyage dans le cadre d'une mission officielle). De même que les passeports nationaux, certains pays ou régions acceptent l'entrée de son détenteur sans qu'il y ait besoin d'un visa (exemple : le Turkmenistan[2], le Kenya, le Royaume-Uni, l'espace Schengen, le Liban, etc.) bien que la plupart exigent un visa pour autoriser l'entrée dans le pays. Dans ce cas il n'est pas tenu compte de la nationalité du détenteur du laissez-passer.
La plupart des fonctionnaires détiennent un laissez-passer bleu dont le statut légal est similaire au passeport de service (le statut diplomatique peut toutefois être conféré au détenteur si le visa délivré dans le laissez-passer est un visa diplomatique). Un laissez-passer rouge est délivré aux fonctionnaires particulièrement importants. En fonction de leur rang, celui-ci peut conférer des privilèges diplomatiques et le laissez-passer rouge peut dans ce cas être similaire au passeport diplomatique.
