Lamia Ziadé
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Prix France-Liban (Ma très grande mélancolie arabe (d)) () Prix James Tait Black (Ma très grande mélancolie arabe (d)) () |
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Lamia Ziadé est une illustratrice et artiste franco-libanaise née le à Beyrouth. Elle vit et travaille en France mais retourne régulièrement au Liban. Le conflit israélo-libanais de 2006 l'incite à écrire son premier roman graphique sur le Liban. Elle consacre ensuite un album au Caire, puis à l'histoire du Proche-Orient au XXe siècle. En 2025, elle publie un roman autobiographique sur son parcours entre le Liban et la France.
Jeunesse et éducation
Lamia Ziadé naît le à Beyrouth. Elle a sept ans lorsque la guerre civile libanaise éclate en 1975. Elle reste à Beyrouth jusqu’à ses dix-huit ans, et l'obtention de son bac, malgré le conflit. Elle part ensuite poursuivre des études d’arts graphiques à Paris, à l’École supérieure d'arts graphiques Penninghen, tout en revenant régulièrement au Liban, bien que son pays soit enlisé dans la guerre et que la vie y soit difficile[1],[2]. Elle rencontre à Paris son futur mari. Ils ont deux enfants.
Illustratrice
Le premier travail qu'elle obtient est chez Jean-Paul Gaultier[3]. « Je dessinais tous les imprimés textiles, les foulards, les cravates, les t-shirts et les tissus pour faire les vêtements. J’étais peut être un peu trop jeune pour en profiter pleinement mais c’était fou, spécialement avec Jean-Paul Gaultier. »[1],[2].
Elle devient ensuite freelance, travaillant pour la publicité, le cinéma, la mode et la presse, et dans l’illustration de livres pour enfants. Elle rencontre l’écrivain Vincent Ravalec avec qui elle publie en 2001 un livre érotique, L'Utilisation maximum de la douceur. « Cette expérience a débouché sur d’autres choses, complètement différentes. J’ai arrêté l’illustration pour me diriger vers l’art contemporain. Le galeriste Kamel Mennour m’a contactée et exposée plusieurs fois. J’ai fait des tableaux érotiques, grand format, avec de la matière, du tissu. »[1].
Autrice

Le conflit israélo-libanais de 2006 et l'invasion partielle du Liban la choquent profondément et la décident à écrire Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979, un roman graphique, sur son enfance et sur la guerre civile entre libanais, conservateurs chrétiens et palestino-progressistes musulmans[4],[5],[6].
Elle découvre la chanteuse Asmahan et avec elle l'histoire des divas arabes[2]. Elle retrace cet univers chatoyant dans Ô nuit, ô mes yeux publié en 2015. Il mêle de la même façon textes et images pour décrire le Caire, de l'entre-deux-guerres aux années 1970[7],[8]. Nadia Rabbaa, de Jeune Afrique, estime que « avec ces deux ouvrages, l’auteure se réapproprie l’histoire d’un monde arabe qu’elle connaissait mal. »[2]
Elle réalise en 2016 la pochette de Musique de France, le premier album d'Acid Arab[9].
En 2017, dans Ma très grande mélancolie arabe, un récit illustré, elle retrace l'histoire marquée par la violence du Proche-Orient au XXe siècle[10],[11].
En 2025, elle publie Rue de Phénicie, un récit autobiographique suivant la même forme libre, nommé d'après la rue de Beyrouth du même nom. Elle y revient son parcours tiraillé entre le Liban et la France, et le développement de son identité arabe et de sa conscience politique décoloniale et antisioniste[12],[13].
Récompenses
- Prix James-Tait-Black catégorie « biographie » en 2024, pour My Great Arab Melancholy (Ma très grande mélancolie arabe)[14],[15].
Ouvrages
- Patrick Gloux (ill. Lamia Ziadé), Lola cartable, Rodez, France, Éditions du Rouergue, coll. « Jeunesse », , 42 p. (ISBN 2-84156-009-0, lire en ligne).
- avec Olivier Douzou, Souliax, Rodez, France, Éditions du Rouergue, coll. « Jeunesse », , 33 p. (ISBN 2-84156-058-9 et 9782841562039, BNF 37088510, lire en ligne).
- Strip tease, Rodez, France, Éditions du Rouergue, coll. « 12 X 12 », , 20 p. (ISBN 2-84156-126-7, BNF 37004703, lire en ligne)[16]
- Rayon beauté, Rodez, France, Éditions du Rouergue, , 34 p. (ISBN 2-84156-163-1, BNF 36975842, lire en ligne).
- avec Vincent Ravalec, L’Utilisation maximum de la douceur, Paris, Éditions du Seuil, , 104 p. (ISBN 2-02-051120-7, BNF 39047249, lire en ligne).
- avec Patricia Huet, Dix doigts pour une voix, Paris, Éditions du Seuil, , 22 p. (ISBN 2-02-041971-8, BNF 38828685, lire en ligne)
- Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979, Paris, Éditions Denoël, coll. « Denoël graphic », , 304 p. (ISBN 978-2-207-10930-4, BNF 42318000, lire en ligne)[4],[17],[5].
- Ô nuit, ô mes yeux = Yā layl, yā ʻayn : Le Caire, Beyrouth, Damas, Jérusalem, Paris, Éditions P.O.L., coll. « Fiction », , 576 p. (ISBN 978-2-8180-2067-8, lire en ligne)[7],[18],[19].
- Fouad Elkoury (ill. Lamia Ziadé), Lettres à mon fils, Arles, Actes Sud, coll. « Grafik », , 141 p. (ISBN 978-2-330-06922-3, lire en ligne).
- Ma très grande mélancolie arabe [« My Great Arab Melancholy »], Paris, Éditions P.O.L., , 420 p. (ISBN 978-2-8180-4062-1, BNF 45387601, lire en ligne).
- Mon port de Beyrouth : c'est une malédiction, ton pauvre pays !, Paris, Éditions P.O.L., , 230 p. (ISBN 978-2-8180-5244-0, lire en ligne).
- Rue de Phénicie, Paris, Éditions P.O.L., , 389 p. (ISBN 978-2-8180-6422-1, lire en ligne).
Expositions personnelles
- Lola Cartable, Galerie de l’Entretemps, Paris, 1996[réf. nécessaire].
- Je veux que personne ne le sache, Galerie Kamel Mennour, Paris, 2003[réf. nécessaire].
- I’m so glad you found me, Galerie Kamel Mennour, Paris, 2006[20]
- Hotels' War, Galerie Tanit, Munich, 2008[réf. nécessaire].
- Time for a Kent, Galerie Benjamin Trigano, Los Angeles, 2008[réf. nécessaire].
- Chamade Paris, Galerie Alfa, Paris, 2009[réf. nécessaire].
- Smoke, Espace Kettaneh Kunigk, Beyrouth, 2009[21].
- Samia et le roi de carreau, Art Paris, Grand Palais, 2013[22].