Laura Loomer
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Laura Elizabeth Loomer |
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| A travaillé pour |
Project Veritas (jusqu'à ) InfoWars (en) The Rebel Media |
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| Site web |
(en) loomered.com |
Laura Loomer, née le à Tucson (Arizona), est une militante d’extrême droite américaine. Laura Loomer est connue notamment pour ses positions complotistes, racistes, homophobes, transphobes et islamophobes. Elle a été bannie de plusieurs plateformes de médias sociaux pour discours de haine et désinformation.
Elle est toutefois une figure influente aux États-Unis, sa visibilité médiatique s’accroît lors de son soutien actif de la campagne présidentielle de Donald Trump en vue de l'élection présidentielle de 2024. En septembre de cette année-là, sa proximité avec Donald Trump provoque des divisions au sein du camp républicain, le parti de Donald Trump.
Laura Elizabeth Loomer naît le à Tucson, ville de l'Arizona. Elle fait partie d'une famille juive originaire de Floride[1].
Laura Loomer grandit, avec ses deux frères, en Arizona. Elle fait des études de journalisme à la Barry University, université privée catholique à Miami Shores, en Floride, dont elle sort diplômée en 2015. Elle milite au sein de plusieurs organisations, dont Project Veritas, Geller Report, The Rebel Media et InfoWars, le site conspirationniste d'Alex Jones. Elle gagne en notoriété après avoir été bannie de nombreuses plateformes de médias sociaux pour avoir enfreint leurs règles, notamment Facebook, Instagram et Twitter, des plateformes de paiement, de location de véhicules et des applications mobiles de livraison de nourriture pour diverses raisons, notamment la violation des politiques sur les discours de haine, en particulier contre les musulmans[1],[2], et la publication de fausses informations[3],[4]. Elle a qualifié l’islam de « cancer », et estimé que les attentats du 11-Septembre sont un « complot interne », affirmant aussi que Joe Biden est responsable de la tentative d’assassinat de Donald Trump[5]. Loomer est également bannie et exclue de plusieurs événements réels, et ses accréditations de presse sont révoquées pour harcèlement et perturbations. Avant la fermeture de son compte, elle a invité son public à la suivre sur sa chaîne Telegram ; et elle a été réintégrée sur Twitter/X [6], après le rachat de la plateforme par Elon Musk[1] (elle en avait été bannie pour une « attaque raciste » contre une députée musulmane américaine, et elle s’était menottée à la porte d’entrée du bureau de Twitter à New York, diffusant en direct son sort et ses opinions sur la suppression des points de vue « conservateurs » sur le compte Periscope d’un partisan (lui-même un service Twitter).
En , plusieurs médias rapportent que Donald Trump souhaiterait embaucher Laura Loomer pour jouer un rôle dans sa campagne en vue de l'élection présidentielle de 2024. Cependant, l'idée est reçue défavorablement par l'équipe de Trump. Une forte résistance a lieu contre son implication dans la campagne et Marjorie Taylor Greene déconseille à Donald Trump d'embaucher une « menteuse avérée »[7],[8],[9]. Le projet de l'embaucher est désapprouvé par plusieurs conseillers de Trump et sa codirectrice de campagne adjointe s'y oppose et bloque l'embauche. En , elle est invitée par Donald Trump à son golf de Bedminster, dans le New Jersey[1].
En 2024, Loomer prend la défense de Donald Trump, affirmant au moment de son procès, en avril, qu'il « n’a rien fait de mal ». Elle est présente devant le tribunal pour le soutenir et relaie ses prises de positions agressives à l'égard du juge Juan Merchan ou d'Alvin Bragg[1].
Laura Loomer soutient activement la candidature présidentielle de Donald Trump pour 2024. Elle déclare au Washington Post être prête à consacrer tout son temps à aider Trump, affirmant que s'il ne récupérait pas le pouvoir, elle n'aurait plus rien. Trump invite Loomer à Philadelphie pour son débat télévisé du face à Kamala Harris[10]. Le lendemain, elle accompagne l'ancien président aux commémorations des attentats du , bien qu'elle ait précédemment soutenu que ces attaques étaient « un coup monté ». Des sources anonymes proches de la campagne Trump affirment que Loomer a influencé l'ancien président pour qu'il reprenne publiquement diverses théories du complot, telle l'affirmation que Kamala Harris aurait caché ses origines noires et que des migrants haïtiens mangeraient les animaux de compagnie dans l'Ohio. La presse américaine rapporte que Loomer a aussi publié un tweet injurieux envers les Indiens, déclarant que si Harris, d'origine indienne, était élue, « la Maison-Blanche sentirait le curry et les discours seraient pris en charge par un centre d'appels »[11]. Marjorie Taylor Greene en vient à condamner cette remarque comme étant « consternante et extrêmement raciste ». Donald Trump l’a qualifiée d’« « esprit libre » (...) Je ne contrôle pas Laura. Laura dit ce qu’elle veut »[5].
En , Laura Loomer présente au président Donald Trump, lors d'une réunion dans le Bureau ovale, un dossier d'« opposition research » sur plusieurs membres du Conseil de sécurité nationale qu'elle juge déloyaux. Parmi les accusations qu'elle porte, Loomer cible notamment Alex Wong, adjoint principal du conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, l'accusant sans fondement d'avoir délibérément provoqué la fuite d'une conversation Signal du gouvernement des États-Unis. Elle prétend qu'il s'agirait d'un sabotage orchestré pour le compte de la Chine. À la suite de cette intervention, six membres du personnel sont licenciés[12].
En , dans le contexte de la guerre à Gaza, Laura Loomer mène une campagne de lobbying contre l'arrivée aux États-Unis d'enfants palestiniens de Gaza pour des soins médicaux d'urgence. Elle dénonce ces évacuations sanitaires comme une « menace pour la sécurité nationale » et une « invasion islamique ». Après que Loomer a contacté le secrétaire d'État Marco Rubio, l'administration Trump suspend les visas de visiteur pour les Gazaouis[13],[14].
Positionnement politique
Laura Loomer est classée à l'extrême droite par le site québécois La Presse.ca. Elle revendique être une « fière islamophobe » et se réjouit publiquement, en , de la mort de plusieurs milliers de migrants en mer Méditerranée. Le mois précédent, alors qu'elle était journaliste du média The Rebel (dirigé par Ezra Levant, l'ancien animateur de Sun News Network) – a pris d'assaut la scène du Delacorte Theater, au motif qu'elle était choquée par le fait que dans la pièce de Shakespeare, Jules César était présenté de manière à clairement évoquer Donald Trump, et, en se basant sur la première moitié du texte de Shakespeare, elle a prétendu que la scène d’assassinat de César était un appel irrévérencieux, et littéral, à assassiner Donald Trump[15].
En , à la suite du massacre de la mosquée de Christchurch en Nouvelle-Zélande, où 51 musulmans ont été assassinés par un nationaliste blanc armé, Loomer a écrit sur la chaine Telegram : « Personne ne fait attention à Christchurch. Surtout pas moi. Je me soucie plus de mes comptes sur les réseaux sociaux et du fait que les Américains sont réduits au silence que de Christchurch. »[16].
Elle soutient aussi la thèse complotiste et xénophobe du grand remplacement, et affirme être favorable au nationalisme blanc[1].