Laurence Bloch

journaliste et productrice de radio française From Wikipedia, the free encyclopedia

Laurence Bloch, née le à Boulogne-Billancourt, est une journaliste, productrice et dirigeante de radio française de service public.

Faits en bref Directeur des antennes et de la stratégie éditoriale (d) Radio France, 2022-2024 ...
Laurence Bloch
En 2023 à Reims.
Fonctions
Directeur des antennes et de la stratégie éditoriale (d)
Radio France
-
Vincent Meslet (d)
Directrice
France Inter
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Journaliste, productrice de radio, dirigeante de radioVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Enfance et formation

Laurence Bloch est née le à Boulogne-Billancourt[1].

Après des études secondaires à l'Institution Sainte-Claire de Lille, elle fait des études d'anglais et de droit, respectivement à Lille III-Charles de Gaulle et à Paris II-Panthéon Assas, avant d'intégrer Sciences Po[2] (diplômée de la promotion 1975, section Pol.Eco.Soc.)[3].

En 1978, elle effectue un stage à France Inter, qui lui révèle son intérêt pour la radio. Elle commence sa carrière de journaliste à France Culture avant de devenir correspondante en Afrique australe pour Radio France internationale et La Croix. À partir de 1987, elle produit l'émission Le Pays d'ici. Elle est nommée directrice-adjointe de France Culture en 1989[réf. nécessaire].

Parcours à France Inter

Laurence Bloch rejoint France Inter en 2010[4].

En , le nouveau PDG de Radio France, Mathieu Gallet, la nomme au poste de directrice de France Inter, en remplacement de Philippe Val[5]. Elle élabore la grille de rentrée avec le directeur des programmes Emmanuel Perreau et le directeur délégué aux contenus Frédéric Schlesinger[6].

La nouvelle direction choisit notamment d'écarter Ivan Levaï, Frédéric Lodéon, Daniel Mermet et Philippe Meyer[7],[8].

Comme un bruit qui court est supprimé en 2019. Laurence Bloch avait auparavant convoqué les producteurs de l’émission, leur déclarant que celle-ci « ressemble à un tract de la CGT. Quand je l’entends, j’éteins ». Le Monde diplomatique relève qu'en dix ans, le temps d’antenne dévolu aux luttes sociales a été divisé par dix[9].

Charline Vanhoenacker la remercie de s’être « bataillée pour qu’on puisse être libre et faire de l’humour sur cette antenne » lors d’un épisode du podcast Par Jupiter, où elle était invitée en tant que directrice sortante[10].

Laurence Bloch est remplacée à la direction de France Inter par Adèle Van Reeth en , sur une décision de Sibyle Veil[11].

Elle devient ensuite directrice des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio France, succédant à Dana Hastier[12].

Le , Télérama annonce qu'elle quittera Radio France le , après y avoir passé cinquante années[13]. Elle évoque « un choix personnel » pour justifier son départ, sans indiquer quel sera son futur[14]. Elle est remplacée par Vincent Meslet[15].

Rapport sur l'audiovisuel public et ses critiques

Laurence Bloch est nommée en par la ministre de la Culture Rachida Dati pour superviser la réforme de l’audiovisuel public souhaitée par le gouvernement[16].

Rendu public en , ce rapport suscite de très vives critiques tant à Radio France qu'au sein de France Télévisions. Les syndicats, unanimement critiques, dénoncent Laurence Bloch comme "se reniant et trahissant l'audiovisuel public"[17],[18],[19]. Patrick Cohen critique vivement ce rapport sur France Inter car il vise à "démanteler Radio France" et "saucissonner Radio France en trois morceaux" ; Cohen conclut que les arguments du rapport sont "contestables" et ses idées "funestes"[20]. Sur France Culture, le journaliste Frédéric Martel et ses chroniqueurs démontent dans Soft Power tous les arguments du rapport de manière très critique et éreintent Laurence Bloch[21]. La présidence de France Télévisions, jusqu'alors favorable à la réforme, dénonce également le rapport et cesse de soutenir la réforme voulue par la ministre de la Culture Rachida Dati[21]. Le rapport et le projet de loi ont pour conséquence le déclenchement d'une nouvelle grève à Radio France, à l'appel de l'ensemble des syndicats[21].

Polémiques

Laurence Bloch porte plainte suite a un enregistrement d’une conversation privée en 2025 avec Thomas Legrand, et il est révélé plus tard que c’est un journaliste d’Europe 1 qui en est à l’origine[22].

Ouvrage

  • Radioactive, éditions Stock, 2025.

Décorations

Le , Laurence Bloch est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre de « directrice adjointe des programmes d'une chaîne de radio ; 33 ans de services »[23].

Officier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis le au titre de « directrice adjointe de France Culture, chargée des programmes »[24], Laurence Bloch est promue commandeur de l'ordre le , au titre de « directrice de France Inter »[25].

Notes et références

Liens externes

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