Le Breuil-sur-Couze
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| Le Breuil-sur-Couze | |||||
Mairie du Breuil-sur-Couze. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Puy-de-Dôme | ||||
| Arrondissement | Issoire | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire | ||||
| Maire Mandat |
Pierre Sourdille 2026-2032 |
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| Code postal | 63340 | ||||
| Code commune | 63052 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 028 hab. (2023 |
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| Densité | 173 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 28′ 10″ nord, 3° 15′ 49″ est | ||||
| Altitude | Min. 387 m Max. 490 m |
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| Superficie | 5,94 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Issoire (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Brassac-les-Mines | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.lebreuilsurcouze.fr | ||||
| modifier |
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Le Breuil-sur-Couze est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Localisation
Le Breuil-sur-Couze se situe sur la plaine de la Limagne, autour des rives de la Couze et de l'Allier.
Voies de communication et transports
Le Breuil-sur-Couze est accessible par l'autoroute A75 depuis Issoire, par l'échangeur 17, ainsi que par les routes départementales 35, 35A, 214, 726 et 726A.
Une gare est implantée sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac. Elle est desservie par des TER Auvergne-Rhône-Alpes reliant les gares de Clermont-Ferrand à Brioude.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 553 mm, avec 7,1 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Issoire à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 610,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Le Breuil-sur-Couze est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,3 %), forêts (16,8 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), zones urbanisées (13,5 %), prairies (12,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
Origines et Moyen Âge
Le territoire du Breuil-sur-Couze correspondait à une ancienne localité mentionnée dès le IXe siècle sous le nom de Condède. Celle-ci se situait à la confluence de l’Allier et de la Couze d’Ardes, à l’endroit où une voie antique nord–sud, héritée de l’époque romaine, franchissait la rivière.
Le village actuel s’est développé au croisement de deux voies de communication importantes, attestées au moins depuis la période médiévale : la route Paris–Languedoc (ou Chemin Français) et la route Lyon–Bordeaux. L’existence d’un péage et d’une foire dès le XIIIe siècle témoigne de l’importance du Breuil comme lieu de passage et d’échanges au Moyen Âge.
Entre le bourg et l’Allier s’élevait un château féodal, remplacé au XVIIe siècle par l’édifice actuel. Le bourg, également fortifié, s’organisait autour de deux rues principales coupées d’une rue transversale, une structure encore visible aujourd’hui.
Le nom « Breuil » proviendrait du terme occitan médiéval brolh, dérivé du gaulois brogilium, désignant un « petit bois entouré d’un mur ou d’une haie ». Le mot « Couze » renvoie quant à lui aux petites rivières issues des massifs volcaniques et se jetant dans l’Allier. Les habitants de la commune, les Breuillois, étaient autrefois surnommés les « mange-grenouilles ».
La Madone des Treize Vents
Érigée en 1939 sur le plateau des Treize-Vents, qui domine le village face à la butte de Nonette, la Madone — une statue de Notre-Dame de la Paix — fut offerte par Pierre-Victor Rougier. Le monument, composé de la statue et d’un autel, fut inauguré et béni par Mgr Piquet le .
Distillerie
Vers 1860, au début du Second Empire, une distillerie de raisins fut implantée au Breuil-sur-Couze. L’apparition du phylloxéra, qui ruina une large partie du vignoble français, obligea l’établissement à se reconvertir dans la distillation de betteraves.
La Première Guerre mondiale provoqua ensuite une pénurie de betteraves, conduisant le propriétaire, M. Delanef, à cesser son activité en 1920.
Les bâtiments accueillent aujourd’hui les bureaux et l’entrepôt de la compagnie Hydroxydase.
La source Marie-Christine
En 1902[15], un forage réalisé par la Compagnie des Charbonnages du Centre fit jaillir, à 200 mètres de profondeur, une eau minérale aux propriétés cicatrisantes constatées par les habitants. Pour l’exploiter, la Compagnie de l’Hydroxydase fut créée en 1912, ainsi nommée en raison des propriétés oxydoréductrices de l’eau.
D’abord artisanale, l’exploitation devint industrielle. L’eau fut longtemps vendue exclusivement en pharmacie.
Le béal
Une dérivation de la Couze, appelée béal, traverse le bourg. Elle actionnait longtemps un moulin encore visible près du château. Jusqu’au milieu du XXe siècle, il alimente les fontaines et lavoirs — toujours présents — et irrigue les vergers de pommiers qui entouraient le village. La production, alors importante, est exportée depuis la gare du Breuil.
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].
En 2023, la commune comptait 1 028 habitants[Note 3], en évolution de −1,72 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

