Le Détective agonisant
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Collier's Weekly (hebdomadaire)
The Strand Magazine (mensuel)
| Le Détective agonisant | ||||||||
Illustration originale par Walter Paget. | ||||||||
| Publication | ||||||||
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| Auteur | Arthur Conan Doyle | |||||||
| Titre d'origine | The Adventure of the Dying Detective
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| Langue | Anglais | |||||||
| Parution | Collier's Weekly (hebdomadaire) The Strand Magazine (mensuel) |
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| Recueil | ||||||||
| Intrigue | ||||||||
| Personnages | Sherlock Holmes Docteur Watson Mme Hudson Inspecteur Morton Culverton Smith Victor Savage |
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| Nouvelle précédente/suivante | ||||||||
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Le Détective agonisant, aussi traduite L'Aventure du détective agonisant et Le Détective mourant (The Adventure of the Dying Detective en version originale), est l'une des cinquante-six nouvelles d'Arthur Conan Doyle mettant en scène le détective Sherlock Holmes. Elle est parue pour la première fois dans l'hebdomadaire américain Collier's Weekly le , avant d'être regroupée avec d'autres nouvelles dans le recueil Son dernier coup d’archet (His Last Bow).
Mystère initial
Le docteur Watson reçoit chez lui la visite de Mrs Hudson, qui l'informe de l'état de santé particulièrement préoccupant de Sherlock Holmes, alité au 221B Baker Street et incapable de manger ou de boire quoi que ce soit. Watson se rend au chevet de son ami. Ce dernier lui affirme être atteint de la « fièvre de Tapuli », une maladie orientale qu'il a attrapée dans les docks de l'East End en compagnie de marins chinois. Cette maladie est mortelle et contagieuse, Holmes refuse que Watson s'approche de lui car il a peur de le contaminer. Watson constate que l'état de son camarade est critique : teint rouge, front couvert de sueur, discours parfois incohérent caractéristique des délires de fièvre.
Résolution

Watson examine l'appartement et remarque une boîte en ivoire qu'il saisit pour la regarder. Holmes lui ordonne de la reposer, affirmant qu'il déteste que l'on touche à ses affaires. Watson est étonné mais s'exécute. Holmes explique à Watson qu'il doit aller chercher Culverton Smith, un spécialiste des maladies asiatiques. Le détective prévient Watson qu'il est en mauvais termes avec Smith à cause d'une précédente affaire, mais il espère que l'homme viendra tout de même pour le sauver. Il impose par ailleurs à Watson de ne pas revenir dans le même fiacre que Smith lorsqu'il aura convaincu celui-ci de se rendre à Baker Street.
Lorsque Watson explique à Smith qu'il est envoyé par Holmes, tombé malade en fréquentant des marins chinois, Smith se montre intéressé et accepte de partir au chevet du détective. Watson pense cependant avoir aperçu un rictus cruel bien qu'éphémère sur le visage du spécialiste à l'évocation de la maladie du détective. Prétextant un rendez-vous, il prend un autre fiacre qui arrive à l'appartement de Holmes avant celui de Smith. Le détective demande alors à Watson de se cacher derrière la tête de son lit et de ne pas bouger lorsque Smith sera dans la pièce.
Lorsqu'il entre à son tour, Culverton Smith ne se montre pas compatissant envers Holmes et ne semble pas vouloir le guérir malgré l'état critique et les supplications du détective, qui affirme qu'il « oubliera » la mort d'un certain Victor Savage sur laquelle il a enquêté précédemment et qui est à l'origine de la mauvaise relation entre lui et Smith. Ce dernier évoque alors la boîte en ivoire que Watson avait saisie et affirme en être l'expéditeur. Holmes se montre étonné et explique avoir cru à une plaisanterie lorsqu'il avait ouvert cette boîte qui ne contenait qu'un ressort qui l'avait d'ailleurs blessé à l'ouverture. Smith ricane et affirme que ce ressort était recouvert des microbes de la maladie, et qu'il a ainsi piégé le détective. Il lui avoue par ailleurs être le meurtrier de Victor Savage (son propre neveu), qu'il a tué en employant la même méthode que pour le détective. Mourant, Holmes demande à Smith de lui donner un verre d'eau et d'augmenter la lumière, ce que Smith accepte. Holmes se montre alors soudainement avenant et en pleine santé, à la stupéfaction de son interlocuteur et de Watson qui reste caché. L'inspecteur Morton entre alors dans l'appartement : l'augmentation de la lumière était le signal convenu entre Holmes et l'inspecteur pour que ce dernier entre. Morton menotte immédiatement Culverton Smith. La maladie de Holmes n'était qu'une mascarade pour faire avouer au suspect le meurtre de Victor Savage pour une question d'héritage. Watson étant témoin des aveux de l'homme, ce dernier est certain d'être condamné.
Holmes explique à son ami qu'en recevant la boîte d'ivoire quelques jours auparavant, il s'était douté qu'il s'agissait d'un piège de Smith en apercevant un morceau du ressort qu'elle contenait. Il avait alors simulé les symptômes de la maladie en se maquillant avec habileté et en arrêtant effectivement de manger et boire pour susciter l'inquiétude de Mrs Hudson et l'ensemble des évènements qui ont suivi.
Travaux ultérieurs
Des travaux ont été menés pour découvrir la maladie que Holmes désigne comme étant la « fièvre de Tapuli ». William A. Sodeman, Jr., spécialiste en maladies tropicales, a conclu qu'il s'agissait de la mélioïdose[1], ce qu'a confirmé le médecin Setu K. Vora[2].