Le Plaisir en famille

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Titre original 我が家は楽し
Waga ya wa tanoshi
Réalisation Noboru Nakamura
Scénario Sumie Tanaka
Le Plaisir en famille
Description de cette image, également commentée ci-après
De g. à d. : Chishū Ryū, Isuzu Yamada, Hideko Takamine, Keiko Kishi et les enfants
Titre original 我が家は楽し
Waga ya wa tanoshi
Réalisation Noboru Nakamura
Scénario Sumie Tanaka
Musique Toshirō Mayuzumi
Acteurs principaux Chishū Ryū
Isuzu Yamada
Hideko Takamine
Keiko Kishi
Keiji Sada
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Comédie dramatique
Durée 91 min
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le Plaisir en famille (我が家は楽し, Waga ya wa tanoshi?) est un film japonais de Noboru Nakamura, sorti en 1951, d'après un scénario original de Sumie Tanaka.

La famille Uemura, modeste mais unie, vit dans un petit logement et soutient avec dévouement les ambitions artistiques de leurs filles, notamment Tomoko, apprentie peintre. Leur équilibre fragile est bouleversé après la perte de la prime du père, volée peu après sa remise, obligeant la mère à se sacrifier en secret pour subvenir aux besoins du foyer. Les épreuves s’enchaînent : le rejet des œuvres de Tomoko, la mort de son fiancé Saburo et la menace d’expulsion. Malgré tout, encouragée par sa mère qui rêvait d'être peintre dans sa jeunesse, Tomoko persévère ; l’une de ses peintures est achetée par le voisin, ce qui permet à la famille de conserver son logement, puis un portrait est enfin accepté en exposition. Grâce à leur courage et leur solidarité, les Uemura retrouvent une certaine stabilité et continuent leur vie simple mais chaleureuse.

Fiche technique

Ces informations proviennent de la fiche Wikipedia japonaise, de la base du National Film Archive of Japan[1] et de la base IMDb[2]

Distribution

  • Chishū Ryū : Kosaku Uemura
  • Isuzu Yamada : Namiko Uemura, l’épouse de Kosaku
  • Hideko Takamine : Tomoko Uemura, leur fille aînée
  • Keiko Kishi : Nobuko Uemura leur deuxième fille de 18 ans
  • Katsumasa Okamoto : Kazuo Uemura, leur fils, élève de primaire
  • Kazuko Fukui : Mitsuko Uemura, leur troisième fille
  • Keiji Sada : Saburō Uchida, le petit ami de Tomoko, atteint de la tuberculose et hospitalisé
  • Mutsuko Sakura (en) : Kayoko Fukuda, la sœur cadette de Namiko
  • Kokuten Kōdō : Kanazawa, le riche voisin
  • Kaoru Kusuda (ja) : Chiyo Koizumi, une amie de Tomoko, peintre en herbe
  • Sugisaku Aoyama (ja) : Omiya, le peintre que Tomoko admire
  • Junji Masuda (ja) : Yasutaro Baba, collègue et propriétaire de la maison
  • Reiko Minakami : Natsuko Baba, son épouse
  • Shin'yo Nara (ja) : le président de l'entreprise où travaille Kosaku
  • Shinichirō Minami : le président de l'entreprise où travaille Tomoko
  • Kyoji Ota : l'apprenti de l'artiste Omiya
  • Matsuko Shiga (ja) : une infirmière
  • Tsutomu Niijima : propriétaire du magasin Oden
  • Yasuko Goto : une femme de ménage d'Oden
  • Tsuneko Sasaki : une femme de ménage d'Oden
  • Jun Tanizaki : un client de l'atelier de construction
  • Tami Yamamoto : un client de l'atelier de construction
  • Keijiro Morokaku : un homme ivre qui importune Tomoko
  • Toshio Shimamura : le serviteur de Kanazawa
  • Adaro (アダロ号 ) : le chien de Kanazawa

Autour du film

Shozo Ichiyama écrit que "Le Plaisir en Famille introduit un aspect qui met en doute l’affirmation maintenant qu’il s’agit d’un produit conventionnel du style Ofuna de la Shōchiku. La famille d’un humble employé de bureau, locataire d’une étroite maison est l’incarnation même de ce style. Malgré leur existence fragile dans laquelle ils peinent même à gratter un peu d’argent pour payer l’excursion scolaire de leur seconde fille, cette famille est composée d’une mère, d’un père, de trois filles et d’un fils, qui en aucune manière ne paraissent malheureux. Beaucoup d’épreuves surviennent les unes après les autres. La première est celle du vol par un pickpocket de la prime qu’a reçu le père par sa compagnie pour ses bons et loyaux services et les évènements nous conduisent à la base du drame dans la première moitié du film. Il est intéressant de noter que c’est la mère (jouée par Isuzu Yamada) et la fille (jouée par Hideko Takamine) qui essaient de réagir à ses épreuves alors qu’au fond le père (joué par Chishū Ryū) ne fait rien pour y remédier. Ils font néanmoins face à la plus grande crise pour ne pas être chassés de leur maison, non sans efforts mais grâce à une coïncidence peut-être plus proche du miracle. En prenant en considération la manière dont le portrait de cette famille catalyse cette coïncidence, nous avons l’impression que l’auteur de ce film ne croit pas que les efforts des gens soient capables de résoudre les problèmes. Il est possible d’interpréter Le Plaisir en Famille comme délivrant simplement un message optimiste: ceux qui ont de la bonté dans leur cœur et vivent modestement recevront sans doute une aide du ciel, même s’ils n’ont pas particulièrement réagit pour se venir en aide eux-mêmes. Cependant, dans d’autres perspectives il apparaît aussi comme un film qui montre les moyens de subsistances des gens moyens comme étant extrêmement instables et sensibles au danger. La famille survit à la crise par chance, mais elle pouvait tout aussi facilement se désintégrer quand le destin conspire contre elle. La fille ainée n’a pas de revenus et se consacre simplement à peindre des tableaux tous les jours dans l’espoir que l’un d’eux sera sélectionné pour une exposition, elle essaie de se faire un peu d’argent en peignant des portraits dans la rue et travaille dans une compagnie immobilière. Cependant le monde en dehors de sa maison ne semble être rien d’autre qu’un tourbillon d’angoisse. La scène de nuit dans laquelle elle est accostée par un client en état d’ébriété dans la rue insuffle une sensation d’épouvante pour le spectateur, comme si au moindre faux pas elle pouvait tomber dans une situation difficile qu’elle n’aurait jamais envisagée. Bien sûr, de telles considérations ne sont que de simples conjectures et peut-être que Noboru Nakamura n’a jamais envisagé se démarquer du style Ofuna de Shōchiku.[3]" Shozo Ichiyama, directeur de la programmation du Tokyo Filmex, 2013. (Traduit de l’anglais par Clément Rauger)

  • Projections récentes du film :
  • Le film marque les débuts de Keiko Kishi et la consécration du réalisateur[8].
  • On trouve quelques similarités avec le film de George Stevens, Tendresse (I Remember Mama) de 1948 où la place de la mère est aussi centrale et où elle gère discrètement tous les soucis familiaux.
  • La chanson de fin donne au film ses titres en japonais et en anglais. Intitulée 埴生の宿 (Hanyū no Yado) en japonais, son titre original est Home! Sweet Home! (en) de Henry Bishop (1823), et elle est aussi connue sous le nom japonais 楽しき我が家 (Tanoshiki Wagaya) « Mon heureux foyer ». La version japonaise de Satami Maruyama a été intégrée au « Recueil de chansons pour collégiens », publié en 1889 sous l’ère Meiji. Même durant la guerre du Pacifique, lorsque les disques occidentaux étaient voués à être détruits en tant que « disques ennemis », cette chanson a été épargné car elle était devenue familière au public japonais. Ce morceau apparaît dans plusieurs films et séries, notamment dans La Harpe de Birmanie[9] de Kon Ichikawa, où il accompagne une scène symbolique réunissant des soldats japonais et ennemis chantant ensemble, ainsi que dans Vingt-quatre prunelles de Keisuke Kinoshita et Le Tombeau des lucioles d'Isao Takahata.

Distinctions[10]

Notes et références

Liens externes

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