Availles-Limouzine

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Availles-Limouzine
Availles-Limouzine
Village et église d'Availles-Limouzine.
Blason de Availles-Limouzine
Blason
Image illustrative de l’article Availles-Limouzine
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Jean-Michel Nivet
2026-2032
Code postal 86460
Code commune 86015
Démographie
Gentilé Availlais
Population
municipale
1 312 hab. (2023 en évolution de +3,14 % par rapport à 2017)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 19″ nord, 0° 39′ 23″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 224 m
Superficie 57,90 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Civray
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Availles-Limouzine
Liens
Site web https://www.availles-limouzine.fr/

Availles-Limouzine est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est historiquement située dans la province du Poitou.

Localisation

Availles-Limouzine se situe en milieu rural à l'extrémité sud du département de la Vienne.

Historiquement, appartenant à l'ancien comté de la Marche, la commune a été rattachée au Poitou et au département de la Vienne lors de la révolution française. Le Conseil municipal de l'époque ayant été débouté de sa demande de rattachement à la Charente.

C'est pourquoi le parlé historique de la commune est le marchois, variable de la langue d'oc dans une région où domine la langue d'oil, la langue est, ici, différente de celle des villages situés plus au nord.

Le bourg, dont l'église se dresse au sommet de l'éperon que gravit la rue du vieux village, domine la vallée de la Vienne. Il faut flâner dans le village pour découvrir de vieilles portes et des maisons médiévales.

Communes limitrophes

La commune d'Availles-Limouzine est limitrophe avec le département de la Charente et se trouve à quelques kilomètres seulement de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes d’Availles-Limouzine
Saint-Martin-l'Ars Le Vigeant Millac
Pressac Availles-Limouzine
Lessac
(Charente)
Abzac
(Charente)

Géologie et relief

La région d'Availles-Limouzine présente un paysage de bocages et de vallées. Le terroir se compose[1] :

  • d'alluvions dans des vallées étroites et encaissées pour 8 % ;
  • de Terres de brandes (pour 22 %), d'argile à silex peu profonde (pour 17 %), de sols limoneux sur altérite (pour 11 %) et de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) (pour 4 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de sols sur granite rose (pour 37 %) sur les collines et les plateaux des massifs anciens ;
  • des constructions de l'agglomération (pour 2 %).

Hydrographie

La commune se situe dans la vallée de la Vienne, rivière qui prend sa source sur le plateau de Millevaches (Limousin). Availles-Limouzine est d'ailleurs la première commune du département de la Vienne traversée par la rivière du même nom.

La commune est traversée par 21 km de cours d'eau dont les principaux sont la Vienne sur une longueur de 10 km et la Clouère sur une longueur de 10 km.

Le barrage de Jousseau est d'une capacité de 4 780 000 m3.

Climat

Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 881 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Vigeant à 11,49 km à vol d'oiseau[5], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 781,8 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [8].

Voies de communication et transports

Loin de tous les axes de communication, Availles-Limouzine se situe à 65 km de Poitiers, 70 km de Limoges et 70 km d'Angoulême.

Les autoroutes les plus proches se situent à 70 km (A10 Poitiers Sud) et (A20 Limoges Nord).

Urbanisme

Typologie

Au , Availles-Limouzine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[9]. Elle est située hors unité urbaine[10] et hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49,9 %), terres arables (33,6 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), forêts (3,2 %), eaux continentales[Note 1] (3,2 %), zones urbanisées (2,6 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Availles-Limouzine est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vienne et la Clouère. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1995, 1999 et 2010[16],[14]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Vienne "amont" - Section Availles-Limouzine/Valdivienne », approuvé le et par le PPRI « Vienne Communauté de Communes Vienne et Gartempe (CCVG) », prescrit le [17].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Availles-Limouzine.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[18]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[19]. 54,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[20].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2009, 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[14].

Risque technologique

La commune est en outre située en aval des barrages de Lavaud-Gelade et de Vassivière dans la Creuse, des ouvrages de classe A[Note 3]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[22].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Availles-Limouzine est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[23].

Toponymie

Dans l'ancienne langue régionale parlée localement[24], le marchois, dialecte du Croissant (langue de transition oc / oïl[25],[26],[27]) son nom est Avalhes Limosine[28],[29].

Histoire

Availles a été occupé dès le néolithique (préhistoire) comme l'atteste la présence du dolmen du Moulin de Vareilles.

Vers 955/985, le roi de France créa le comté de la Marche. Availles dont la rive droite de la Vienne appartenait au Limousin et la rive gauche au Poitou fut rattachée à cette nouvelle province mais nous ne savons pas encore à quelle date exactement. Elle appartenait à la Basse-Marche. Le premier comte fut Boston 1er dit le Vieux, fils du seigneur de Charroux.

Le marchois était parlé dans le village, mélange des langues d'oïl et oc.

Le premier texte écrit indiquant la « Vicaria Avalia » - Chatellenie d'Availles est une charte de 1020[30]. Il s'agit du don d'une « Villa » à Chanteloube de Unbert « le Lévite » aux chanoines de Saint-Étienne de Limoges.

Le bourg s'est créé en 2 pôles :

- au bord de la Vienne, entourée d'une enceinte fortifiée, dont il reste quelques restes abritait le château. Lieu administratif où demeurait les représentants des ducs de Mortemart-Rochechouard. Plusieurs châteaux se succédèrent. Les ducs n'entretenant pas le lieu ;

- sur la hauteur entourant l'église Saint-Martin, la forme circulaire des rues et le lieudit « La motte » donne à penser à un second élément de défense dont il ne resterait plus de traces visibles.

 : Françoise Darmagnac et Jean Baudon, charpentier, tous les deux originaires de la campagne availlaise, seront les deux derniers sorciers à être suppliciés, pendant 5 heures, pendus semi-conscients et enfin brûlés sur le bûcher, place du Marché-Viel (aujourd'hui la place du Maréchal Leclerc) à Poitiers, dans la juridiction de Poitiers dont dépendait Availles.

La Révolution[31] :

Le premier maire, élu le à midi est François Tisseuil du Cerier, seigneur de Chanteloube et cadet du Baron François de Tisseuil, Seigneur d'Anvaux. Il jouera l'apaisement et sera confirmé dans son poste de maire le . Aucun soulèvement à Availles, qui accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Juste quelques émeutes contre le recrutement dans les armées de la république.

Avril 1793 : une brigade de piquiers est créée. Généralement formée d'hommes, elle se distingue ici par une compagnie exclusivement féminine :

Capitaine Adélaide Chevallon, 12e fille du notaire et procureur fiscal des justices d'Availles, Serre et Abzac, avec sous ses ordres Catherine Boyreau, fille de Simon, Marchand Tanneur et Marie Metay fille d'Antoine, boulanger.

Availles plante son arbre de la liberté le , symbole de la Révolution, qui devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et évènements importants de l’époque.

Fait exceptionnel, tout l'arrondissement brûle les titres féodaux le , ou à l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI[32]. Ce ne sera pas le cas à Availles, les nobles qui ne se sont pas enfuits, ont obéi aux ordres de la Révolution et déjà déposé leurs titres à Paris.

La même année, pour suivre un décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Availles-la-Montagne, hommage à la Montagne[33].

Pendant la Révolution, Availles la Montagne n'aura qu'un seuil guillotiné, un « étranger », Jean Fourquet de Riffaut, né vers 1729 dans le comté de Nébouzan aujourd'hui les Hautes-Pyrénées ; il travaillait dans l'administration du Roi et avait été nommé à Availles en qualité d'employé des fermes du Roi, c'est-à-dire qu'il prélevait les impôts royaux. Ces enfants feront souche dans le village d'Availles devenu Limouzine.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1953 Félix Guichard PCF Conseiller général du canton d'Availles-Limouzine (1945-1958)
1967 1971 Henri Sarrazin   directeur d'école honoraire
mars 1989 mars 2008 Raymond Brunet PCF[34] Conseiller général du canton d'Availles-Limouzine (1988-2001)
mars 2008 mai 2020 Joël Faugeroux[35] DVD Retraité fonction publique
mai 2020 mars 2026 Liliane Chabauty   Retraitée fonction publique
mars 2026 en cours Jean-Michel Nivet    

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Depuis le dernier trimestre 2024, le bureau de Poste est devenu une agence postale communale.

L'école d'Availles-Limouzine compte cinq classes. L'effectif demeure stable avec 106 élèves à la rentrée 2024-2025.

Une maison pluridisciplinaire de santé est présente sur la commune d'Availles-Limouzine. Elle regroupe actuellement deux médecins généralistes, un cabinet de trois infirmières diplômées d'Etat, deux chirurgiens dentistes, un kinésithérapeute, une diététicienne, un ostéopathe et une hypnothérapeute.

Démographie

Les habitants sont nommés les Availlais[36] et en ancien français : les Availlauds.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].

En 2023, la commune comptait 1 312 habitants[Note 4], en évolution de +3,14 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7541 8001 6991 8931 9051 8551 9331 9061 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0502 0702 1142 0742 1952 2402 2462 2562 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3002 1932 1672 0132 0391 9111 9131 8831 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 5241 5151 3971 4411 3241 3091 3111 3121 289
2017 2022 2023 - - - - - -
1 2721 2871 312------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 23 hab/km2, 61 hab/km2 pour le département, 68 hab/km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab/km2 pour la France.

Économie

Agriculture

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 41 exploitations agricoles en 2010 contre 55 en 2000[41].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 4 436 hectares en 2000 à 4 266 hectares en 2010. 35 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre, orges et maïs), 6 % pour les oléagineux (colza et essentiellement du tournesol), 32 % pour le fourrage et 20 % reste en herbes[41].

13 exploitations en 2010 comme en 2011 abritent un élevage de bovins mais avec un nombre de bêtes beaucoup plus important : 1 347 têtes en 2010 contre 959 têtes en 2000[41]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[42]. 28 exploitations en 2010 (contre 39 en 2000) abritent un élevage d'ovins (13 929 têtes en 2010 contre 18 335 têtes en 2000)[41]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[42]. L'élevage de volailles et de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 594 têtes réparties sur 25 fermes en 2000 et 422 têtes sur 3 exploitations)[41].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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