Leaving Neverland
documentaire diffusé en 2019
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Leaving Neverland est un film documentaire anglo-américain produit et réalisé par le Britannique Dan Reed, sorti en 2019.
| Réalisation | Dan Reed |
|---|---|
| Sociétés de production | Amos Pictures |
| Pays de production |
|
| Genre | documentaire |
| Durée |
236 minutes (États-Unis) 182 minutes (Royaume-Uni et France) |
| Sortie | 2019 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
Le film documentaire, dont le titre fait référence au nom de la propriété du chanteur américain Michael Jackson, revient sur la relation de Wade Robson et James Safechuck avec l'artiste durant leur enfance. Les deux hommes déclarent avoir été victimes d'abus sexuels de la part du chanteur, tout en reconnaissant qu’ils avaient auparavant défendu le chanteur contre de telles accusations[a], alors encore en phase d'amnésie traumatique.
Les abus sexuels, décrits en détails par Wade Robson et James Safechuck, auraient débuté respectivement à sept et dix ans, entre la fin des années 1980 et le début des années 1990. Sous l'emprise de Jackson, ils auraient subi jusqu'à l'entrée dans l'adolescence des rapports bucco-génitaux et anaux, qu'ils n'identifient pas comme des agressions sexuelles avant d'avoir eux-mêmes des enfants, au début des années 2010. Ils affirment que Jackson se désintéresse d'eux pour les remplacer par Macauley Culkin et Brett Barnes, d'autres adolescents du même âge[5],[6].
Fiche technique
- Titre original : Leaving Neverland
- Réalisation : Dan Reed
- Montage : Jules Cornell
- Musique : Chad Hobson
- Production : Dan Reed
- Société de production : Amos Pictures
- Sociétés de distribution : HBO et Channel 4 ; M6 (France)
- Pays d'origine :
États-Unis /
Royaume-Uni - Langue originale : anglais
- Format : couleur - 2.35 : 1 - Dolby Digital - 35 mm[Information douteuse]
- Genre : documentaire
- Durée : 236 minutes (États-Unis) ; 182 minutes (Royaume-Uni et France)
- Dates de diffusion :
- États-Unis : (Festival du film de Sundance) ; sur HBO
- Royaume-Uni : sur Channel 4
- France : sur M6 (8,8 % d'audience[7])
Contexte
Accusations antérieures de pédophilie contre Michael Jackson
A l'été 1993, Evan Chandler accuse publiquement Michael Jackson d'avoir abusé sexuellement de son fils. C'est le début de l'affaire Chandler. Jordan Chandler, 13 ans, fréquente régulièrement Jackson entre février et juin 1993, dans le cadre de visites aux domiciles de ses parents, de visites aux domiciles de Jackson et de voyages en famille, y compris dans le cadre d'évènements hautement médiatisés. Sous l'effet d'un puissant sédatif que celui-ci lui a administré, Jordan admet à son père que Jackson a touché son pénis. Quelques semaines plus tard, et après plusieurs tentatives infructueuses de la part d'Evan de monnayer son silence, Jordan est amené chez un psychiatre auquel il parle de fellations et de masturbations. L'affaire éclate dans la presse et une enquête criminelle est ouverte. Jackson clame son innocence[8]. La famille Chandler demande 30 millions de dollars de dommages et intérêts à Jackson dans le cadre d'un procès civil qui aboutit en janvier 1994 à un accord à l'amiable[9]. Jordan reçoit 15 millions de dollars et chacun de ses parents 1,5 millions de dollars[10]. On estime que leurs avocats ont reçu près de 5 millions de dollars. L'accord précise que Jackson n'a commis aucun méfait[11]. L'enquête criminelle est menée en parallèle par Gil Garcetti, procureur du Comté de Los Angeles, et Tom Sneddon, procureur du Comté de Santa Barbara. 400 témoins sont interrogés[12]. La description du pénis de Jackson donnée par Jordan ne correspond pas aux photographies de lui prises par les enquêteurs — Jackson n'est pas circoncis, contrairement aux affirmations du jeune adolescent[13],[14]. Le dossier manque de preuves matérielles ou médicales et repose uniquement sur le témoignage de Jordan et sa famille[15]. Un autre enfant, Jason Francia, 13 ans, qui est le fils d'une ancienne femme de ménage de Jackson, affirme sous l'insistance des enquêteurs que, lorsqu'il était enfant, celui-ci l'a chatouillé à trois reprises près de l'entre-jambe[16]. Un premier grand jury conclut que les preuves réunis contre Jackson ne sont pas suffisantes pour l'inculper en mai 1994[17]. Jordan Chandler déclare aux enquêteurs qu'il refuse de témoigner dans le cadre d'un procès pénal en juillet 1994[12]. Un second grand jury conclut que les preuves contre Jackson ne sont pas suffisantes pour le mettre en examen en septembre 1994[18]. En 1996, les avocats de la famille Francia informent ceux de Jackson qu'ils sont prêts à déposer une plainte au civil, en vue d'obtenir des dommages et intérêts. La famille reçoit 2 millions de dollars dans le cadre d'un accord à l'amiable qui précise que Jackson n'a commis aucun méfait[19].
En 2003, quelques mois après la diffusion du documentaire Living with Michael Jackson, dans lequel apparaît Gavin Arvizo, lui et sa famille accusent Jackson d'avoir fomenté un complot visant à les enlever. Ils l'accusent également de les avoir séquestrés, d'avoir abusé sexuellement de Gavin, 13 ans au moment des faits, de lui avoir fait boire de l'alcool et d'avoir montré à Gavin et à son frère des magazines et des vidéos pornographiques[20]. D'après le témoignage de Gavin et de son frère, Jackson serait apparu nu devant eux, se serait masturbé, aurait encouragé Gavin à se masturber et l'aurait masturbé[21]. A l'issue d'une enquête menée par Tom Sneddon, le procureur de Santa Barbara déjà en charge du dossier en 1993, Jackson est inculpé et jugé en 2005. Jason Francia et June Chandler, la mère de Jordan, viennent témoigner pour l'accusation, qui veut démontrer que Jackson est un pédophile aguerri. Il est acquitté du fait du manque de preuves et de crédibilité des témoins, et du caractère manipulateur de la mère de Gavin, qui a déjà menti et fait mentir ses enfants à plusieurs reprises pour obtenir un gain financier[22]. Jackson meurt 4 ans plus tard, en 2009, d'une surdose de propofol[23].
Plaintes déposées par Wade Robson et James Safechuck avant 2019
Wade Robson et James Safechuck déposent respectivement une première plainte au civil contre la succession Jackson en 2013 et en 2014. Ils n'avaient cependant pas pu engager de poursuites, la date des faits allégués induisant une prescription des affaires. Dans sa plainte de 2013, Robson affirme que « sans les lésions psychologiques, les maladies et les dommages causés par les abus sexuels subis pendant l'enfance (...) [il] aurait continué à être l'un des talents les plus brillants de l'industrie du divertissement ». Les dommages et intérêts demandés à l'époque par Robson sont estimés à 1,5 milliard de dollars[24],[25].
Production
À propos de son film, Dan Reed déclare : « C'est une étude détaillée de quatre heures sur la psychologie des enfants victimes d'abus, racontée par l'intermédiaire de deux familles ordinaires qui ont été manipulées pendant 20 ans par un pédophile se faisant passer pour un ami digne de confiance. C’est un masque souvent utilisé par les prédateurs, qu’il s’agisse d’un prêtre, d’un enseignant ou d’un oncle. Cette fois, l'homme derrière le masque se trouvait être Michael Jackson. »[26]. Ultérieurement, il dénonce le biopic Michael qui « retourne complètement la vérité […] une version des faits qui fait passer Wade et James pour des menteurs, sans jamais le dire explicitement »[27].
Accueil
Présentation et diffusions
Le film est présenté en avant-première au Festival du film de Sundance le [28]. La projection est menacée par des fans du chanteur, une opération de déminage est même organisée[27]. Il est diffusé le 3 et aux États-Unis sur la chaîne télévisée HBO, le 6 et au Royaume-Uni sur la chaîne Channel 4 et le en France sur M6 (suivi d'un débat auquel participe Dan Reed, s'exprimant en français sans traducteur). La durée du documentaire est réduite lors de sa diffusion hors des États-Unis (près d'une heure en moins). Il est supprimé de la plateforme HBO sous la pression judiciaire de la succession Jackson[29].
Réception
Peu après la diffusion du documentaire, plusieurs stations de radio québécoises et néo-zélandaises décident de retirer les chansons de Michael Jackson de leur programmation[30]. Les producteurs de la série d'animation Les Simpson procèdent au retrait du premier épisode de la saison 3, dans lequel Michael Jackson prêtait sa voix à un personnage, des plateformes de streaming et des prochaines rééditions en vidéo[31]. Le chanteur Drake, alors en tournée européenne, prend la décision de ne plus interpréter sur scène la chanson Don't Matter to Me, une chanson dans laquelle il avait utilisé un échantillon de la voix de Michael Jackson[32]. De son côté, la marque Louis Vuitton choisit de ne commercialiser aucun produit de sa dernière collection automne-hiver, qui comportait des références directes à Michael Jackson[33].
La succession Jackson — menée par John Branca et John McClain — porte plainte contre la chaîne HBO et lui demande 100 millions de dollars de dommages et intérêts[34]. En 1992, dans le cadre de la diffusion exclusive du concert de Michael Jackson Live in Bucharest: The Dangerous Tour, HBO signe avec l'équipe de Jackson un contrat contenant une clause de non-dénigrement, interdisant aux parties de faire l'une sur l'autre des déclarations, remarques ou affirmations négatives[35]. En octobre 2024, HBO et la succession Jackson parviennent à un accord à l'amiable dont les détails restent confidentiels, mais qui implique le retrait du documentaire de toutes les plateformes de la chaîne.
Le film indigne la famille de Michael Jackson. Taj et Brandi Jackson, neveu et nièce de Michael Jackson, donnent de nombreuses interviews sur Youtube expliquant les incohérences des allégations. On peut les voir dans le documentaire Neverland Firsthand : Investigating the Michael Jackson Documentary, où intervient également Brad Sunberg, l'assistant technique de Jackson par ailleurs en charge de la sonorisation de Neverland[36]. La chanteuse Diana Ross prend sa défense[37]. En France, des associations de fans assignent en justice les auteurs du film, invoquant une atteinte à la présomption d'innocence et une atteinte à la mémoire d’un mort[38]. Alors que le parti pris d'un récit unilatéral à charge est revendiqué par le réalisateur, d'autres témoins ayant connu le chanteur alors qu'ils étaient enfants et adolescents, notamment Macaulay Culkin, Corey Feldman[b] et Brett Barnes, nient catégoriquement tout contact sexuel avec Michael Jackson[41]. Par ailleurs, Brandi Jackson, qui est la fille de Jackie Jackson et la nièce de Michael Jackson, affirme avoir entretenu une liaison, d'abord amicale puis intime, avec Wade Robson, durant plus de sept ans, à partir de 1991 — donc durant la période concernée par les allégations d'abus sexuels — et qui aurait été favorisée par Michael Jackson lui-même ; elle remet donc en cause le récit de Wade Robson, qu'elle qualifie d'opportuniste, et par conséquent l'ensemble du documentaire, où elle n'est jamais mentionnée.
Dans son spectacle Sticks and Stones diffusé sur Netflix en 2019, soit en plein milieu de la polémique, l'humoriste Américain Dave Chappelle explique qu'il ne croit pas Robson et Safechuck. Il confie au sujet du documentaire: « Si vous n'avez pas vu ce documentaire, je vous en supplie, ne le regardez pas. C'est absolument dégoûtant. J'ai eu l'impression que HBO me fourrait des pénis de bébé dans les oreilles pendant quatre heures d'affilée, c'était vraiment répugnant ». ll préambule sa blague en disant qu'il va confier à son public quelque chose qu'il n'a pas le droit de dire dans le contexte de l'époque : « I don’t believe these motherfuckers » [« Je ne crois pas ces enfoirés »]. Celle-ci suscite un tonnerre applaudissements et des cris de joie chez son public. Robson confie alors à TMZ que le comportement de Chappelle est irresponsable et inexcusable[42],[43].
Tom Mesereau, l'avocat de Jackson en 2005, et le détective privé de la défense, Scott Ross, qui ont interagi avec Wade Robson et l'ont interrogé pendant de longues heures en amont de son témoignage sous serment en faveur de Jackson, se disent choqués et abasourdis qu'il ait changé de version depuis le procès[44],[45],[46]. Ils affirment que cela aurait été une stratégie extrêmement risquée pour Jackson, qui encourt alors près de 20 de prison, d'accepter que sa défense invite à la barre comme premier témoin une personne dont il sait qu'elle ment. Scott Ross met également en doute la capacité de Robson, qui témoigne sous peine de parjure, à mentir à autant d'avocats et d'enquêteurs chevronnés, y compris le procureur Tom Sneddon et son assistant Ron Zonen pour l'accusation. Quant à Safechuck, Ross le qualifie de « non-entité » dans le procès de 2005. Il affirme que son nom n'était pas sur la liste de témoins. Le juge Rodney Melville n'a pas admis son témoignage car celui-ci était trop ancien. Il ajoute que si, comme Safechuck l'affirme dans le documentaire, Jackson l'a appelé à plusieurs reprises en 2005, il devrait être en mesure d'en apporter une preuve formelle grâce aux relevés des opérateurs téléphoniques californiens. Ross confie également que dans le cadre de la procédure en cours avec la succession Jackson, il a été demandé à Robson et Safechuck de se soumettre à un test de polygraphe (« détecteur de mensonge »), une procédure courante aux Etats-Unis, et que ceux-ci ont refusé.
En raison de la controverse suscitée par le documentaire, le dixième anniversaire de la mort du chanteur donne lieu à une commémoration plutôt discrète[47],[48].
La sortie du documentaire donne lieu à une importante production de médias de la part de fans tentant de défendre et réhabiliter Jackson. Certains reprochent au documentaire de tenter de donner un caractère romantique aux agressions sexuelles sur mineurs —puisqu'elles se seraient produites d'après Robson et Safechuck dans le cadre d'une relation perçue comme consentie entre un enfant et un adulte — et de servir ainsi la cause d'associations pro-pédophiles telles que NAMBLA[49]. Ils affirment qu'une partie des allégations de Robson et Safechuck sont tirées d'un récit pédopornographique écrit par le journaliste indépendant Victor Guttiérez et paru en 1995, suite à l'Affaire Chandler. La publication de ce récit, qui se base sur le journal intime imaginaire de Jordan Chandler, a par ailleurs été interdite aux Etats-Unis après une plainte de Jackson[50]. Guttiérez assiste dans les années 1980 à des réunions de cette association américaine qui lutte pour la dépénalisation de la pédophilie et qui aurait pensé, d'après lui, que Jackson était l'un des leurs. A travers cette publication, qui alimente les soupçons de pédophilie à son égard, l'auteur tenterait de se servir de Jackson, une icône culturelle internationale majeure, pour faire avancer la cause pro-pédophile[51].
Récompense
Leaving Neverland remporte l'Emmy Award du meilleur documentaire de non-fiction lors de la 71e édition des Creative Arts Emmy[52],[53],[54].
Suites de l'affaire
En 2020, la plainte conjointe de Robson et Safechuck contre la succession de Michael Jackson peut de nouveau être déposée, suite à un changement de loi concernant la prescription. En 2021, la justice américaine décide cependant que les plaignants ne peuvent pas attaquer les anciennes sociétés du chanteur. Elles estiment que celles-ci ne peuvent pas être tenues pour responsable des agissements de Jackson. En 2023, le jugement est renversé en appel[55].
Le , Robson et Safechuck demandent un accord financier à l'amiable afin d'éviter un procès ce qui, pour certains, remet en cause la crédibilité et l'histoire du film[56]. En septembre 2025, on apprend que Wade Robson et James Safechuck demandent 400 millions de dollars de dommages et intérêts à la succession Jackson[57]. Un procès civil est prévu pour novembre 2026[58]. Comme dans l'affaire Chandler, dans le conflit opposant la succession Jackson à HBO entre 2019 et 2024, et dans près de 95% des procès civils aux Etats-Unis, ce type de procédure étant extrêmement longue et coûteuse pour toutes les parties concernées, il n'est pas improbable qu'elle se termine par un accord à l'amiable quelle que soit la véracité des allégations de Robson et Safechuck. En juin 2026, on apprend qu'avec l'accord des deux parties, la date du procès est repoussée au 14 février 2028[59].
En juillet 2025, la succession Jackson porte plainte contre Frank Cascio dans le cadre d'un tribunal arbitral privé. Elle l'accuse de vouloir lui extorquer 213 millions de dollars. Les avocats de la succession affirment qu'en 2020, durant la tempête médiatique causée par le documentaire, la fratrie Cascio a « exigé des sommes d'argent considérables, faute de quoi ils ont menacé d'inventer de fausses accusations contre Michael, accusations qui contredisaient leurs déclarations élogieuses précédentes»[60]. Ils ont négocié confidentiellement un paiement d'environ 17 millions de dollars échelonné sur 5 ans avec la succession Jackson qui visait, selon elle, à mettre discrètement fin à ce qu'elle considérait être de fausses accusations. Lorsque les paiements arrivent à leur terme, en 2025, les Cascio tentent de renégocier l'accord et d'obtenir 200 millions de dollars supplémentaires. Frank Cascio et sa famille ont commencé à fréquenter Jackson en 1984 et le défendront pendant 25 ans. Frank publie un livre en 2011, sur son amitié avec Jackson, et la famille participe à des émissions grand public dans lesquelles elle répète que Jackson n'a jamais abusé aucun enfant. Ce n'est pas la première fois que des membres de la famille Cascio sont accusés de fraude en lien avec Michael Jackson. Eddy Cascio et son beau-frère, James Porte, sont à l'origine des titres inclus à l'album posthume Michael (2010) chantés par un imitateur vocal et retirés des plateformes par Sony et la succession Jackson en 2022 suite à une plainte déposée par des fans en 2014[61]. En février 2026, Eddy, Dominic Jr., Marie-Nicole et Aldo Cascio portent plainte publiquement contre la succession Jackson pour trafic d'enfants. Dans leur plainte auprès d'un tribunal fédéral, ils affirment avoir eu « un flash back » en regardant Living Neverland en 2019 et que c'est à ce moment-là qu'ils se sont souvenus des abus qu'ils avaient subis. Ils accusent Jackson de les avoir agressés sexuellement durant l'enfance et jusqu'à l'âge adulte. La succession Jackson dénonce alors une tentative d'extorsion de la part de la fratrie[62]. En mars 2026, la succession Jackson obtient, en cohérence avec l'accord signé en 2020, le droit de régler le litige avec Frank Cascio de manière confidentielle, dans un tribunal arbitral[60]. Il s'agit d'éviter que l'on use des médias et de la réputation de Michael Jackson pour faire pression sur elle. En mai 2026, la fratrie Cascio, à l'exception de Frank, participe à l'émission 60 Minutes Australia. Durant cet entretien, Aldo Cascio décrit entre autres un acte d'ondinisme. Lorsqu'il a autour de 12 ans, Jackson aurait bu son urine pour lui prouver son amour[63]. D'après les avocats de Jackson, la plainte au civil qui a été déposée en 2026 par Eddy, Dominic Jr., Marie-Nicole et Aldo est « une tactique transparente de choix de juridiction dans leur stratagème visant à obtenir des centaines de millions de dollars de la succession[64]