Leers-et-Fosteau
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Le premier nom signifie « champs non cultivés » et provient du latin Lerris (voir Leernes). Fousteau veut dire « bois de hêtres ». Dans un acte de 1185 rapporté par Mireus, il est traduit par « petite forêt » (de Forestella, diminutif de Foresta). Ainsi, Fousteau Forsteau serait une forme modifiée de Foresteau[3].
Forestella en 1185 et Fousteau en 1320[4].
Géographie
Évolution démographique

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire

Leers-et-Fosteau faisait partie du domaine de l'abbaye de Lobbes en 868 et 869, l'abbaye d'Aulne posséda une seigneurie jusqu'à la l'abolition par la Révolution française. Leers-et-Fosteau faisait partie de la paroisse de Fontaine-Valmont jusqu'au Concordia. Au XIVe siècle, le nom du village est lié à celui de Forestiel, un lieu où se trouve une maison forte. Le territoire relève du châtelain de Thuin, lui-même vassal du Prince-Évêque pour les fonds et les justices, et du baron de Barbençon pour l'avouerie[5].
En 1849, une école et une église protestante y furent érigées par le marquis d'Aoust et une partie de la population passa au protestantisme. Après le décès du marquis, l'édifice fut transformé par son héritier en église catholique. C'est l'actuelle église Saint-Nicolas.
Au XIXe siècle, Victor Hugo s’arrêta dans un relais de poste appelé Tournebride et y fit un dessin du château du Fosteau[6]’[7].
L'annonce de la fusion des communes n'a pas suscité beaucoup d'enthousiasme. L'idée initiale était de former une grande commune rurale regroupant Biercée et Ragnies, pour ensuite se rattacher à Lobbes. Deux arguments jouaient en défaveur de Thuin : le coût élevé de l'entretien des remparts et la crainte d'une tutelle exercée par le bourgmestre de Thuin[8].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
- Pierre-Joseph Yernaux, de 1830 à 1855 (tendance catholique).
- C. Lien, de 1855 à 1872 (tendance catholique).
- J. Verly, de 1872 à 1879 (tendance catholique).
- F. Préaux, de 1879 à 1891 (intérêts communaux).
- Jules Hazard, de 1891 à 1912 (Parti catholique).
- E. Préaux, de 1912 à 1933 (intérêts communaux).
- Nicolas Bailly, de 1933 à 1938 (POB).
- Léon Bastin, de 1938 à 1947 (Parti catholique-PSC).
- Remy Bordeaux, de 1947 à 1953 (intérêts communaux).
- Robert Duterne, de 1953 à 1963 (PSB)[9].
- Marcel Mairy, de 1964 à 1977 (PSC), déporté pendant la guerre de 1940-1945[10].
Patrimoine et culture

Patrimoine architectural
- Le château du Fosteau est un ancien donjon (XIIIe siècle) développé en château fort, se trouvant à deux kilomètres à l'est du village.
- L'église Saint-Nicolas, destinée au culte protestant à fit bâtir à l'origine par le marquis d'Aoust en style néo-gothique[11].