Les Blacks (gang)

gang et cartel de la drogue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Les Blacks sont un cartel de la drogue français originaire des quartiers nord de Marseille, plus précisément de la cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement dans les quartiers nord de Marseille[1].

Date de fondationDans les années 2000
Fondé parDjoussouf Ahamada dit «Sénateur» et Oukoutoub Ahamada surnommé «Beur».
Territoire
Faits en bref Date de fondation, Fondé par ...
Les Blacks
Image illustrative de l’article Les Blacks (gang)
Marseille, territoire principal des Blacks.

Date de fondation Dans les années 2000
Fondé par Djoussouf Ahamada dit «Sénateur» et Oukoutoub Ahamada surnommé «Beur».
Lieu Marseille
Territoire
Activités criminelles
  • Trafic de stupéfiants
  • Contrat d'assassinat
  • Meurtres
  • Enlèvements
  • Trafic d'armes
  • Corruption
Rivaux DZ Mafia, Les Gitans et les Oliviers A
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Nom

Le nom des Blacks est en référence à la couleur de peau des fondateurs du gang, qui sont tous deux d'origine comorienne. Nonobstant, le clan est composé de plusieurs ethnies.

Histoire

Origines

Créé dans les années 2000 par deux frères de la famille Ahamada d’origine comorienne venant du 13e arrondissement dans les quartiers nord de Marseille[1]. Le Clan des blacks, c’est d’abord Djoussouf Ahamada, 49 ans, dit «Sénateur», considéré comme « le chef historique » de cette équipe qui blanchirait ses revenus via le pays d’origine de ses cofondateurs, les Comores. À ses côtés, son cadet, Oukoutoub, 35 ans, surnommé «Beur». Tous deux ont développé une équipe à l’organisation « très clanique », « très bien structurée et hiérarchisée », note une source policière[2].

À l'origine, les frères Ahamada se trouvaient dans la cité des Lauriers. Ils grandissent dans le même environnement que les frères Nicolas et François Bengler, à la tête du clan des Gitans. Ces derniers ont grandi dans la cité voisine des Cèdres. Les rapports entre les deux familles sont très cordiales et ils s'entendent assez bien. Mais tout change en 2008, début du conflit entre les deux clans.

Guerre de gangs

Guerre de gang contre Les Gitans (2008-2015)

Depuis 2008, les anciens amis s'affrontent pour le contrôle d'un « marché de la drogue extrêmement lucratif » au cœur des cités des Lauriers, des Cyprès, des Cèdres et des Oliviers, situées dans le XIIIe arrondissement. Et les Oliviers ne sont pas signe de paix. Il faut dire que ce marché évalué « entre 35 000 et 40 000 € de chiffre d'affaires par jour », selon une comptabilité tenue par les trafiquants et découverte à la faveur du démantèlement d'un plan stups aux Lauriers par les policiers de l'antenne marseillaise de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)[3].

Les frères François et Nicolas Bengler, « montés en puissance au cours du printemps 2008 dans le banditisme marseillais », sont entrés en conflit avec plusieurs membres de la famille Ahamada. « Leur opposition a marqué le commencement de cette interminable série de règlements de comptes que connaît Marseille, affirme un haut fonctionnaire. Tout a débuté avec la tuerie de Sainte-Marthe. » Le , cinq hommes, proches des frères Bengler, tombent sous le feu nourri de plusieurs tireurs, armés de kalachnikov. Trois victimes ne s'en relèveront pas, tandis que deux autres sont grièvement blessées[4].

Le cycle infernal de la vendetta a déjà débuté puisque ce triple assassinat pourrait venir venger le meurtre d'un certain Frédéric Tapia, 34 ans, proche des Ahamada et abattu le peu après 14h, au guidon de son scooter, avenue de Valdonne, dans le quartier de Malpassé. L'homme était connu pour infraction aux stupéfiants, fausse monnaie et extorsion de fonds[5].

La fratrie Bengler est ensuite impliquée dans la fusillade du Clos-de-la-Rose (XIIIe) le , au cours de laquelle un jeune de 16 ans, Jean-Michel Gomez, dit «Michou», probable guetteur du trafic dans cette cité, a trouvé la mort. Un mois plus tard, les deux frères sont interpellés alors qu'ils séquestraient un homme pour lequel ils exigeaient une rançon de 1 000 000  en échange de sa libération[6].

Le , Nassouri Mhoumadi, dit «Nassou», 29 ans, affilié au clan des « Gitans », est abattu dans le XIVe arrondissement[7]. Foued Bounaas, suspecté de cet homicide pour venger la mort de son propre frère Zine El Abidine Bounaas tué en mars de la même année[8] a, lui, « disparu » depuis le mois de .

Survient ensuite le triple homicide des Lauriers. Le , les corps de deux adolescents de 15 ans et d'un homme de 24 ans gisent dans le hall du bâtiment D. Le nom de Mohamed Mhoumadi, 31 ans, surnommé «Babouin», frère cadet de Nassouri, revient aux oreilles des policiers marseillais comme possible coauteur de cette tuerie. Mais ils n'auront pas le temps de l'interroger[9]. Le de la même année, le tunnel Prado-Carénage, à deux pas du Vieux-Port, est le théâtre d'une nouvelle scène ultra-violente. Une fusillade éclate entre les occupants de deux puissantes BMW, lancées à très vive allure. Les poursuivants, armés de kalachnikov, finissent par prendre le dessus sur leurs « cibles », qui ont riposté avec des pistolets automatiques. Anthony Costa, 34 ans, a les jambes broyées par la voiture de ces tueurs avant d'être achevé d'une balle en pleine poitrine. A ses côtés, «Babouin» trouve également la mort. Il se savait en sursis. La veille de son assassinat, il avait découvert une balise GPS sous sa voiture, permettant à ses ennemis de connaître le moindre de ses déplacements[10].

Arrestations et procès (2017)

En , une vaste opération de police réveille alors la cité des Lauriers : 300 policiers sont mobilisés, plusieurs centaines de milliers d’euros en liquide saisis, 30 kg de cannabis découverts et 24 personnes sont interpellées. Parmi ces dernières, «Sénateur» et «Beur». Deux ans plus tard, devant le tribunal correctionnel de Marseille, les deux frères seront respectivement condamnés à 12 et 10 ans de détention pour le trafic de stupéfiants des Lauriers. Leurs lieutenants écoperont de 4 à 8 ans. Selon la vice-procureure, citée parla Provence qui avait assisté à l’audience, ce seul trafic tenu par les Ahamada aux Lauriers générait jusqu’à 15 millions d’euros par an[11]. Mais les frères Ahamada n’ont jamais été mis en cause dans les homicides en série que leur commerce génère. Selon une source policière, dotée de « moyens humains conséquents », la fratrie du clan des Blacks « parvient à se protéger en restant éloignée, raison pour laquelle aucun des frères n’a été condamné pour des faits de règlements de compte ». Un de leurs proches, considéré par les policiers comme une gâchette du groupe, est en revanche mis en examen pour sa participation au meurtre d’Ugur T., à Aubagne le . Un meurtre commandité, selon les juges d’instruction marseillais, par Mohamed Amra, pour voler une cargaison de 92 kg de cannabis[12].

Pour autant, bien qu'ils soient détenus, la guerre ne s'est pas finie. Selon certaines sources, Les Blacks auraient mis la main sur la cité des Cyprès (au nord des Lauriers), tandis que Les Gitans auraient mis la main sur la cité du Parc Corot. Les premiers actes de cette nouvelle phase commencent dès le avec la mort d'un proche des Gitans âgé de 23 ans. La victime a été touchée à plusieurs reprises, a priori par un tir «en rafale» à la Kalachnikov dans la cité du Parc Corot dans le 13e arrondissement, par «plusieurs individus qui ont quitté les lieux»[13]. Le avec les meurtres de Yssouf Saindou et Abdourahmane Aboudou qui n'avaient respectivement que 19 et 21 ans. Plusieurs hommes encagoulés ont surgi et ont fait feu avec une kalachnikov avant de prendre la fuite[14].

De 2008 à 2015, une trentaine de règlements de compte sont attribués à la guerre qu’ils se livrent avec Les Gitans de la cité voisine des Cèdres[1].

Guerre de gang contre les Oliviers A (2021)

La Cité des Oliviers se situe près de la cité des Lauriers. Chose étonnante, ni Les Blacks, ni Les Gitans n'ont tentés de prendre le contrôle de ce point de deal qui rapportait pourtant beaucoup d'argent. Ainsi, c'est un natif du quartier, et notamment du batiment A, nommé Kamel Meziani, qui monte le réseau et prend le contrôle du réseau associé au quartier. Lorsque les chefs des Blacks se font arrêter en , Kamel Meziani aspire la clientèle qui se rendait aux Lauriers pour acheter de la drogue. Ce faisant, le réseau devient l'un des plus lucratifs de Marseille[15]. Rapidement, Kamel Meziani décide d'étendre ses frontières et cherche à prendre le contrôle de la cité de La Méditerranée. Il décide donc d'envoyer l'un de ses proches, Sofiane Tatoui, qui se fait molester pendant deux jours dans la cité. Dès lors, Kamel Meziani autorise Sofiane Tatoui à se venger de cet acte et l'encourage à retrouver un présumé Khadim Thiam alias «Jimmy». Le , sur le parking d'un KFC des quartiers déshérités du nord de Marseille, Sofiane Tatoui et Boualem Mekboul avaient abattu sur une moto deux des trois occupants d'un véhicule, dont l'un était une victime collatérale[16]. Quelques semaines, plus tard, le , un joggeur découvre sur un chemin du massif de l'Etoile le corps de Rudy, sommairement incendié. Ce corps est celui de Rudy. Les deux principaux suspects, Khadim Thiam, surnommé "Jimmy", et Samir Zerouali, alias "ZZ", âgés de 23 et 21 ans au moment des faits, sont les deux "grands" en compagnie desquels Rudy avait été aperçu pour la dernière fois, à l'heure de la fermeture du point de vente de stupéfiants, quelques heures avant la découverte de son corps. Ils auraient tué Rudy car il aurait été celui à renseigner les Oliviers A sur la fusillade du KFC. Les deux hommes été condamnés à 22 ans de prison le [17].

En , un vaste coup de filet de la PJ avait permis l'arrestation de 19 personnes et la saisie de 50 kg de cannabis, 2 kg de coke et 61 000 euros mais aussi de 4 Kalachnikovs et 3 autres fusils-mitrailleurs, cette fois, la brigade des stups a laissé de côté les petites mains du réseau. "On a voulu couper le robinet et donc on s'est focalisé sur les approvisionneurs-gérants et les nourrices", indiquait la cheffe de la Sécurité Départementale, félicitant les 6 mois d'enquête d'une quinzaine d'enquêteurs qui ont permis une opération hors-norme lundi dernier et l'interpellation de 12 suspects et la saisie de 200 kg de résine de cannabis, 9 kg de cocaïne, trois d'héroïne et aussi 40 000 euros, le tout pour une valeur marchande estimée à 2,5 millions d'euros. Au final, 6 gardés à vue ont été mis en examen et écroués. "Ce fut un travail colossal car ces trafiquants passaient leurs journées encagoulés, le visage caché par des masques, ils changeaient souvent de voitures... Ce sont des dealers aguerris mais nous nous devons de rendre la vie plus agréable aux habitants de ces cités", concluait Marjorie Ghizoli[18].

Mais Kamel Meziani a réussi à échapper à ce coup de filet. En 2020, il a été condamné à 14 ans de prison pour «trafic de stupéfiants en récidive», mais aussi à 30 ans de réclusion criminelle pour son implication dans la mort de deux jeunes hommes, lors d'un règlement de comptes datant de 2016, a indiqué la procureure de Marseille Dominique Laurens lors d'un point presse. En cavale depuis 2019, il se rend au Maroc puis en Algérie, où il était en fuite. Interpellé à l'aéroport de Marrakech en , il est finalement extradé vers la France en . Quelques mois plus tard, Kamel Meziani réussit toutefois à échapper à la justice, ses avocats ayant obtenu sa remise en liberté : la Cour de cassation avait considéré que la cour d'Appel d'Aix-en-Provence avait pris trop de temps pour se prononcer sur sa demande de remise en liberté liée à sa contestation de son extradition du Maroc[19]. Il est de nouveau arrêté le en Seine-et-Marne au péage de Fleury-en-Bière à la sortie de l’autoroute A6, en provenance de Marseille[20].

Son arrestation permet à la police de le lier sur plusieurs affaires de narchomicides. En effet, la police le sait en tension avec Les Blacks. Dans la nuit du 21 au , vers minuit, deux hommes de 25 et 26 ans sont abattus à l'arme automatique au pied de la Marine Bleue (14e), une cité alors affiliée au clan des "Blacks". Les soupçons se portent naturellement vers le clan des Oliviers A. Mais 45 minutes plus tard, un autre jeune homme de 27 ans affilié, lui, au clan des Oliviers A, est enlevé aux Chartreux. Il est retrouvé mort peu après, carbonisé dans le coffre d'une voiture dans le quartier des Cyprès. Toute la nuit, les techniciens de la police scientifique recherchent des traces, ADN, empreintes, indices autour des deux scènes de crime, mais aussi des carcasses encore fumantes des "véhicules de guerre", les voitures qui ont servi aux attaques. L'une d'elles, aperçue à la Marine Bleue brûle maintenant au Parc Corot (13e). À l'intérieur, on retrouve des armes calcinées. Mais tout n'a pas brûlé comme espéré. Dans les heures qui suivent, bien avant que les empreintes, l'ADN et les armes n'aient le temps de parler, une équipe déjà bien connue est "accrochée" par la PJ. Les spécialistes de la filature de la BRI se mettent sur leurs traces et ne les lâchent plus. Les suspects guident malgré eux les policiers vers un box, puis un autre et encore un autre. Et même jusqu'à une discrète maison de Beaucaire, dans le Gard, leur base arrière. Et les enquêteurs ne sont pas au bout de leurs surprises. Au cours d'une surveillance à Marseille, les agents de la BRI reconnaissent Kamel Meziani, alors en fuite. Les policiers décident de ne pas l'interpeller sur place et préfèrent laisser une autre unité le faire quelques jours plus tard[21].

Sortie de prison (dès 2022) et début d'une guerre de gang avec la DZ Mafia (Depuis 2023)

Selon une source policière, c’est la récente sortie de prison des « têtes pensantes » du clan des Blacks qui pourrait avoir réactivé la violence. Si «Beur» a été libéré en et « se fait discret depuis sa sortie », son aîné, «Sénateur», « chef historique du clan », sorti de la prison du Pontet (Vaucluse) le , pourrait chercher à retrouver sa place. Le nom de plusieurs membres du clan des Blacks apparaît notamment dans une saisie de près de 40 kg de cocaïne réalisée fin août à Nîmes[22].

Contexte

À la suite de l'affaire du meurtre d'un chauffeur de VTC dans le 3e arrondissement de Marseille, tué à tort par P., dit « Pépito », un jeune de 14 ans pour le compte de la DZ Mafia le , le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, confirme lors d'une conférence de presse tenue le le lien entre ce meurtre et l'existence d'un conflit actuel opposant, dans le 3e arrondissement de Marseille, la DZ Mafia et le clan dit 'des Blacks' de la cité Félix-Pyat, notamment pour la prise de contrôle du point de deal de la cité du Moulin-de-Mai. Il affirme par ailleurs que « l'immense majorité des règlements de comptes, des 'narchomicides', qu'a subis l'agglomération marseillaise en 2024, sont liés de près ou de loin à ce conflit ». La police marseillaise est prévenue de la localisation du tueur de 14 ans par le commanditaire de l’assassinat lui-même, Hassen, 23 ans et en prison lors des faits. Deux jours avant les faits, un autre adolescent, de 15 ans cette fois, avait été envoyé par Hacène L. dans cette cité pour une action d'intimidation. L'ado devait aller tirer sur la porte d'un truand surnommé « La Boule ». Las, le garçon avait été surpris par un groupe de rivaux, désarmé, torturé, lardé de 50 coups de couteau avant d'être brûlé vif. « Cette mort déclenchait un profond désir de vengeance de la part de membres bien placés de la DZ Mafia et faisait de La Boule une cible à abattre », relève un document de la Junalco. C'est ainsi qu'un groupe Signal « Park » est créé le jour même pour lancer une opération de vengeance. « C'est trop nul de juste le tuer (...) Ils ont fait du mal au petit, faut faire de même, douleur par la douleur », écrit l'un des membres du groupe. Quand un autre répond : « Envoie tes jeunes à toi, ils lui mettent deux balles dans la tête et ils le brûlent dans la voiture. » Selon les déclarations du « H », il aurait confié à « Pépito » la mission suivante : « faire dodo à un noir du Parc ». Autrement dit, assassiner un membre du « clan des Blacks », un groupe criminel en guerre avec la DZ Mafia, dans leur QG à Marseille. La cible est surnommée « La Boule ». « Un Arabe qui suce les Noirs (sic)», précise le commanditaire, tout en réclamant qu'il soit « abattu de deux balles dans la tête et brûlé ». Le « H » promet à « Pépito » 15 à 30 000 euros pour la réussite de l'opération.

Pourtant, le mercredi , dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, la DZ Mafia dément toute responsabilité dans la mort du chauffeur VTC, affirmant que cet incident a été orchestré dans le but de porter atteinte à son image. Ils expliquent également que le détenu se réclamant de la DZ Mafia serait un « mythomane ». Le mode opératoire ne « correspond en rien », de « l’enfant de 14 ans » à « l’utilisation d’un VTC pour commettre un crime ». Pour autant, les investigations de la police judiciaire marseillaise semblent pourtant confirmer au moins une chose : le meurtre commis par le tueur de 14 ans s'inscrit visiblement « dans un projet de règlement de comptes commandité par des membres revendiqués de la DZ Mafia », avec « une chaîne de commandite et de logistique complexe », selon les termes d'un document judiciaire de la Junalco. En clair, le « H » ne serait pas un bandit solitaire qui délègue des permis de tuer à des adolescents en étant guidé par sa seule folie criminelle. Des expertises pratiquées sur des téléphones d'Hacène L. retrouvés dans sa cellule confirment ainsi qu'il échangeait avec des hauts cadres de l'organisation et leur rendait des comptes. Au sein du groupe Signal figurent des pseudonymes bien connus de la police judiciaire marseillaise. Tous renvoient aux alias de membres importants de la DZ Mafia. Notamment celui de « Jalisco », l'un des trois plus hauts dirigeants de l'organisation criminelle phocéenne hégémonique. Ce groupe Signal avait pour intitulé « Park », en référence au nom du QG du clan des Blacks, un groupe de narcotrafiquants rival de la DZ installé « parc Bellevue », dans la cité Félix-Pyat, leur QG. Le meurtre du chauffeur VTC s'inscrit ainsi dans le contexte de la guerre que se mènent les deux organisations.

Le conflit

Une cible qui visait la DZ Mafia et qui met en lumière les liens que le clan a avec Mohamed Amra concerne le contrat sur Chaer Ali Mohamed, alias « 46 », figure du clan des « Blacks », dernier bastion de résistance face à la DZ à Marseille. Des échanges entre Mohamed Amra et Amine O. montrent que ce contrat était prêt à être réalisé. Les enquêteurs notent qu'Amine O. semblait disposer d’informations personnelles sur la mère, la sœur et le beau-frère de ce rival, renforçant les soupçons de menaces planifiées contre les familles.

Selon les observateurs, cette séquence médiatique constitue un événement fondateur dans l'histoire de la DZ. « Elle a désormais la prétention de devenir une mafia française, en s'inscrivant dans la société et en défiant l'État, soupire un magistrat marseillais. On passe un cap inquiétant. ».

Membres

Davantage d’informations Nom, Nationalité(s) ...
Nom Nationalité(s) Notes Statut actuel Réf
Djoussouf Ahamada dit « Sénateur » Française Chef et fondateur du gang Les Blacks En prison, mis en examen [23]
Oukoutoub Ahamada dit « Beur » Française Chef et fondateur du gang Les Blacks En prison, mis en examen [23]
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Notes et références

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