Les Essarts (Loir-et-Cher)
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| Les Essarts | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Loir-et-Cher | ||||
| Arrondissement | Vendôme | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Territoires Vendômois | ||||
| Maire Mandat |
Gilles Souriau 2020-2026 |
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| Code postal | 41800 | ||||
| Code commune | 41079 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Essartiens[1] | ||||
| Population municipale |
108 hab. (2023 |
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| Densité | 25 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 44′ 03″ nord, 0° 43′ 07″ est | ||||
| Altitude | Min. 75 m Max. 139 m |
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| Superficie | 4,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Montoire-sur-le-Loir | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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Les Essarts est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher, en région Centre-Val de Loire.
Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Gâtine tourangelle », constituée de plateaux séparés par des vallées souvent étroites. Avec une superficie de 4,38 km2, Les Essarts constitue la 7e commune la moins étendue du département et, avec 98 habitants en 2022[Note 1], est la 10e la plus faiblement peuplée du Loir-et-Cher, devant Chambord (99 hab.).
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 47 en 1988, à 0 en 2000, puis à 3 en 2010.
Ses habitants s'appellent les Essartiennes et les Essartiens.
Localisation et communes limitrophes
La commune des Essarts se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Gâtine tourangelle[2],[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 48,3 km de Blois[4], préfecture du département, à 26,7 km de Vendôme[5], sous-préfecture, et à 10,8 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[6]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montoire-sur-le-Loir[7].
Les communes les plus proches sont[8] : Artins (1,9 km), Montrouveau (2,2 km), Couture-sur-Loir (3,4 km), Sougé (4 km), Ternay (4,4 km), Les Hayes (4,7 km), Villedieu-le-Château (5,7 km), Poncé-sur-le-Loir (5,8 km) (72) et Lavenay (6,5 km) (72).
Paysages et relief
Dans le cadre de la Convention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le , un atlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par le CAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenue DREAL en 2011), partenaire financier[9]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 2],[10]. La commune fait partie de l'unité de paysage des « confins de la Gâtine Tourangelle et du Loir », au sein de l'ensemble de paysage « les confins de la Touraine»[11].
Les confins de la Gâtine Tourangelle et du Loir sont constitués par un relief de plateau sillonné de vallées. Des petites rivières creusent le calcaire sous-jacent et font apparaître des coteaux alternativement raides et boisés ou souples et cultivés. Cette morphologie contrastée produit des paysages complexes, étroitement liés au relief et à l'eau : les éléments constitutifs du paysage - l'agriculture, les boisements, les villes et les villages – s'adaptent précisément aux conditions diversifiées des milieux et apportent toute leur richesse aux confins nord de la Gâtine : zones humides, coteaux calcaires pentus, langues de terres aplanies, souples sommets de pentes[12].
L'altitude du territoire communal varie de 75 mètres à 139 mètres[13],[14].
Hydrographie

La commune est drainée par des petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 0,18 km de longueur totale[15].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[18] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[19]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 706 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais à 22 km à vol d'oiseau[22], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 682,2 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 3].
Milieux naturels et biodiversité
Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[25],[26],[27].
Urbanisme
Typologie
Au , Les Essarts est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[7] et hors attraction des villes[29],[30].
Occupation des sols
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (94,3 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (63,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), forêts (18,8 %), zones urbanisées (5,7 %)[15].

Planification
La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[31],[32].
En matière de planification, la commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire[33].
Habitat et logement
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements aux Essarts en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,4 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 89,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (89,6 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.
| Les Essarts[34] | Loir-et-Cher[35] | France entière[36] | |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 73,1 | 74,5 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 25,4 | 18 | 9,6 |
| Logements vacants (en %) | 1,5 | 7,5 | 8,1 |
Risques majeurs
Le territoire communal des Essarts est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)[37],[38].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit liés au retrait-gonflement des argiles, soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[37]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[39]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[40]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[41].
Toponymie
Histoire
Révolution française et Empire
Nouvelle organisation territoriale
Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[42], mais ce n'est qu'avec le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II () que la paroisse des Essarts devient formellement « commune des Essarts »[42],[43].
En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Villedieu et au district de Vendôme[43]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du , et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[44],[45]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, considérés comme des rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[44]. Enfin, sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[46]. Les Essarts est alors rattachée au canton de Montoire et à l'arrondissement de Vendôme par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[47],[43],[48]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.
Époque contemporaine
Toponymie
Bas latin exartum ou exsartum, participe passé substantivé de exsarire, supin exsartum, sarcler, dérivé du latin classique sarire = sarcler (Varron, Res Rusticae, 1, 18, 8), signifie : défrichement, lieu défriché (FEW, III, 318a) ; terre déboisée pour être défrichée.
Essarta, XIIe s. (Cartulaire de Vendôme, charte 479, p. 293, charte 480) ; Le fief, terre et seigneurie des Essarts, XVe s. (A.N.-P 648, n° 33bis, 38, 46) ; Les Essarts, XVIIe s. (A.N.-P 50, vol. 114, n° 145) ; Les Essards, 1740 (B.M. d'Orléans, Ms 995, fol. 119) ; Les Essarts, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Les Essards, 1834 (Cadastre).
Paroisse formée d'un défrichement de la forêt de Gâtine vers le XIe s., dont la seigneurie était le Haut-Plessis ou Plessis-Desrées.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune des Essarts est membre de la communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [49].
Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[7], en tant que circonscriptions administratives[7]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[50] et à la Troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[51].
- Les Essarts dans l'intercommunalité en 2016.
- Les Essarts dans l'arrondissement de Vendôme en 2016.
- Les Essarts dans le canton de Montoire-sur-le-Loir en 2016.
Politique et administration municipale
Conseil municipal et maire
Le conseil municipal des Essarts, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[52] avec liste ouvertes et panachage[53]. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[54].
Équipements et services
Eau et assainissement
L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[55].
Alimentation en eau potable
Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[56]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Couture-sur-Loir qui assure le service en le délégant à une entreprise privée, Suez[57].
Assainissement des eaux usées
En 2019, la commune des Essarts ne dispose pas d'assainissement collectif[58].
L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[59]. La communauté d'agglomération Territoires Vendômois assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[60].
Sécurité, justice et secours
La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Montoire-sur-le-Loir qui dépend du groupement de gendarmerie départementale de Loir-et-Cher installé à Blois[61].
En matière de justice, Les Essarts relève du conseil de prud'hommes de Blois, de la Cour d'appel d'Orléans (juridiction de Blois)[62], de la Cour d'assises de Loir-et-Cher, du tribunal administratif de Blois, du tribunal de commerce de Blois et du tribunal judiciaire de Blois[63].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[65].
En 2023, la commune comptait 108 habitants[Note 4], en stagnation par rapport à 2017 (Loir-et-Cher : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 41,7 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 58 hommes pour 48 femmes, soit un taux de 54,72 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,55 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

