Les Gets

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Les Gets
Les Gets
Les Gets vu du ciel.
Blason de Les Gets
Blason
Image illustrative de l’article Les Gets
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Chablais
Maire
Mandat
Philippe Vinet
2020-2026
Code postal 74260
Code commune 74134
Démographie
Gentilé Gêtois(es)
Population
municipale
1 227 hab. (2023 en évolution de −0,97 % par rapport à 2017)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 38″ nord, 6° 40′ 15″ est
Altitude Min. 900 m
Max. 1 820 m
Superficie 29,98 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Évian-les-Bains
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Les Gets
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Les Gets
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Les Gets
Liens
Site web lesgets-mairie.fr

Les Gets ([le ʒɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune a obtenu le label « commune touristique » en raison notamment de la présence d'une station de sports d'hiver, reliée au grand domaine des Portes du Soleil.

Communes limitrophes

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

Le village se trouve au niveau du col des Gets, séparant la vallée d'Aulps au nord de celle de Taninges au sud.

Situé en moyenne montagne (1 200 m), dans le massif du Chablais, le village est très arrosé. Les précipitations venant de l'ouest sont en effet encore chargées de leur eau en arrivant dans le nord des Alpes puisqu'elles n'ont pas été arrêtées par le Massif central.

Rose des vents La Côte-d'Arbroz Morzine Rose des vents
N
O    Les Gets    E
S
Taninges Verchaix

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 6,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 582 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 10,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 7,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 807,1 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station GETS (LES) (74) - alt : 1 172 m, lat : 46°09'31"N, lon : 6°40'13"E (à moins d'1 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
14,1
30.01.02
15,7
14.02.1958
20
29.03.1989
23,6
14.04.24
28,7
25.05.09
33,7
27.06.19
33,3
07.07.15
32,1
24.08.23
27,5
17.09.1975
24,7
07.10.09
20
02.11.20
19
16.12.1989
33,7
2019
Température maximale moyenne (°C) 2,4 3,4 7,1 11 15,4 19,4 21,6 21,2 16,7 12,6 6,6 2,9 11,7
Température moyenne (°C) −1,1 −0,8 2,5 6 10,2 14 16,1 15,8 11,9 8,1 2,8 −0,5 7,1
Température minimale moyenne (°C) −4,7 −4,9 −2 0,9 5,1 8,6 10,5 10,4 7 3,6 −1 −3,8 2,5
Record de froid (°C)
date du record
−24,9
16.01.1966
−21,8
15.02.1978
−21,3
06.03.1971
−15,8
06.04.1970
−9
03.05.1979
−2,7
03.06.1962
0,4
06.07.1965
0
31.08.1995
−3
23.09.1977
−9,4
25.10.03
−16,8
23.11.1965
−23,9
24.12.1962
−24,9
1966
Précipitations (mm) 166,8 136,8 137,3 122 159,9 151,5 148,6 147,3 134,6 147,2 157 198,1 1 807,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
95,3
12.01.1962
104,9
08.02.1966
91,4
20.03.1978
76,8
07.04.22
140,2
01.05.15
78,8
28.06.1974
68,9
13.07.1961
75,5
18.08.1960
128,2
21.09.1968
99,2
10.10.1981
139,8
13.11.1972
139,5
11.12.1997
140,2
2015
Source : « Fiche 74134002 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
2,4
−4,7
166,8
J
3,4
−4,9
136,8
F
7,1
−2
137,3
M
11
0,9
122
A
15,4
5,1
159,9
M
19,4
8,6
151,5
J
21,6
10,5
148,6
J
21,2
10,4
147,3
A
16,7
7
134,6
S
12,6
3,6
147,2
O
6,6
−1
157
N
2,9
−3,8
198,1
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Les Gets sont catégorisés bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Ils sont situés hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,4 %), prairies (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), zones urbanisées (5,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

La première mention des Gets remonte à 1275 avec Giz[10]. On trouve ensuite vers 1344 la forme Giez[10]. Au XIVe siècle, d'après la monographie d'Hippolyte Tavernier, on trouve les formes Gez, Gietz, Gyets[10],[11]. Les formes de l'article varient également Le ou Les Gets, Giet, Git[12].

Le toponyme qualifiant l'habitat et le milieu pastoral aménagé dérive probablement du bas latin, gistum qui désigne simplement un habitat pastoral ou un abri temporaire pour l'homme et les troupeaux en bonne saison, c'est-à-dire au sens ancien un gîte[10].

Mais il y a eu très tôt confusion avec l'activité de débardage hivernale qui consistait à jeter ou lancer des bois, c'est-à-dire gîter ou getter en ancien français, du haut des fortes pentes environnantes. Le mot « get(s) » désigne en francoprovençal un couloir par lequel on descend les bois coupés[11]. D'où l'hypothèse d'une filiation pour qualifier les pentes environnantes et de manière générique la montagne avec l'activité de getee en ancien français que l'on peut traduire par « jet ; abattis, coupe »[10]. Le professeur Charles Marteaux relève en 1918, que le verbe ancien français getter dérive du verbe classique jactāre qui a évolué en jettare[11], celui-ci donne plus tard en savoyard get désignant un « couloir pour la descente du bois en montagne », reprenant le sens donné par l'historien Hippolyte Tavernier, auteur d'une monographie sur les Gets (1886)[11]. Charles Marteaux considère qu'il s'agit de la même origine que pour la forme féminine du toponyme, La Giettaz[11].

Remarquons que les auteurs de Lieux en mémoire de l'alpe (1993) font une autre proposition exclusive, mais similaire à la première mentionnée, pour ce dernier toponyme, il désignerait « les espaces libres devant les chalets où l'on rassemble les troupeaux » qui se "jettent" ainsi à la pâture du giste[13].

Une autre tradition reposait sur un toponyme provenant de « l'établissement d'une colonie de juifs vers les XIIIe – XIVe siècle »[12].

La graphie de la commune s'écrit Lou Zhé selon la graphie de Conflans ou encore Los Jèts selon l'ORB[14].

Histoire

Pâturages des Gets tels qu'ils existaient au début du XXe siècle.
L'érosion des sols, début du XXe siècle.

La vallée de l'Arve semble habitée, dans sa partie nord, dès le Néolithique[15]. Le site semble occupé avant le XIIe siècle[12]. Maurice Bergoënd (1962) indique une première mention vers la fin du XIe siècle[16].

Période médiévale

Dans une monographie sur la commune, Maurice Bergoënd (1962) rappelle que « D'aucuns affirment que les premiers habitants des Gets furent des juifs »[17], l'historien et géographe Paul Guichonnet ajoutant qu'ils ont pu croire que le nom de « Les Gets » venaient de « Les Juifs »[18]. Les deux auteurs précisent que cette légende est récente et qu'il ne repose sur aucun fait historique[17],[18].

La première mention remonte à la première moitié du XIIe siècle avec une donation au prieuré de Contamine-sur-Arve (avant 1128)[12] ou encore une charte de l'abbaye d'Aulps (période 1135 et 1140). Parmi les confins cités, on cite la Crête qui domine les Gets[19]. Entre 1135 et 1185, une autre charte du même fonds d'archives mentionne « la chapelle et le cimetière » des Gets dans le règlement d'un litige entre l'abbaye d'Aulps et le prieuré bénédictin de Contamines[20].

La principale activité des Gets est l'agro-pastoralisme ainsi que la valorisation du bois utilisé comme matériau de construction et combustible.

Période contemporaine

En 1936, construction du téléski de la Boule avec des perches en bois et des guidons de vélos, les Gets deviennent une station de sports d'hiver et les premiers touristes arrivent dont beaucoup de genevois[21].

En 1947, elle est la première station en France à s'équiper d'un télésiège[22].

Politique et administration

Découpage territorial

Par arrêté préfectoral du , la commune est retirée de l'arrondissement de Bonneville et rattachée à l'arrondissement de Thonon-les-Bains[23].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Denis Bouchet    
mars 2001 mars 2008 Alain Boulogne ... ...
mars 2008   Henri Anthonioz ... ...
6 décembre 2024 en cours Philippe Vinet[24] ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Les habitants des Gets sont appelés les Getois[12]. La forme patoisante de ce gentilé est Lou Dédhé, pour les hommes, au féminin lé Dédhéte[12]. Les habitants ont parfois été surnommés les juifs en lien avec la fuite des juifs de Florence, chassés au XVe siècle[12].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2023, la commune comptait 1 227 habitants[Note 2], en évolution de −0,97 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 1581 5071 3331 3441 5451 5641 2141 2801 262
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 3061 2761 1841 2221 2101 1251 1501 0901 002
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
908853828819747765831857986
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 2023
1 0971 2871 3521 3321 3211 2541 2601 2151 227
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations sportives

  • Pass'Portes du Soleil : Randonnée à VTT qui accueille des milliers de participants[29].

Par le passé, la commune a accueilli en 2003 la 7e étape du Tour de France du centenaire passant par la côte des Gets, classé en 3e catégorie, juste avant de descendre vers Morzine. La côte fut franchie en tête par Richard Virenque lors de son échappée victorieuse. En 2023, la commune est pour la première fois ville de départ lors de la 15e étape du Tour de France 2023[30],[31].

En 2004 et 2022 s'y déroulent les Championnats Mondiaux de VTT[32] puis les Championnats de France de VTT en 2012[33].

En 2014, la côte des Gets est grimpée lors de la 7e étape du critérium du Dauphiné, franchie en tête par Yury Trofimov. Lors de la même compétition en 2019, la côte des Gets, classée en 3e catégorie, est grimpée lors de la dernière étape, franchie en tête par Julian Alaphilippe.

De 2016 à 2018, la station a accueilli trois éditions du Crankworx[34],[35],[36].

La course de La Grande Odyssée y a établi plusieurs étapes, notamment en 2019[37] et en 2022[38].

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival international de la musique mécanique : Événement bi-annuel chaque mois de juillet dont la 30éme édition a eu lieu en 2018[39],[40].

Économie

  • Immobilier : 6 877 €/m2, moyenne 2021[41].

Tourisme

Les Gets sont l'une des 48 communes classées « commune touristique » du département[42]. La station a obtenu plusieurs labels : « Famille Plus Montagne »[43] ; « Stations villages de charme » ; « Stations grands domaines » ; « Village de charme » et « Montagne douce »[44], ainsi que. Elle fait partie également des stations françaises ayant le label Top of the French Alps (TOTFA)[44].

En 2022, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 18 808 lits touristiques répartis dans 3 163 établissements[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 489 meublés ; 6 résidences de tourisme ; 18 hôtels ; un établissement d'hôtellerie de plein air et 8 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse ; soit 522 hébergements marchands et 2641 hébergements non marchands[45].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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