Les Grands Espaces
film sorti en 1958
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Les Grands Espaces (The Big Country) est un western américain réalisé par William Wyler, sorti en 1958.
Jean Simmons
Carroll Baker
Charlton Heston
Burl Ives
| Titre original | The Big Country |
|---|---|
| Réalisation | William Wyler |
| Scénario | Robert Wilder |
| Acteurs principaux |
Gregory Peck Jean Simmons Carroll Baker Charlton Heston Burl Ives |
| Pays de production |
|
| Genre | Western |
| Durée | 165 min |
| Sortie | 1958 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis
Le capitaine James McKay a quitté la marine, désireux de s'installer dans l'Ouest pour y rejoindre sa fiancée Pat Terrill qu'il a rencontrée sur la côte Est.
Très vite, il est confronté à des mœurs et des valeurs viriles qui ne sont pas les siennes, mais dans un premier temps ne s'en inquiète pas ou même s'en amuse. Il constate cependant que sa réserve déçoit sa fiancée, totalement sous l'emprise de son père, un grand propriétaire dominateur et violent.
Il est aussi mal accueilli par Steve Leech, le contremaître du ranch Terrill, secrètement amoureux de la jeune femme. Il se retrouve surtout mêlé à un grave conflit opposant le père de sa fiancée à Rufus Hannassey, un voisin plutôt rustre, chacun espérant éliminer l'autre en obtenant la terre de la belle institutrice Julie Maragon, où se trouve le principal point d'eau de la région. Les deux clans rivaux en ont besoin car ils vivent de l'élevage de grands troupeaux.
Happé dans cette impitoyable guerre de voisinage, James McKay, sorte d'anti-cow-boy, pacifiste[1], "opposé envers et contre tous à la violence", se dresse contre le "code d'honneur archaïque" qui sévit dans l'Ouest américain[1] et tente de trouver une solution au problème de la terre, avec la belle Julie Maragon.
Inspiration
William Wyler avait déjà remporté l’année précédente, en 1957, la Palme d'or au Festival de Cannes pour un autre western épique, "La Loi du Seigneur" (1956).
Coproduit par William Wyler et Gregory Peck, le film de 1958 est adapté d’un roman signé Donald Hamilton, le créateur de l’espion de fiction Matt Helm.
L'année suivante, William Wyler va récidiver dans le style épique et grandiose en dirigeant un autre grand succès commercial de l'époque, Ben-Hur (1959) avec en vedette Charlton Heston, un des acteurs principaux à l'origine du succès des "Grands espaces".
Fiche technique
- Titre : Les Grands Espaces
- Titre original : The Big Country
- Réalisation : William Wyler
- Scénario : James R. Webb, Sy Bartlett et Robert Wilder, adapté par Jessamyn West et Robert Wyler, d'après le roman The Big Country de Donald Hamilton
- Musique : Jerome Moross
- Photographie : Franz F. Planer
- Direction artistique : Frank Hotaling
- Décors : Edward G. Boyle
- Costumes : Emile Santiago et Yvonne Wood
- Réalisateurs seconde équipe : John Waters et Robert Swink
- Montage : Robert Belcher, John Faure et Robert Swink
- Conception du générique et de l'affiche : Saul Bass
- Production : William Wyler et Gregory Peck
- Société de production : United Artists, Anthony Productions et Worldwide Productions
- Pays de production :
États-Unis - Langue originale : anglais
- Format : 35 mm Technirama - 2,35:1 - Couleur par Technicolor - Son : mono
- Durée : 165 minutes
- Dates de sortie :
- Affiche : Saul Bass (États-Unis)
Distribution
- Gregory Peck (V.F : Jacques Harden) : James McKay
- Jean Simmons (V.F : Michele Bardollet) : Julie Maragon
- Carroll Baker (V.F : Janine Freson) : Patricia Terrill
- Charlton Heston (V.F : Claude Bertrand) : Steve Leech
- Burl Ives (V.F : Pierre Morin) : Rufus Hannassey
- Charles Bickford (V.F : Paul Bonifas) : Major Henry Terrill
- Alfonso Bedoya (V.F : Fernand Rauzena) : Ramón Gutierrez
- Chuck Connors (V.F : Raymond Loyer) : Buck Hannassey
- Chuck Hayward (V.F : Jacques Thebault) : Rafe Hannassey
- Buff Brady : Dude Hannassey
- Jim Burk : Blackie/Cracker Hannassey
- Dorothy Adams
- Chuck Roberson
- Bob Morgan
- John Mac Kee
- Jay Slim Talbot
Accueil
En 1959, peu après sa sortie, le film a une critique plutôt défavorable dans le quotidien français "Le Monde". Le jugeant bien fait mais trop long et trop moraliste, l'écrivain et critique de cinéma Jean de Baroncelli y estime "que la banalité et, par moments, la niaiserie de l'histoire" "n'aident pas à prendre patience"[2]. C'est cependant un succès en salles, avec 2,2 millions de spectateurs en France[3]. Sa critique avait également été sévère l'année précédente, pour le western précédent de William Wyler, "La Loi du Seigneur", une autre fresque épique à dimension sociale et humaniste, dotée elle aussi d'un héros pacifiste, tout en déclarant avoir aimé ses films précédents[4].
Par la suite, la mise en valeur des grands espaces américains a été saluée par la critique, et la musique qui les accomagne a été oscarisée[5],"[6]. Pour l'hebdomadaire culturel "Télérama", ce western "vaut surtout pour la beauté des paysages" car "les décors naturels sont superbes"[5].
Arte a de son côté salué un "classicisme formel", combiné à un propos du film qui "se distingue par son originalité", servi par un Gregory Peck, "éblouissant" et "entouré de seconds rôles tout aussi convaincants"[1].
Gregory Peck a joué "l’un de ses meilleurs rôles" dans ce "splendide western", a estimé le quotidien belge "Le Soir"[7]. Pour Clément Cuyer, le journaliste d'Allociné, ce "grand classique du cinéma" est aussi un "petit chef d'oeuvre" et une "merveille d'efficacité". Sur ce site spécialisé, la note moyenne des spectateurs était en avril 2026 de à 4,1 sur 5[3].
Influence
L'opposition de personnages qui domine les premières séquences du film, entre l'homme élégant venu de l'est et les cow-boys qui le rudoient dès son arrivée, a inspiré Morris et René Goscinny pour les premières séquences de leur album de BD de la série Lucky Luke, Le Pied-Tendre[réf. souhaitée].
Production
Le titre "Les grands espaces" fait référence à ceux de l’Arizona et de la Californie où fut tourné le film, en particulier le désert Mojave[1].
Le tournage a été difficile du fait du perfectionnisme de William Wyler et de ses constantes réécritures de scénario. Pas moins de sept scénaristes furent engagés pour écrire le script. "Nous apprenions nos répliques, puis on recevait une nouvelle version. On passait la nuit à l'apprendre et au matin, on recevait une version encore différente", a raconté l'actrice Jean Simmons, qui interprète la belle Julie Maragon, dans "Jean Simmons: Her Life and Career", la biographie que lui a consacrée Michelangelo Capua. Selon elle, le metteur en scène William Wyler avait pour habitude de s'acharner sur une victime à chaque film et elle en a fait les frais sur le tournage de celui-ci[3].
William Wyler était ami avant le tournage avec l'acteur principal Gregory Peck et après ils sont restés plusieurs années sans vouloir se parler[6]. L’acteur a même un jour dû quitter le tournage[8].
Pour approfondir
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à plusieurs domaines :