Les Jumeaux de Bergame

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Les Jumeaux de Bergame est un ballet-arlequinade en un acte de Théodore Lajarte, sur un livret de Charles Nuitter.

Nbre d'actes 1
Faits en bref Genre, Nbre d'actes ...
Les Jumeaux de Bergame
Description de cette image, également commentée ci-après
Gravure d’Adrien Marie pour la première.
Genre Ballet-arlequinade
Nbre d'actes 1
Musique Théodore Lajarte
Chorégraphie Louis-Alexandre Mérante
Livret Charles Nuitter
Langue
originale
français
Sources
littéraires
Les Jumeaux de Bergame de Jean-Pierre Claris de Florian (1782)
Création
Grand Casino de Paramé

Représentations notables

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Historique

Ballet-arlequinade en un acte, Les Jumeaux de Bergame sont créés, au cours de l'été , au Grand Casino de Paramé[1], sur un argument de Charles Nuitter d'après la comédie du même titre (1782) de Jean-Pierre Claris de Florian, dans une chorégraphie de Louis-Alexandre Mérante, sur une musique de Théodore Lajarte et dans des décors d'Amable et des costumes de Ludovic-Napoléon Lepic[2]. Les interprètes étaient quatre danseuses de l'Opéra, Marie Sanlaville, Berthe Bernay, Alice Biot et Augustine Gallay[3].

Ce ballet a ensuite été créé pour la première fois, le mardi , à l'Opéra Garnier associé à la Comédie-Française, à l’occasion d’une soirée de gala et de bienfaisance[a], avec comme interprètes, Julia Subra, dont c’était la première création à l’Opéra, Marie Sanlaville et Alice Biot, dans le rôle des jumeaux Arlequin ainé et cadet, Peppa Invernizzi, Isabelle Ottolini, entourées du corps de ballet entier. Mlle Désiré, Irma Violat, Augustine Gallay et Mlle Chabot représentaient les quatre grisettes, Mlle Keller et Marie Biot les pages, Caroline Grangé[5].

En dehors de celui de la boutique de la bouquetière, les décors sont empruntés à d'autres ouvrages : Tabarin, opéra d'Émile Pessard et Paul Ferrier, La Muette de Portici de Daniel-François-Esprit Auber et Eugène Scribe ou encore le Faust de Charles Gounod et Jules Barbier[6].

Distribution lors de la première

  • Coraline : Julian Subra.
  • Isabelle : Peppa Invernizzi.
  • Nérine : Ottolini.
  • Arlequin aine : Marie Sanlaville.
  • Arlequin cadet : Alice Biot.
  • Lélio : M. Vasquez.
  • Pantalon : F. Mérante.

Argument

Arlequin ainé aime Rosette et en est aimé. Serviteur dans une maison, il a rencontré Nérine qui s’est imaginé qu’Arlequin lui a donné son cœur, parce qu’il lui a fait des politesses. Lorsqu’Arlequin s’explique avec elle de manière à ne lui laisser aucun espoir, Nérine, offensée et jalouse, s’attache à ses pas et le menace de sa vengeance. Arlequin la quitte pour aller voir Rosette, et la presser de lui accorder sa main. Celle-ci lui dit qu’elle fait faire son portrait, et lui promet de le lui donner le soir même. Sur ces entremises, Arlequin cadet arrive de Bergame, pour voir son ainé, à Paris. Passant par hasard sous les fenêtres de Rosette, celle-ci le prend pour son amant, et lui donne le portrait. Aussitôt, Nérine, qui était aux aguets, se précipite sur Arlequin cadet qu’elle prend pour son ainé, et lui dérobe le portrait. Lorsque Arlequin ainé revient chercher le portrait promis par Rosette, cette dernière est bien certaine de le lui avoir déjà remis un instant auparavant. Fâchée, elle ne l’excuse qu’en raison du plaisir qu’il a dû ressentir en recevant ce précieux cadeau. L’arrivée d’Arlequin cadet et de Nérine met fin au quiproquo. Arlequin ainé peut enfin épouser Rosette, tandis que Nérine se console en accordant sa main à Arlequin cadet.

Réception

Le très vif succès des Jumeaux, lors de la première représentation, à Paramé[7], a entrainé une seconde représentation[8], les danses et la musique ayant beaucoup plu[9]. Lors de l’adaptation à l’Opéra, Julia Subra, dont c’était la première création à l’Opéra, a été applaudie. Peppa Invernizzi et Isabelle Ottolini ont été jugées tout à fait séduisantes, et Mlle Désiré, Irma Violat, charmantes[5]. En revanche Augustine Gallay et Mlle Chabot ont été jugées atroces, tandis que Caroline Grangé faisait « peine à voir[5] ».

Galerie

Iconographie

Edgar Degas a pu voir les répétitions en costumes du Casino de Paramé qui ont inspiré les premiers de la série des huit pastels représentant Arlequin datés de 1884 et 1885 et complétés vers 1890[10]. La première danseuse de l'Opéra de Paris, Marie Sanlaville, interprète du rôle d'Arlequin Senior, a également inspiré sa statuette en bronze Étude pour une danseuse en Arlequin[11].

Notes et références

Liens externes

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