Les Marches de l'Est

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Date de création
Les Marches de l'Est
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Lieu de publication
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ISSN
2015-013XVoir et modifier les données sur Wikidata

Les Marches de l'Est est une revue mensuelle française de littérature, d'art, d'histoire et de politique fondée en 1909. Elle tire son nom du mot marche qui désigne une région frontalière, ici avec l'Allemagne[1].

La revue Les Marches de l'Est est créée à l'été 1909 par Georges Ducrocq (1874-1927), après qu'il a cessé de faire paraitre la revue L'Austrasie[2]. Sa couverture est ornée d'une illustration de l'Empereur à la barbe fleurie, Charlemagne. L'écrivain lorrain nationaliste et fervent partisan de la revanche, Maurice Barrès en est le parrain et écrit la préface du premier numéro. Parmi les premiers collaborateurs de la revue, l'archéologue René Louis cite l'archéologue Maurice Toussaint, aux côtés de Jean-Marc Bernard et Fernand Baldensperger[3].

Au dos de la revue, une description précise que le but de celle-ci « est de rassembler les souvenirs épars des Marches du nord-est de la Gaule, et de montrer que ces pays frontières : Alsace, Lorraine, Luxembourg, Ardennes, Pays wallons, Suisse romande, désunis par les hasards des guerres et des traités, ont connu des gloires communes, ont toujours participé à la même civilisation. L'histoire politique et militaire, l'histoire de la littérature et de l'art des provinces comprises entre le Rhin et l'Escaut forment le champ d'action ouvert aux collaborateurs des marches de l'Est ». Son programme idéologique est par ailleurs précisé, la revue se qualifiant comme « un groupement littéraire d'écrivains français préoccupés du maintien et du rayonnement de la culture française, désireux de continuer une tradition nationale et de défendre le clair génie de leur race contre le germanisme envahissant »[4]. Liseuse écrit dans La Revue hebdomadaire que les collaborateurs de la revue ont pour but de « montrer qu'en dehors de son rôle militaire qu'elle doit à sa situation de frontière, la Lorraine et les pays qui l'avoisinent fournissent à la mère-patrie des littérateurs, des historiens, des artistes, un ensemble de talents et une effervescence d'idées dont le trésor intellectuel de la France gagnerait à s'enrichir. Le but de La Revue est précisément de mettre en valeur ces forces trop peu connues et d'éclairer l'opinion sur la vitalité de la frontière »[5].

Le dernier numéro de la revue parait en , à la veille de la Première Guerre mondiale. Georges Ducrocq qui s'engage volontairement pour combattre cesse sa publication et comme lui, de nombreux collaborateurs mobilisés partent au front. Le numéro de du Bulletin des écrivains de 1914-1918 rapporte que « la revue Les Marches de l'Est a déjà perdu au champ d'honneur neuf de ses rédacteurs : Marcel Droüet, Paul Drouot, Charles-Léon Bernardin, André Cambon, Georges Thellier de Poncheville, Maurice Sautai, Jean-Marc Bernard, le lieutenant Burckhard, le commandant Madelin »[6].

Collaborateurs de la revue

Publication d'ouvrages

Notes et références

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