Les Poings dans les poches
film de Marco Bellocchio, sorti en 1965
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Les Poings dans les poches (titre original : I pugni in tasca) est un film italien de Marco Bellocchio, sorti en 1965.
Paola Pitagora
Marino Masè
Liliana Gerace
Pierluigi Troglio
Jenny MacNeil
Irene Agnelli
| Titre original | I pugni in tasca |
|---|---|
| Réalisation | Marco Bellocchio |
| Musique | Ennio Morricone |
| Acteurs principaux |
Lou Castel Paola Pitagora Marino Masè Liliana Gerace Pierluigi Troglio Jenny MacNeil Irene Agnelli |
| Sociétés de production | Doria Cinematografica |
| Pays de production | Italie |
| Genre | drame |
| Durée | 105 minutes |
| Sortie | 1965 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Avec Prima della rivoluzione, Les Poings dans les poches est considéré comme un film précurseur des mouvements sociaux de 1968.
Synopsis
Dans une maison isolée de la province de Plaisance au nord de l'Italie, où vit une mère malvoyante et quatre enfants adultes, Alessandro, qui souffre d'épilepsie, est perdu entre cette mère diminuée, l'admiration de son grand frère Augusto, qui lui rêve de départ et d'indépendance dans la petite ville proche de Bobbio où vit sa fiancée Lucia et où il donne des cours de conduite; l'amour coupable qu'il voue à sa sœur Giulia, qui elle est jalouse de son frère Antonio parce qu'il fait quelque chose de sa vie, et le benjamin Leone, légèrement handicapé mental et également épileptique. Dans cette atmosphère étouffante et contraignante, Antonio, qui pour se décharger de certaines obligations envers la famille pour des transports en voiture, finit par fermer les yeux lorsque Alessandro lui confie qu'il a échoué son permis de conduire, en lui cédant tout de même la voiture pour accompagner le reste de la famille en ville ou au cimentière pour aller rendre hommage au père. Pour libérer la famille de cette mère trop dépendante, Alessandro, qui rêve de commencer un élevage de lapin, finit par la pousser dans un précipice. Plus tard, lorsque il avoue ce matricide à sa sœur lors de la veillée funèbre, cela ne provoque chez elle ni stupeur, ni colère, et ne le dénonce pas, voyant dans cet acte une certaine délivrance pour elle aussi. Antonio, quant à lui, ne montre pas d'animosité envers son frère pour cet accident, alors qu'il était chargé de l'accompagner au cimetière, parce qu'il tire profit également de cette situation pour se mettre en ménage avec Lucia, de plus en plus impatiente. Mais lorsque Alessandro assassine son frère Leone en le noyant dans la baignoire, sa sœur qui le découvre dans la salle de bain, se précipite pour prévenir Alessandro dans les combles où ils faisaient des travaux de peinture, et réalise en chemin que son frère a peut-être encore tué alors qu'il était sensé l'aider à prendre son bain et tombe sous le choc dans les escaliers. Alitée dans son lit et croyant tous qu'elle était peut-être paralysée des jambes, l'issue de son état étant encore incertain, Alessandro, qui exalté en écoutant dans une pièce voisine le passage Sempre libera tiré de La traviata de Giuseppe Verdi, subit une nouvelle crise d'épilepsie, l'appelle au secours, mais sa sœur Giulia, qui dans un premier temps pensait l'aider, ne sort pas de son lit et finit par l'abandonner à son sort, ce qui entraînera la mort de son frère.
Fiche technique
- Titre original : I pugni in tasca
- Titre français : Les Poings dans les poches
- Titre anglais : Fists in the Pocket
- Réalisation : Marco Bellocchio
- Décors : Rosa Sala
- Costumes : Gisella Longo
- Photographie : Alberto Marrama
- Montage : Silvano Agosti
- Musique : Ennio Morricone
- Production : Enzo Doria
- Société(s) de production : Doria Cinematografica
- Pays d'origine :
Italie - Langue : italien
- Format : Noir et Blanc
- Genre : drame
- Durée : 105 minutes
- Dates de sortie : (
Italie)
La version présentée depuis 2016 a été restaurée par la Cinémathèque de Bologne. Il y figure la scène du baiser entre Alessandro et Giulia qui n’avait pas été retenue par Bellocchio dans la version d’origine en raison de la possible censure d’une situation incestueuse dans l’Italie des années 1960[1].

Distribution
- Lou Castel : Alessandro
- Paola Pitagora : Giulia
- Marino Masè : Augusto
- Liliana Gerace (it) : la mère
- Pierluigi Troglio : Leone
- Jenny MacNeil : Lucia
- Irene Agnelli : Bruna
Critique
Sur le site « Allociné », ce film obtient, comme treize autres (à savoir : Les Moissons du ciel de Terrence Malick, Le Dictateur de Charlie Chaplin, Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, Il était un père de Yasujirō Ozu, L'Éventail de Lady Windermere d'Ernst Lubitsch, E.T., l'extra-terrestre de Steven Spielberg, Le Mécano de la « General » de Clyde Bruckman et Buster Keaton, El topo d'Alejandro Jodorowsky, In girum imus nocte et consumimur igni de Guy Debord, Mon oncle de Jacques Tati, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, Kagemusha, l'Ombre du guerrier de Akira Kurosawa, et Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog) la note critique maximale de cinq étoiles de la part de la presse. Dans ce « classement des meilleurs films de tous les temps » (un classement très provisoire, car il peut être remis en cause à chaque nouvelle prise en compte d'un titre de presse), il arrive en huitième position, n'ayant été, lui, noté que par cinq journaux (par comparaison, le premier de la liste Les Moissons du ciel s'est vu décerner cinq étoiles par dix titres de presse).