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Ligne du télégraphe Chappe de Paris à Toulon

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La ligne du télégraphe Chappe de Paris à Toulon est une liaison du télégraphe Chappe reliant Paris à Toulon. Il s'agit d'une des plus importantes réalisations du réseau télégraphique optique français au XIXe siècle. Elle constituait un axe stratégique majeur entre le gouvernement central et la principale base navale française de Méditerranée. Sous le Premier Empire, le réseau fut également étendu au-delà des Alpes afin de relier Paris aux territoires italiens contrôlés par Napoléon, jusqu’à Milan puis Venise[1]. Longue d’environ 1 200 kilomètres, cette ligne télégraphique entre Paris et Venise réduit considérablement les délais de transmission des informations entre Paris et l’Italie[2].

Faits en bref Villes desservies, Caractéristiques techniques ...
Ligne Paris-Lyon-Toulon
Ligne du télégraphe Paris-Toulon
Carte de la France
Tour centrale
Saint-Sulpice
Villejuif
Athis-Mons
Fleury-Mérogis
Vert-le-Grand
Champcueil
Fleury-en-Bière
Noisy-sur-École
La Chapelle-la-Reine
Puiselet, Saint-Pierre-lès-Nemours
Bougligny
Château-Landon
Girolles
Amilly
Château-Renard
Douchy
Chevillon
Villiers-sur-Tholon
Fleury n°3
Saint-Georges
Quenne
Saint-Cyr-les-Colons
Sacy
Massangis
Annoux
Pisy
Bard
Chevigny
Sainte-Colombe
Saffres
La Chaleur
Remilly Nord
La Cude
Bel-Air n°1
Dijon n°1
Dijon n°2
Bel Air n°2
Flavignerot
Concœur
Savigny
Bessey
Santosse
Saint-Sernin-du-Plain
Châtel-Moron
Marcilly-lès-Buxy
Collonge
Mary
Chevagny
Saint-Colombe
Château
Sologny
La Grange-du-Bois
Pruzilly
Chiroubles
Quincié
Marchampt
Montmelas
Thaizé
Marcy
Dardilly
Écully
Lyon n°1
Lyon n°3
Lyon n°2
Lyon n°4
Saint-Foy
Irigny
Communay
Seyssuel
Le Jardin
Saint-Mamert
Sonnay
Anneyron
Saint-Bonnet
Bren
Veaunes
Châteauneuf d'Isère
Valence n°1
Valence n°2
Valence n°3
Valence n°4
Étoile
Livron
Loriol
La Champt
Savasse
Rac
La Garde
Bollène
Mornas
Orange
Courthézon
Villeneuve-lès-Avignon
Avignon n°1
Avignon n°2
Montfavet
Gadagne
Cavaillon
Orgon
Lamanon
Salon-de-Provence
Lançon
Vitrolles
Les Pennes
La Pinède
Les Moulins, Marseille
Saint-Marcel
Aubagne
Roquefort
Ceyreste
La Cadière
Ollioules
Toulon n°1
Toulon n°2

Carte de la ligne.
Villes desservies Paris
Dijon
Lyon
Avignon
Marseille
Toulon
Caractéristiques techniques
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Contexte historique

La ligne du midi

À la suite des victoires de Napoléon Bonaparte lors de la Campagne d'Italie (1796-1797), la République française, favorise la création de républiques sœurs (cisalpine, ligure, etc.) de la France, tout en occupant militairement le Piémont[3].

Afin de permettre à Paris de communiquer rapidement avec l'Italie, le Directoire décida de lancer en l'an VII, une ligne du midi, et chargea en 1799 Claude Chappe de tracer une ligne passant par Lyon. Deux itinéraires étaient envisagés : l'un par Chambéry et le Mont-Cenis, l'autre par la vallée du Rhône et la côte méditerranéenne, desservant également Toulon[3]. Ce projet fut abandonné à la suite du Coup d'État du 18 Brumaire. La ligne ne fut effectuée que partiellement, et qui ne fut point mise en activité[4].

Quelques mois après le lancement des opérations de repérage des points culminants destinés à l'implantation des postes de la Ligne Paris-Brest, Claude Chappe fut rappelé d'urgence à Paris afin de participer à la mise en œuvre de cette ligne. La poursuite des travaux sur Paris-Brest fut alors confiée à plusieurs de ses adjoints, chargés d'en achever la réalisation sur le terrain[5].

La ligne du midi partait alors des tours de l’église Saint Sulpice à Paris, traversait l’Yonne et arrivait en Côte d’Or à Viserny.

« On se dispose à utiliser les télégraphes qui depuis près d’un mois sont ici en dépôt. Toutes les montagnes qui nous avoisinent ont été parcourues pour trouver des points convenables à ce genre de correspondance. On paraît s’être décidé à en ériger un sur le mont Afrique. On fait à ce sujet des dispositions qui assurent un placement prochain. Journal de Carion,  »

Interruption des travaux

Après examen des comptes, l’administration télégraphique se retrouve dans une situation financière extrêmement préoccupante. Soucieux de réduire les dépenses, le Premier Consul Napoléon Bonaparte engage alors une politique de rigueur budgétaire. Tandis que divers emplacements, parmi lesquels le Mont Afrique, font l'objet de prospections et que plusieurs postes sont déjà sortis de terre, les travaux de la ligne Paris–Lyon sont interrompus[6]. La liaison Strasbourg–Huningue est supprimée dès 1800, suivie peu après par celle reliant Lille à Dunkerque. Face à un déficit persistant, ces mesures s’avèrent toutefois insuffisantes et Bonaparte décide finalement, en 1802, de mettre l’ensemble du réseau télégraphique à l’arrêt[1]. Le , on sursoit à la continuation de la ligne qui s’arrête peu avant Dijon, à Corcelle-les-Monts[7]

Le financement

Les frères Chappe refusent toutefois l’abandon définitif du réseau et recherchent de nouvelles sources de financement susceptibles d’assurer sa pérennité. Le télégraphe constituant un monopole de l'État, son exploitation commerciale auprès du public n'est alors pas envisageable. Ils proposent finalement de mettre le réseau au service de la diffusion rapide des résultats de la Loterie nationale à destination de la presse, offrant ainsi une justification économique à son maintien. Cette solution convainc le gouvernement qui, le , revient sur sa décision de fermeture. Le financement du réseau par les recettes liées à la transmission des résultats de la Loterie est autorisé, les lignes télégraphiques sont remises en activité et l'extension de la liaison de Lille vers Bruxelles est ordonnée[1].

Le prolongement impérial vers l’Italie

Fort du télégraphe, appelé ainsi en raison d’une tour du télégraphe Chappe.

Le projet napoléonien

Lorsqu’il devient roi d'Italie en 1805, Napoléon souhaite disposer d’un moyen de communication rapide entre Paris et les territoires italiens de l’Empire. Il lance alors l’extension du réseau Chappe à travers les Alpes[1]. Devenu empereur des Français puis roi d’Italie en 1805, Napoléon Ier accorde une importance croissante aux communications rapides entre Paris et les territoires italiens placés sous son autorité. Le , il ordonne ainsi la construction d’une ligne télégraphique reliant Paris à Milan par Lyon et Turin, avec un prolongement ultérieur vers Mantoue afin de faciliter la transmission rapide des ordres militaires sur le front de l’Adige[1].

À la suite du décès de Claude Chappe, la réalisation de ce vaste projet est confiée à plusieurs hauts responsables de l’administration télégraphique, notamment Mathieu Xavier Durant, directeur de la ligne de Saint-Malo, Jean‑Pierre Rogelet, directeur de celle de Metz, ainsi qu’aux inspecteurs Jacques Jean Lair et Offroy[1]. La ligne est rapidement terminée jusqu'à Lyon : en s’écartant de Dijon, un nouveau tracé supprime la station du Mont Afrique mais crée celle du Plain de Suzâne à Fleurey[8].

Les moyens

Dans plusieurs localités, ingénieurs du télégraphe choisirent d’installer leurs appareils sur les toitures de bâtiments administratifs ou, plus exceptionnellement, au sommet de clochers d’églises nationalisées. Cette pratique, rendue possible par un décret de la Convention nationale, fut fréquemment mise en œuvre par l’administration télégraphique. L’Église catholique se montra notamment souvent hostile au développement du télégraphe optique. Certains y voyaient une atteinte symbolique à la médiation entre la terre et le ciel, dans un contexte où l’invention récente du paratonnerre avait déjà suscité de vives controverses. Cette opposition fut renforcée par le fait que de nombreux télégraphes étaient installés sur les clochers d’églises désaffectées pendant la Révolution française. Le Régime concordataire français ne contribua guère à apaiser les tensions, la coexistence entre le retour du culte dans les églises et le maintien des installations télégraphiques s’avérant souvent problématique[9]. Dans plusieurs localités, il adapte des clochers d'église afin d'y installer les mécanismes télégraphiques.

Comme sur la ligne Paris-Lille-Saint-Omer, la mise en place de la ligne bénéficie alors de pouvoirs exceptionnels lui permettant d'occuper des bâtiments publics, des clochers et diverses hauteurs stratégiques[10]. De nombreuses stations sont installées sur des édifices existants afin de réduire les coûts et d'accélérer les travaux.

Le parcours

L’axe principal suit approximativement le parcours : Paris → Lyon → Turin → Milan → Venise[11]. Cette réalisation représente alors l’un des plus ambitieux réseaux télégraphiques du monde.

Les travaux débutent par la remise en état des stations déjà établies, puis se poursuivent vers Lyon avant de franchir les Alpes en direction du Piémont et de la Lombardie[1]. L’avancement du chantier permet d’établir une liaison opérationnelle entre Paris et Turin dès 1807. Le réseau est ensuite étendu jusqu’à Milan en 1809, puis jusqu’à Venise en 1810.

Exploitation

Entre l'ouverture de la ligne de Milan (1807-1809) et les débuts de celle de Toulon en 1823, la liaison Paris-Lyon fonctionna sans direction intermédiaire entre Paris et Lyon. Cette organisation favorisait les retards, les pannes locales ou les erreurs de transmission pouvant affecter la ligne. La situation était aggravée par les fréquents brouillards présent sur la ligne qui interrompaient parfois les communications durant plusieurs jours[6]. L'un des points les plus vulnérables de la ligne Paris–Lyon, provient des perturbations causées par les brumes fréquentes au niveau de la Côte-d'Or. Le tracé initial de 1799 sera modifié par la suite dès 1807, puis dans la suite du XIXe siècle, par la redirection vers Semur-en-Auxois en 1823, puis Dijon en 1835.

« Journal de Carion, , « On prépare dans la cour de l’Hôtel de Ville plusieurs machines télégraphiques destinées à être placées ces jours-ci sur le coteau de Sézanne, près de la solitude de Notre Dame d'Étang. Il remplacera celui qu'on avait installé sur le Mont Afrique et qui n'offrait pas un point convenable à la correspondance. Un autre sera placé au Mantuan sur le territoire de Reulle[12] » »

Faits en bref Caractéristiques techniques, Schéma de la ligne ...
Côte-d'Or
Ligne variante 1799-1807
La Côte-d'Or
Carte de la Côte-d'Or
Pisy
Viserny
Sainte-Colombe
Saffres
Savranges
Mont-Afrique
Plain de Suzâne
Concœur
Savigny
Bessey
Santosse
Saint-Sernin-du-Plain

Carte de la ligne.
Caractéristiques techniques
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Système centralisé depuis Paris (1806)

Face aux difficultés logistiques engendrées par l’existence de quatre têtes de ligne télégraphiques vers Lille, Strasbourg, Brest et Milan, réparties sur trois sites distincts, l’administration décide de centraliser les opérations. L'Hôtel Villeroy, est choisi pour accueillir ce poste central. Occupé depuis septembre 1794 par les ateliers, magasins et le domicile de Claude Chappe, le bâtiment est équipé sur ses toits et terrasses des installations nécessaires aux transmissions. Chaque ligne est exploitée par deux stationnaires. Le système centralisé entre en service en 1806[13].

Vers Toulon

Le projet initial

Le projet de raccorder Toulon au réseau télégraphique Chappe remonte au Directoire, mais il demeura sans suite. Sous le Premier Empire, Napoléon Ier relança cette ambition dans le cadre d'un vaste programme visant à relier télégraphiquement les principaux ports de l'Empire. Malgré l'intérêt stratégique d'une telle liaison, notamment pour la mise en œuvre du blocus continental, le projet n'aboutit pas[6].

Le projet

Chateaubriand, ambassadeur.

« Au moment où je vous écris (8 avril), je n'ai point encore de nouvelles de mon courrier à cheval annonçant la mort du Pape (10 février !), et pourtant le pape est déjà couronné, Léon XII est oublié ...., et j'ignore si vous savez même à Paris qu'il y a un nouveau pontife ! (...)J'en étais là de ma lettre lorsqu'un courrier qui m'arrive de Gênes m'apporte une dépêche télégraphique de Paris à Toulon (...) La rapidité de ces communications est prodigieuse ; mon courrier est parti le 31 mars, à 8 heures du soir, et le 8 avril, à 8 heures du soir, j'ai reçu la réponse de Paris. »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, 1848/1850.

Après la chute du Premier Empire, les frères Chappe militèrent activement pour la création d’une grande ligne reliant Paris à la Méditerranée. Le , Ignace et Pierre François Chappe présentent au nouveau ministre de la Guerre un état des lieux du réseau télégraphique. À cette occasion, ils soumettent un projet visant à prolonger la ligne Paris–Lyon jusqu’à Marseille et Toulon, afin d’assurer une liaison rapide avec les principaux ports militaires de la Méditerranée[14]. Cette proposition n’est toutefois pas retenue par le gouvernement de la Restauration, qui choisit de ne pas engager les travaux envisagés.

Face à la faiblesse persistante du trafic télégraphique, les frères Chappe cherchent à élargir les débouchés du réseau en plaidant pour son extension vers les grands ports commerciaux et militaires[14]. Ils soumettent à plusieurs reprises des projets prévoyant le prolongement de la ligne de Lyon vers la Méditerranée ainsi que la création de nouvelles liaisons reliant Paris aux principaux ports de la façade atlantique, notamment Bordeaux. Toutefois, les décisions gouvernementales tardent à être prises et ces projets demeurent longtemps sans suite[14].

La décision

Confrontée aux mouvements libéraux et nationaux qui se développent en Europe du Sud, le gouvernement de la Seconde Restauration autorisa finalement en juin 1821 le prolongement de la ligne existante vers Marseille et Toulon[6]. Le gouvernement presse alors les frères Chappe de réaliser ce prolongement dans les meilleurs délais. Six mois plus tard, la liaison télégraphique est effectivement mise en service[6]. La nouvelle liaison fut mise en service le [1]. Elle comportait environ une cinquantaine de nouveaux postes pour le seul prolongement méridional, intégrés au réseau national[1].

L'exploitation

Faits en bref Caractéristiques techniques, Schéma de la ligne ...
Côte-d'Or
Ligne variante 1823
Semur-en-Auxois
Carte de la Côte-d'Or
Pisy
Bard (1826)
Chevigny n°1 (1817)
Chevigny n°2 (1823)
Semur-en-Auxois (1823-1835)
Sainte-Colombe
Saffres
La Chaleur
Remilly Sud (1823-1835)
Poisot (1823-1835)
Concœur
Savigny
Bessey
Santosse
Saint-Sernin-du-Plain

Carte de la ligne.
Caractéristiques techniques
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Le site de Saint-Just occupait une position stratégique dans le réseau télégraphique depuis Lyon. En effet, depuis 1821, deux télégraphes implantés côte à côte sur la colline de Fourvière encadraient la Direction de Lyon. Cette dernière assurait le contrôle et la validation des signaux avant leur transmission vers les principales branches du réseau, en direction de Paris au nord ou de Toulon au sud[6].

Afin d'améliorer la fiabilité des transmissions sur la ligne Paris-Lyon, l'administration du télégraphe crée en 1823 une direction intermédiaire à Semur-en-Auxois. Située à mi-parcours entre les deux villes et proche du poste de Chevigny, elle permet de mieux contrôler la circulation des dépêches et de limiter les perturbations causées par les brouillards fréquents de la Côte-d'Or. Cette réorganisation s'accompagne de l'installation d'un second télégraphe à Chevigny, suivant le modèle implanté à Lyon, afin d'assurer une meilleure continuité du service[6]. En 1835, la direction de Semur-en-Auxois est supprimée et ses attributions sont transférées à Dijon.

Faits en bref Caractéristiques techniques, Schéma de la ligne ...
Côte-d'Or
Ligne variante 1835
Dijon
Carte de la Côte-d'Or
Pisy
Bard (1826)
Chevigny n°1 (1817)
Sainte-Colombe
Saffres
La Chaleur
Remilly Nord (1835)
La Cude
Bel-Air n°1
Dijon n°1
Dijon n°2
Bel Air n°2
Flavignerot
Concœur
Savigny
Bessey
Santosse
Saint-Sernin-du-Plain

Carte de la ligne.
Caractéristiques techniques
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Changements à Paris

Tour Chappe à Paris, 103 rue de Grenelle (7e arrondissement.

À partir de 1831, l'abandon de l'Hôtel Villeroy est sérieusement envisagé en raison de l’état dégradé de ses toitures, dont la réfection nécessite d’importants travaux. Dans le cadre d’une réorganisation administrative, le ministère de l’Intérieur décide de regrouper à proximité de son siège les services placés sous son autorité. De nouveaux immeubles administratifs du télégraphe sont ainsi édifiés au 103, rue de Grenelle. Au centre de cet ensemble, une tour télégraphique est conçue pour répondre aux besoins de l’administration des lignes télégraphiques[13]. Véritable centre névralgique du réseau, elle est la seule installation de ce type en France à être équipée de cinq machines télégraphiques[13]. Après quatre années d’études et de travaux, le nouveau poste central entre en service à la fin du mois de décembre 1841.

Importance stratégique

Toulon était alors le principal arsenal militaire français en Méditerranée. Grâce au télégraphe, le gouvernement pouvait : transmettre rapidement des ordres à la flotte ; recevoir des informations sur les opérations navales ; coordonner les mouvements militaires ; gérer les crises diplomatiques en Méditerranée[1].

Le trajet Paris–Toulon, qui demandait auparavant plusieurs jours par courrier ou diligence, pouvait être parcouru télégraphiquement en seulement quelques heures[15].

Fin de la ligne

L'apparition du télégraphe électrique transforma profondément les communications françaises. Plus rapide, moins dépendant de la visibilité et transmissible de nuit comme de jour, il rend progressivement le système Chappe obsolète[1]. La ligne de Toulon cesse ses transmissions le , tandis que l’ensemble du réseau français disparaît officiellement vers 1854[15].

Héritage

Les lignes Paris–Toulon et Paris–Turin–Milan–Venise représentent deux des réalisations les plus spectaculaires de la télégraphie optique européenne. Elles illustrent la première tentative d’établir un réseau continental de communication rapide contrôlé par un État centralisé[11].

Pendant longtemps, la présence de cette infrastructure n'a subsisté dans la mémoire locale qu’à travers quelques toponymes évocateurs, tels que le col du Télégraphe et le fort du Télégraphe à Valloire, ou encore la pointe du Télégraphe à Saint-Julien-Mont-Denis. Ces appellations constituent aujourd’hui encore des témoignages de l’implantation de la ligne télégraphique Chappe à travers les Alpes, l’un des ouvrages les plus remarquables du réseau impérial[2].

Directeurs du télégraphe

  • Semur-en-Auxois[6]
    • Cornilleau
    • Auguste-Jean de Conseil
    • Magol (1827)
    • Louis-Joseph Rogelet (1831-1833)
    • Mathieu-Xavier Kelsch (1833-1834)
    • Offroy jeune (1834)
    • Mathieu-Xavier Kelsch (1834-1835)
  • Dijon[6]
    • Mathieu-Xavier Kelsch (1835)
    • Chereil de la Rivière
    • Lespagnol
    • Estival

Stations de la ligne Paris-Toulon

L'emplacement des stations est aujourd’hui relativement bien documenté. Les cadastres établis à l’époque en attestent l’existence et en indiquent la localisation[16]. Toutefois, la qualité variable des relevés cartographiques historiques limite parfois la précision de ces informations, d’autant que de nombreux vestiges ont depuis totalement disparu[16].

Les stations sont généralement désignées d’après le relais de poste à chevaux le plus proche. En revanche, la localisation exacte des mécanismes mobiles associés à certaines ramifications du réseau demeure parfois sujette à incertitude[16].

Davantage d’informations Sur tour ronde, Sur tour carrée ...
Légende
Sur tour ronde Sur tour carrée Clocher Sur tour forme pyramidale
●■◬▲
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Secteur Paris - Dijon (1799-1805)

Davantage d’informations Tour, Forme ...
Tour FormeCommuneDépartementÉtat Coordonnées[17] Remarques
Tour centrale ■7e arrondissementParis48° 51′ 24″ nord, 2° 19′ 07″ estno 103 rue de Grenelle
Saint-Sulpice ◬6e arrondissementParis48° 51′ 03″ N, 2° 20′ 03″ EÉglise Saint-Sulpice de Paris
Villejuif ■VillejuifVal-de-Marne48° 47′ 47″ N, 2° 22′ 11″ E
Athis-Mons ▲Athis-MonsEssonne48° 42′ 42″ N, 2° 22′ 54″ E
Fleury-Mérogis ■Fleury-MérogisEssonne48° 37′ 36″ N, 2° 22′ 06″ ELe Télégraphe
Vert-le-Grand ●Vert-le-GrandEssonne48° 34′ 39″ N, 2° 22′ 44″ EBois du Télégraphe
Champcueil ■ChampcueilEssonne48° 30′ 04″ N, 2° 28′ 07″ ELe Télégraphe
Fleury-en-Bière ■Fleury-en-BièreSeine-et-Marne48° 26′ 53″ N, 2° 30′ 48″ E
Noisy-sur-École ■Noisy-sur-ÉcoleSeine-et-Marne48° 23′ 41″ N, 2° 32′ 48″ E
La Chapelle-la-Reine ■La Chapelle-la-ReineSeine-et-Marne48° 19′ 13″ N, 2° 34′ 54″ E
Puiselet, Saint-Pierre ■Saint-Pierre-lès-NemoursSeine-et-Marne48° 15′ 42″ N, 2° 39′ 03″ E
Bougligny (Quenouville) ■BouglignySeine-et-Marne48° 12′ 09″ N, 2° 40′ 31″ EProche le Télégraphe
Château-Landon ■Château-LandonSeine-et-Marne48° 09′ 00″ N, 2° 41′ 36″ E
Girolles ◬GirollesLoiret48° 03′ 41″ N, 2° 42′ 58″ E
Amilly ◬AmillyLoiret47° 58′ 26″ N, 2° 44′ 45″ E
Château-Renard ■Château-RenardLoiretDétruit47° 55′ 17″ N, 2° 54′ 08″ ELe Télégraphe, Impasse du Télégraphe, Les Liziards
Douchy ■Douchy-MontcorbonLoiret47° 56′ 30″ N, 3° 04′ 33″ ELe Télégraphe
Chevillon ■Charny Orée de PuisayeYonne47° 55′ 46″ N, 3° 10′ 52″ E
Villiers-sur-Tholon ■MontholonYonne47° 53′ 33″ N, 3° 17′ 40″ E
Fleury n°3 ■Fleury-la-ValléeYonne47° 51′ 47″ N, 3° 27′ 25″ E
Saint-Georges ■Saint-Georges-sur-BaulcheYonne47° 48′ 06″ N, 3° 32′ 42″ E
Quenne ?QuenneYonne47° 46′ 00″ N, 3° 39′ 15″ ELe Télegraphe
Saint-Cyr-les-Colons ■Saint-Cyr-les-ColonsYonne47° 44′ 04″ N, 3° 44′ 03″ ELe Télégraphe
Sacy ■VermentonYonne47° 41′ 15″ N, 3° 48′ 41″ ELe Télégraphe
Massangis ■MassangisYonne47° 38′ 11″ N, 3° 56′ 33″ E
Annoux ■AnnouxYonneRestaurée et fonctionnelle[18]47° 36′ 41″ nord, 4° 03′ 02″ estAnciennement, tour à Blacy
Pisy ■PisyYonne47° 33′ 41″ N, 4° 08′ 57″ E
Bard ■CorsaintCôte-d'Or47° 32′ 25″ N, 4° 12′ 49″ E
Chevigny ■MilleryCôte-d'Or47° 30′ 52″ N, 4° 20′ 39″ EMontagne du Télégraphe
Sainte-Colombe ■Sainte-Colombe-en-AuxoisCôte-d'Or47° 25′ 34″ N, 4° 26′ 45″ E
Saffres ●SaffresCôte-d'Or47° 22′ 39″ N, 4° 35′ 16″ E
La Chaleur ●VieilmoulinCôte-d'Or47° 19′ 13″ N, 4° 40′ 20″ E
Remilly Nord ●Remilly-en-MontagneCôte-d'Or47° 17′ 50″ N, 4° 44′ 36″ E
La Cude ●Velars-sur-OucheCôte-d'Or47° 18′ 12″ N, 4° 54′ 01″ EPrès de l'actuel monument à Notre-Dame d'Étang
Bel Air n°1 ●Plombières-lès-DijonCôte-d'Or47° 19′ 53″ N, 4° 57′ 46″ Eà 1 km environ au Nord-Ouest de Bel Air n°2
Dijon n°1, Tour Philippe le Bon ●DijonCôte-d'Or47° 19′ 19″ N, 5° 02′ 30″ EPalais des Ducs et des Etats de Bourgogne
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Secteur Massangis - Tonnerre (1850)

Davantage d’informations Tour, Forme ...
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Secteur Dijon - Besançon (1840)

Secteur Dijon - Lyon (1799-1805)

Davantage d’informations Tour, Forme ...
Tour FormeCommuneDépartementÉtatCoordonnées[17]Remarques
Dijon n°2, Tour Philippe le Bon ●DijonCôte-d'Or47° 19′ 19″ N, 5° 02′ 30″ EPalais des Ducs et des Etats de Bourgogne
Bel Air n°2 ●Fort de la Motte-GironCôte-d'Or47° 18′ 52″ N, 4° 59′ 08″ E2 stations de télégraphe
Flavignerot ●FlavignerotCôte-d'Or47° 16′ 03″ N, 4° 55′ 40″ ELe Télégraphe
Concœur ●Curtil-VergyCôte-d'Or47° 10′ 32″ N, 4° 54′ 34″ ETélégraphe de Mantuan
Savigny ●FusseyCôte-d'Or47° 07′ 27″ N, 4° 47′ 42″ E
Bessey ●Bessey-en-ChaumeCôte-d'Or47° 04′ 51″ N, 4° 44′ 31″ E
Santosse ●SantosseCôte-d'Or46° 59′ 53″ N, 4° 39′ 09″ EMont Panterre
Saint-Sernin-du-Plain ■Saint-Sernin-du-PlainSaône-et-Loire46° 54′ 14″ N, 4° 36′ 53″ E
Châtel-Moron ■Châtel-MoronSaône-et-Loire46° 47′ 44″ N, 4° 38′ 36″ E
Marcilly-lès-Buxy ●Marcilly-lès-BuxySaône-et-Loire46° 43′ 55″ N, 4° 34′ 16″ E
Collonges ■Collonge-en-CharollaisSaône-et-LoireDétruit46° 39′ 19″ N, 4° 31′ 56″ E
Mary ▲MarySaône-et-Loire46° 37′ 03″ N, 4° 30′ 46″ E
Chevagny-sur-Guye ■Le Rousset-MarizySaône-et-Loire46° 32′ 57″ N, 4° 28′ 47″ E
Saint-Colombe ■Saint-Martin-de-SalenceySaône-et-Loire46° 30′ 04″ N, 4° 29′ 00″ E
Château ■ChâteauSaône-et-Loire46° 25′ 37″ N, 4° 35′ 09″ E
Sologny ▲SolognySaône-et-Loire46° 21′ 50″ N, 4° 39′ 37″ E
La Grange du Bois ▲CenvesRhône46° 17′ 10″ N, 4° 41′ 28″ EAncien Télégraphe
Pruzilly ●PruzillySaône-et-Loire46° 15′ 51″ N, 4° 41′ 11″ ETélégraphe
Chiroubles ■ChiroublesRhôneDétruit46° 11′ 32″ N, 4° 38′ 16″ EMonument commémoratif installé en 2012.
Quincié ■Quincié-en-BeaujolaisRhône46° 07′ 27″ N, 4° 35′ 50″ E
Marchampt ▲MarchamptRhône46° 05′ 17″ N, 4° 34′ 30″ E
Montmelas ◬Montmelas-Saint-SorlinRhône46° 01′ 07″ N, 4° 36′ 08″ EChapelle de Saint-Bonnet[19]
Theizé ●TheizéRhôneTour45° 56′ 41″ N, 4° 36′ 43″ E
Marcy ■MarcyRhôneRestaurée et fonctionnelle 45° 54′ 47″ nord, 4° 41′ 01″ estInscrit aux Monuments Historiques
Dardilly ■DardillyRhône45° 49′ 31″ N, 4° 44′ 48″ EFort du Paillet
Écully ●ÉcullyRhône45° 47′ 39″ N, 4° 46′ 15″ E
Lyon n°1, Saint-Just ?Saint-Just, quartier de LyonRhône45° 45′ 30″ N, 4° 49′ 00″ EMontée du Télégraphe
Lyon n°3, ancienne préfecture ?LyonRhône45° 45′ 37″ N, 4° 50′ 02″ EPlace des Jacobins
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Secteur Mary - Chalon-sur-Saône (1850)

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Tour FormeCommuneDépartementÉtatCoordonnées[17]Remarques
Mary ▲MarySaône-et-Loire46° 37′ 03″ N, 4° 30′ 46″ E
Saint-Martin-du-Tartre ■Saint-Martin-du-TartreSaône-et-Loire46° 38′ 12″ N, 4° 36′ 41″ E
Montagne-de-Buxy ●Montagny-lès-BuxySaône-et-Loire46° 43′ 18″ N, 4° 40′ 25″ EMont de la Chaume
Montagne-de-Givry ●GivrySaône-et-Loire46° 47′ 01″ N, 4° 42′ 04″ E
Châtenoy-le-Royal ●Châtenoy-le-RoyalSaône-et-Loire46° 48′ 07″ N, 4° 48′ 28″ E
Chalon-sur-Saône ●Chalon-sur-SaôneSaône-et-Loire46° 47′ 01″ N, 4° 50′ 53″ EImplantée dans la « maison Belleville », rue de la Colombière[20]. Actuellement 6, place de la République[21].
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Secteur Lyon - Avignon (1821)

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Tour FormeCommuneDépartementÉtatCoordonnées[17]Remarques
Lyon n°2, rue Bourbon ?LyonRhône45° 45′ 41″ N, 4° 50′ 07″ ERue Bourbon, actuelle Rue de la République
Lyon n°4, Saint-Just ?Saint-Just, quartier de LyonRhône45° 45′ 30″ N, 4° 49′ 02″ EMontée du Télégraphe
Saint-Foy ▲Sainte-Foy-lès-LyonRhôneRestaurée et fonctionnelle 45° 44′ 06″ nord, 4° 48′ 08″ estLogo monument historique Inscrit MH (1987)
Irigny ◬IrignyRhône45° 40′ 20″ N, 4° 49′ 24″ E Située sur l'église.
Communay ▲CommunayRhône45° 36′ 43″ N, 4° 49′ 59″ ELe Télégraphe
Seyssuel ▲SeyssuelIsère45° 33′ 16″ N, 4° 50′ 56″ EChemin du Télégraphe
Le Jardin ▲JardinIsère45° 29′ 15″ N, 4° 53′ 37″ ELe Télégraphe
Saint-Mamert ▲Les Côtes-d'AreyIsère45° 26′ 57″ N, 4° 54′ 17″ E
Sonnay ▲SonnayIsère45° 22′ 04″ N, 4° 54′ 07″ E
Anneyron ▲AnneyronDrôme45° 15′ 20″ N, 4° 54′ 30″ E
Saint-Bonnet ▲Châteauneuf-de-GalaureDrôme45° 13′ 46″ N, 4° 56′ 06″ E
Bren ▲BrenDrôme45° 09′ 03″ N, 4° 56′ 30″ E
Veaunes ▲Chanos-CursonDrôme45° 04′ 23″ N, 4° 55′ 09″ E
Châteauneuf d'Isère ▲Châteauneuf-sur-IsèreDrôme45° 00′ 27″ N, 4° 57′ 05″ EChemin du Télégraphe
Valence n°1 ?ValenceDrôme44° 56′ 30″ N, 4° 54′ 16″ EChâteau Mouchet
Valence n°2 ?ValenceDrôme44° 56′ 29″ N, 4° 54′ 17″ EChâteau Mouchet
Valence n°3 ?ValenceDrôme44° 54′ 35″ N, 4° 53′ 27″ EInstallée sur la tour des Beaumes[22]
Valence n°4 ?ValenceDrôme44° 55′ 56″ N, 4° 53′ 26″ E48, Grande rue
Étoile ▲Étoile-sur-RhôneDrômeRestitué44° 50′ 36″ N, 4° 53′ 44″ EChemin du Télégraphe
Livron ●Livron-sur-DrômeDrôme44° 46′ 08″ N, 4° 50′ 48″ E
Loriol ▲CliousclatDrôme44° 43′ 50″ N, 4° 51′ 41″ EMont Brian
La Champt[23] ▲La CoucourdeDrôme44° 39′ 11″ N, 4° 48′ 39″ E
Savasse ▲SavasseDrôme44° 36′ 49″ N, 4° 46′ 44″ E
Rac ▲MalataverneDrôme44° 28′ 18″ N, 4° 43′ 25″ E
La Garde ▲La Garde-AdhémarDrôme44° 24′ 02″ N, 4° 45′ 32″ ELa Crete des Buissieres
Bollène ▲BollèneVaucluse44° 19′ 22″ N, 4° 45′ 43″ E
Mornas ●UchauxVaucluse44° 12′ 40″ N, 4° 46′ 57″ E
Orange ▲OrangeVaucluse44° 07′ 55″ N, 4° 48′ 32″ E
Courthézon ▲Châteauneuf-du-PapeVaucluse44° 03′ 40″ N, 4° 51′ 42″ EAncien Télégraphe
Villeneuve-lès-Avignon ●Villeneuve-lès-AvignonGardDisparue 43° 59′ 35″ N, 4° 48′ 27″ EÉdifice dit "Château Pointu"[17],[24]
Avignon n°1 ●AvignonVaucluseDisparueQuartiers ouest d'Avignon[25]
◬ Disparue 43° 57′ 11″ N, 4° 48′ 28″ E Rocher des Doms[26]
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Secteur Avignon - Toulon (1821)

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Tour FormeCommuneDépartementÉtatCoordonnées[17]Remarques
Avignon n°2 ?AvignonVaucluse43° 57′ 11″ N, 4° 48′ 28″ ERocher des Doms[26]
Montfavet ◬MontfavetVaucluseDisparue43° 56′ 09″ N, 4° 52′ 16″ E Clocher de l'Église Notre-Dame-de-Bon-Repos[27]
Gadagne ◬Châteauneuf-de-GadagneVaucluseDisparue43° 55′ 44″ N, 4° 56′ 37″ E Clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste[25]
Cavaillon ■CavaillonVaucluse43° 50′ 43″ N, 5° 02′ 04″ E
Orgon ●OrgonBouches-du-RhôneVestiges43° 46′ 06″ N, 5° 02′ 59″ E
Lamanon ●LamanonBouches-du-Rhône43° 42′ 16″ N, 5° 05′ 03″ E
Salon ▲Salon-de-ProvenceBouches-du-Rhône43° 39′ 10″ N, 5° 07′ 42″ E
Lançon ■Lançon-ProvenceBouches-du-RhôneRestaurée en 2012[28]43° 33′ 38″ N, 5° 09′ 23″ E
Vitrolles ■VitrollesBouches-du-RhôneRuines[29]43° 28′ 38″ N, 5° 15′ 11″ E
Les Pennes ■Les Pennes-MirabeauBouches-du-Rhône43° 23′ 19″ N, 5° 18′ 56″ E
La Pinède ■Les Pennes-MirabeauBouches-du-RhôneDétruit43° 19′ 44″ N, 5° 21′ 29″ ETraverse du Télégraphe[30],[31] (Cap Pinède)
Les Moulins, Marseille ?MarseilleBouches-du-Rhône?43° 17′ 56″ N, 5° 22′ 08″ EQuartier du Panier[32]
Marseille n°1 ?MarseilleBouches-du-Rhône
Marseille n°2 ?MarseilleBouches-du-Rhône
Marseille n°3 ?MarseilleBouches-du-Rhône
Marseille n°4 ?MarseilleBouches-du-Rhône
Saint-Marcel ●Marseille (Saint-Marcel)Bouches-du-RhôneRuines43° 17′ 33″ N, 5° 28′ 02″ EPetit Saint-Marcel
Aubagne ●AubagneBouches-du-RhôneSoubassement[33]43° 16′ 08″ N, 5° 32′ 09″ E
Roquefort ▲Roquefort-la-BédouleBouches-du-RhôneDétruit43° 14′ 32″ N, 5° 38′ 10″ ECabanon du Marquis
Ceyreste ▲CeyresteBouches-du-RhôneRuines[34]43° 13′ 45″ N, 5° 39′ 50″ E
La Cadière ▲La Cadière-d'AzurVarDisparu43° 10′ 34″ N, 5° 44′ 44″ EColline de Pibarnon
Ollioules ▲OllioulesVarVestige restauré43° 09′ 12″ N, 5° 51′ 18″ E
Toulon n°1 ●ToulonVarDétruit43° 06′ 38″ N, 5° 56′ 45″ EFort Lamalgue
Toulon n°2 ●ToulonVarDétruit43° 07′ 21″ N, 5° 55′ 40″ ETour de l'Horloge
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Notes et références

Voir aussi

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