Saint-Marcel (Marseille)
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L'occupation du site de Saint-Marcel a une origine très ancienne. Des abris sous roche datant du Paléolithique ont été mis au jour sur le flanc nord du « baou de Saint-Marcel », sur la rive droite de l'Huveaune.
Aux environs de l'an 600 avant notre ère, une communauté de segobriges (celto-ligures) construit un village fortifié sur le plateau, qui domine la vallée là où elle est la plus étroite, resserrée entre les collines du massif de Saint-Cyr et les contreforts du massif du Garlaban. Cet oppidum, le plus ancien de la région, contrôlait les passages entre la colonie grecque de Massalia et l'est de la Provence. Renforcé à plusieurs reprises, il avait une activité économique importante comme en témoignent les traces de constructions, de voirie, et les restes de poterie retrouvés récemment. Il a été le plus longtemps occupé, puisqu'il ne fut détruit par les Romains qu'à la fin du IIe siècle av. J.-C.[1]
À la fin du XIVe siècle, la seigneurie de Saint-Marcel, partie de la baronnie d’Aubagne, était propriété de François des Baux, qui la légua à sa nièce Alix. Odon de Villars, époux et tuteur d'Alix, en fit donation en 1402 à son neveu Philippe de Lévis, dans le cadre du règlement d'un accord avec Raymond de Turenne[2],[3].
Toponymie
L'origine du nom du village n'est pas sûre[4], il est possible que Marcel soit une déformation de Marcelie à l'époque où ce nom tendait à se substituer à celui de Massilia[5]. Marcelie dériverait de Castellum Massilliense, nom du château qui était implanté sur la rive sud de l'Huveaune. Le préfixe Saint aurait été accolé, comme ce fut le cas très souvent en Provence, au moment de l'engouement religieux de l'ensemble de la région.