Ligue française contre la vivisection
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La Ligue française contre la vivisection (LFCV) est une association à but non lucratif créée en 1956 et entièrement vouée à la cause commune de respect dû à l'Humain et à l'Animal.
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LFCV |
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Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France) |
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| SIREN | |
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| OpenCorporates |
Historique
Au milieu du XIXème siècle, le mouvement antivivisectionniste se développe en France et en Grande-Bretagne. Politiquement, ses arguments sont repris par les critiques de l'extrême gauche[1]. Ce mouvement émerge dans la continuité de la création de la SPA en 1845 par le général-comte Jacques Philippe Delmas de Grammont (1792-1862). La SPA veille à la stricte application de la loi Grammont, votée le par l'Assemblée nationale, et punissait d'une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive.
Marie Huot (1846-1930) crée la Ligue populaire contre la vivisection en 1883, offrant à Victor Hugo et Clovis Hugues la présidence d'honneur. Dans sa premièe décennie d'existence, l'association organise des conférences visant à discréditer Paul Bert, Louis Pasteur, Claude Bernard, la tauromachie et le malthusianisme[1]. En 1888, la ligue publie la Nécrologie Pasteur, liste des supposées victimes de la méthode Pasteur[2], après avoir écrit dans Le Temps « Quand les apôtres d'une méthode expérimentent sur eux-mêmes, ils ont droit à notre estime et notre admiration mais Pasteur n'est pas de ceux-là [...] Il est prouvé que sa méthode ne guérit pas la rage si l'on s'en tient aux morts que l'on déplore depuis l'application de la méthode »[3].
L'association française contre la vivisection est fondée en 1956[4].
En 2019 par le préfet de Paris, puis en 2024 par le Conseil d'État, l'association se voit refuser le statut d'association d'intérêt général, la protection animale ne rentrant pas dans le cadre de la philanthropie[4].
Activités
La LFCV vise par les voies légales l’abrogation de toutes les réglementations cautionnant les expérimentations, vivisections, subies par l’Humain ou l’Animal à l’origine de mutilations volontaires ou d’altérations pouvant occasionner des séquelles irréversibles. Elle s’oppose à toute forme de commerce instauré à des fins expérimentales, de trafics d’organes sur l'Humain ou l’Animal. Elle s’implique aussi dans la défense animale.
L'association ahère aux valeurs fondamentales proclamées dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 intégrée au bloc de constitutionnalité puis exprimées solennellement en 1978 à Paris sous l’égide de l’Unesco dans la déclaration universelle des droits de l'animal avec l’approbation de représentants de la communauté internationale.
La LFCV publie une revue intitulée L’Antivivisection dans le but d’informer le lecteur sur l’actualité scientifique touchant la cause animale conjointement avec le comité scientifique Pro Anima et pour permettre aux adhérents de suivre les évolutions, actions en cours. Elle donne de l'importance également au recueil et au traitement des informations concernant la cause animale.
La ligue est partenaire du comité de vigilance et d’action pour le bien-être animal qui propose la création d’un statut juridique spécifique à l’animal et l’intégration d’un droit de l’animal dans la loi fondamentale française.
