Limnocitrus littoralis
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| Règne | Plantae |
|---|---|
| Classe | Equisetopsida |
| Sous-classe | Magnoliidae |
| Super-ordre | Rosanae |
| Ordre | Sapindales |
| Famille | Rutaceae |
| Genre | Limnocitrus |
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EN B1+2c : En danger
Limnocitrus littoralis est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rutaceae. C'est la seule espèce du genre Limnocitrus Swingle, qui ne se trouve plus à l'état sauvage qu'en Indonésie à Nam Duong (Rembang, Iles Riau) et sur la côte centrale du Vietnam[3]. Elle est tolérante au sel[4].
Cette espèce a été déclarée éteinte en 1969 par l'UICN, mais un spécimen a été identifié en 1979 sur la plage de Lasem, Rembang[5].
Nom commun
Nombreux synonymes: Paramignya littoralis Miq[6] a été décrite par Miquel en (1864), «Backer (1911 )] a rapporté la même plante au genre Limonia sous le nom de Limonia littoralis» écrit Guillaumin qui la renomme Atalantia littoralis Guillaum.[7]. Tanaka (1930) donne les synonymes suivants à Pleiospermium littoralis (1916): Atalantia littoralis (Miq.) Guill., Limnocitrus littoralis, Limonia littoralis, Paramignya ? littoralis , Atalantia littoralis (Miq.) Engl[8].
Swingle crée le genre Limnocitrus en 1940 (apparentée aux Citrus primitifs comme Pleiospermium et aux Microcitrus -ovaire avec ses nombreux sillons longitudinaux séparant les crêtes basses-), et y place l'unique espèce L. littoralis. Il donne l'histoire de la plante : «Il y a quelque 75 ans (vers 1862), une curieuse plante a été découverte par J. E. Teysmann, un collectionneur botanique bien connu, poussant près du bord de mer à Rembang sur la côte nord de l'île de Java. En 1864, cette plante a été publiée comme une nouvelle espèce par F. A. W. Miquel et placée de manière douteuse dans le genre Paramignya»[9].
Pour mémoire le premier spécimen vietnamien a été découvert à Con Dao par le français Louis Rodolphe Germain vers 1865[3]. Un scientifique indonésien ( Ir. Moesa Soeryowinoto, directeur de l'Institut de biologie de l'UGM) l'a nommé Pleiospernium littoralis (Mig) Tanaka[3].
Indonésien: Jeruk jepara (oranges japonaises[5]) ce terme désigne aussi une petite mandarine, vietnamien: Cam đường (orange sucrée), Đa tử biển, Cầm đàng, anglais: Wild swamp orange (Orange sauvage des marais)[4].
Morphologie
Selon Arifin Surya Dwipa Irsyam: Parmi la tribu des Rutaceae des basses terres indonésiennes, Merope se trouve dans les forêts de mangroves, Atalantia sur plages de sable et Limnocitrus les rives des rivières ou des marécages[5]. Pour la tolérance au sol salé, pas d'information à la différence de Merope angulata. L'iconographie montre une plante aux racines coureuses dans le sable d'une dune de l'Île de Hon Lao (Province de Quang Nam)[10].
Arbuste de 2 à 3 m buissonnant à croissance lente, couvert de nombreuses épines longues et acérées, très fructifère. Les tiges et rameaux dégagent un parfum épicé si on les frotte (décrit par Lê Tự Do comme une combinaison de mangue et de feuille de lime). Feuilles simple (comme celle du citronnier), épaisses. Belle fleur blanche parfumée, pétales épais,
Fruit jaune oranger à maturité, rond, comme une petite mandarine mais à peau lisse, avec 4 à 6 graines lisses, grosses et rondes, pulpe peu abondante légèrement douce mais bien parfumée (le fruit vert acide et salé). Le zeste est fortement aromatiques[3].