Lincoln Alexander
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ray Hnatyshyn
Bob Rae
| Lincoln Alexander | |
| Fonctions | |
|---|---|
| 24e lieutenant-gouverneur de l'Ontario | |
| – (6 ans, 2 mois et 20 jours) |
|
| Monarque | Élisabeth II |
| Gouverneur | Jeanne Sauvé Ray Hnatyshyn |
| Premier ministre | David Peterson Bob Rae |
| Prédécesseur | John Black Aird |
| Successeur | Henry N.R. Jackman |
| Ministre du travail | |
| – (8 mois et 27 jours) |
|
| Premier ministre | Joe Clark |
| Gouvernement | 21e conseil des ministres |
| Prédécesseur | Martin O'Connell |
| Successeur | Gerald Regan |
| Député à la Chambre des communes | |
| – (11 ans, 11 mois et 3 jours) |
|
| Élection | 25 juin 1968 |
| Circonscription | Hamilton-Ouest |
| Législature | 28e, 29e, 30e, 31e et 32e |
| Groupe politique | Progressiste-conservateur |
| Prédécesseur | Joseph Macaluso |
| Successeur | Stanley Hudecki |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Lincoln MacCauley Alexander |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Toronto (Canada) |
| Date de décès | (à 90 ans) |
| Lieu de décès | Hamilton (Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Parti progressiste-conservateur du Canada |
| Conjoint | Yvonne Harrison (Première épouse) Marni Beal (Seconde épouse) |
| Enfants | 1 |
| Diplômé de | Université McMaster Université York Osgoode Hall Law School |
| Profession | Avocat |
| Religion | Baptisme |
|
|
|
| Lieutenants-gouverneurs de l'Ontario | |
| modifier |
|
Lincoln MacCauley Alexander, C.P., CC, O.Ont., CD, c. r., ( – ), avocat et homme politique, devient le premier Canadien noir député à la Chambre des communes, membre du cabinet fédéral (comme ministre du Travail), président de la Commission des accidents du travail de l’Ontario et 24e lieutenant-gouverneur (en) de la province de l’Ontario (de 1985 à 1991). Son engagement le conduit également à siéger au conseil des gouverneurs du Conseil de l’unité canadienne.
Fils d’immigrants caribéens, M. Alexander naît à Toronto. Après avoir servi durant la Seconde Guerre mondiale, il obtient un baccalauréat ès arts de l’Université McMaster en 1949 et un diplôme en droit de la Osgoode Hall Law School en 1953. Il devient le premier député noir du Canada en 1968, sous la bannière progressiste-conservatrice. En 1979, il accède au poste de ministre du Travail sous Joe Clark, jusqu’à la défaite du Parti progressiste-conservateur aux élections de 1980. Cette année-là, il se retire de la politique fédérale et accède à la présidence de la Commission des accidents du travail de l’Ontario.
En 1985, il est assermenté comme lieutenant-gouverneur de l’Ontario, fonction qu’il exerce jusqu’en 1991. De 1991 à 2007, il assume le poste de chancelier de l’Université de Guelph, exerçant cinq mandats à ce titre, une première dans l’histoire de l’établissement[1]. À son décès en 2012, il a droit à des funérailles d’État. En 2021, l’Université métropolitaine de Toronto rebaptise sa faculté de droit en son honneur.
Seconde Guerre mondiale
M. Alexander voit le jour le , dans une maison en rangée sur Draper Street[2], non loin de Front Street et Spadina Avenue à Toronto, en Ontario[3]. Il est le premier-né de Mae Rose (née Royale), immigrée de la Jamaïque, et de Lincoln McCauley Alexander père, charpentier de métier[4] originaire de Saint-Vincent-et-les Grenadines[5] qui travaille comme bagagiste pour le Chemin de fer Canadien Pacifique. Lincoln a un frère cadet, Hughie, né en 1924, et un demi-frère aîné, Ridley « Bunny » Wright, né hors mariage en 1920[3].
Lincoln Alexander fréquente la Earl Grey Public School, où il est le seul enfant noir de sa classe de maternelle. Dans ses mémoires, il souligne n’avoir jamais couru à la maison en pleurant après l’école, mais avoir su se faire respecter par ses camarades, quitte à en venir aux coups. Cette expérience l’inspire à toujours se tenir droit, à cultiver une confiance inébranlable et à imposer le respect par sa seule prestance[3]. Dans ses mémoires publiés en 2006, intitulées Go to School, You're a Little Black Boy, M. Alexander décrit une ville de Toronto où la communauté noire est presque invisible, mais souvent la cible de discrimination raciale. Lorsque sa famille déménage dans l’est de Toronto et qu’il poursuit ses études au Riverdale Collegiate (en), le jeune Lincoln ne connaît que trois familles noires. Malgré l’absence de violence ouverte, il doit naviguer avec une conscience aiguë de sa position sociale et s’adapter en conséquence[3].
La vie sociale de la famille pieuse tient à la fréquentation régulière d’une église baptiste du centre-ville de Toronto. Le père de M. Alexander, au cadre strict, veut que son fils joue du piano, mais ce dernier préfère les sports : l’athlétisme, le soccer, le hockey, la balle molle et la boxe, mais pas la natation (il n’apprendra jamais à nager). Mais le garçon manque de coordination motrice et de qualités athlétiques[3].
L’adolescence de M. Alexander est marquée par le brusque départ de sa mère qui, après avoir été victime d’un épisode de violence conjugale, s’enfuit à Harlem, emmenant avec elle Ridley, le demi-frère du jeune homme. Dans l’attente que leur mère puisse s’occuper de l’un d’entre eux, Lincoln et Hughie sont confiés à Sadie et Rupert Downes. Lorsqu’elle est en mesure de reprendre un enfant, elle porte son choix sur Lincoln, laissant Hughie aux bons soins des Downes et séparant ainsi les destins des deux frères.
À New York, l’éducation de Lincoln Alexander prend un tournant décisif lorsqu’il intègre la DeWitt Clinton High School, une occasion unique dans sa famille. Ses mémoires révèlent sa stupéfaction face à l’absentéisme scolaire, en contradiction avec les valeurs qu’on lui inculque depuis sa tendre enfance. Toutefois, Harlem, avec sa communauté noire dynamique, lui ouvre les yeux sur un monde professionnel allant au-delà du travail manuel[3].
En 1939, après l’entrée en guerre du Canada contre l’Allemagne, Lincoln Alexander est renvoyé par sa mère auprès de son père à Toronto. C’est lors d’une soirée dansante dans cette ville qu’il fait la rencontre d’Yvonne (Tody) Harrison, la plus jeune des quatre filles de Robert, lui aussi bagagiste, et de son épouse Edythe (née Lewis). Yvonne Harrison vit à Hamilton, en Ontario. Tombé sous le charme, M. Alexander est déterminé à l’épouser. Trop jeune pour s’enrôler dans l’armée, il trouve un emploi de machiniste dans une usine de Hamilton qui produit des canons antiaériens, ce qui lui permet de se rapprocher d’elle[3].
En 1942, Lincoln Alexander s’engage dans l’Aviation royale canadienne. Malgré son inaptitude au combat due à une mauvaise vision, il se distingue comme caporal et opérateur radio dans plusieurs bases, servant notamment à Portage La Prairie.[3],[6],[7]
En 1945, Lincoln Alexander, alors stationné à Vancouver, se voit refuser le service dans un bar en raison de la couleur de sa peau. Il signale l’incident à un officier supérieur, mais se heurte à l’inaction de ce dernier. La même année, il quitte l’Aviation royale canadienne, libéré honorablement. À propos de cet incident, il déclare plus tard : « À l’époque, on ne savait pas comment aborder ce genre de questions raciales; on choisissait tout bonnement de les ignorer. »[7]
Études supérieures et carrière en droit
Après la guerre, Lincoln Alexander termine ses études au Central Collegiate Institute de Hamilton, puis s’inscrit à l’Université McMaster en 1946 pour étudier l’économie et l’histoire, décrochant un baccalauréat en 1949[3],.
Le , Lincoln Alexander, alors âgé de 25 ans, unit sa destinée à Yvonne « Tody » Harrison, de cinq ans son aînée. Fraîchement diplômé en 1949, il postule un poste de vendeur chez Stelco, une aciérie de Hamilton. Malgré les qualifications du jeune homme et les recommandations de l’Université McMaster et du maire de Hamilton, l’entreprise, réticente à embaucher un homme noir dans son service des ventes, décline sa candidature. Lorsque l’aciérie lui propose plutôt de reprendre son ancien emploi d’été à l’usine, le jeune homme refuse[3].
En 1948, Lincoln Alexander perd sa mère, qui s’éteint à l’âge de 49 ans des suites de troubles cognitifs. La même année, il épouse Yvonne Harrison[4] et leur fils Keith voit le jour l’année suivante[7]. Le destin frappe à nouveau en 1952 lorsque son père se suicide[4]. En 1986, dans les pages du magazine Châtelaine, M. Alexander rend hommage à sa mère : « Elle a été la plus grande influence dans ma vie, avant ma femme. Je regrette qu’elle n’ait pas pu me voir obtenir mon diplôme universitaire »[3].
M. Alexander s’inscrit ensuite à l’Osgoode Hall Law School à Toronto. Pendant un cours, il interpelle le doyen sur son utilisation de l’expression raciste « looking for a nigger in a woodpile » (« comme un combat de nègres dans un tunnel » [Traduction libre])[4]. Il ose le confronter : « Vous êtes en position d’autorité en tant que leader dans la communauté. Un leader se doit d’être exemplaire; il ne devrait pas employer des termes offensants sans y réfléchir. »[3] Cette confrontation marque un tournant personnel : « Je ne sais pas ce qui m’a poussé à me lever et à prendre position devant 200 étudiants. Mais je vais vous dire une chose, c’est à ce moment-là que je suis devenu un homme. »[7] Contrairement à ses craintes, cette prise de position n’entrave pas son parcours, et il obtient son diplôme en 1953[4].
Après un stage chez Sam Gottfried, il ne reçoit qu’une seule offre d’emploi, celle du cabinet des frère et sœur Ted et Helen Okuloski qui, à défaut de trouver du travail, avaient fondé leur propre cabinet à Hamilton. Il y cultive ses compétences en droit de l’immobilier et des affaires, tout en tissant des liens avec les communautés allemande et polonaise de Hamilton. Deux ans plus tard, le jeune avocat fonde le cabinet Duncan & Alexander avec Dave Duncan, reconnu comme le premier partenariat juridique interracial au Canada[3],[4]. En 1958, il quitte le domicile de ses beaux-parents pour s’installer avec sa famille dans une maison sur le boulevard Proctor dans l’est de Hamilton, où il résidera pendant près de 40 ans[3].
En 1960, Lincoln Alexander et son épouse entreprennent un voyage transformateur à travers 23 pays africains en tant que bénévoles pour Operation Crossroads Africa. Cette expérience s’avère révélatrice pour le jeune homme, lui permettant de redéfinir son identité et sa perception de lui-même en tant qu’homme noir[4]. Dans ses mémoires, M. Alexander partage cette réflexion :
« Cette expérience m’a ouvert les yeux, non seulement en tant qu’avocat, mais aussi en tant qu’être humain, car j’ai commencé à réaliser ce que les Noirs pouvaient accomplir. J’ai vu que, contrairement à la version hollywoodienne, ces Africains étaient des femmes et des hommes de grand talent. J’ai pris conscience de ma négritude. Je venais d’un monde blanc. En Afrique, j’ai compris que nous étions des gens compétents et créatifs. J’étais un homme noir et j’étais quelqu’un. J’ai commencé à me tenir droit[2]. »
En 1962, après la dissolution de son partenariat avec Dave Duncan, il intègre le cabinet Millar, Alexander, Tokiwa et Isaacs, aux côtés de Jack Millar, un ancien camarade de classe de McMaster. Cette collaboration multiculturelle devient rapidement connue comme le « cabinet d’avocats des Nations Unies ». « Un Blanc, un Noir, un Japonais et un Autochtone. Nous étions blanc, noir, jaune et rouge; il y avait de quoi rire », commente-t-il dans ses mémoires. En 1965, en reconnaissance de son excellence, M. Alexander est honoré du titre de conseiller de la reine[6].
Vie politique
En 1965, Lincoln Alexander fait ses premiers pas en politique fédérale en se présentant comme candidat du Parti progressiste-conservateur dans Hamilton-Ouest, essuyant une défaite[6]. Persévérant, il se représente aux élections fédérales de 1968 et l’emporte le , devenant ainsi le premier Canadien noir à accéder au Parlement fédéral[6].
Le , dans son premier discours à la Chambre des communes, il déclare :
« Je ne suis pas le porte-parole des Nègres; je n’ai pas reçu cet honneur. Ne me laissez jamais donner cette impression à qui que ce soit. Cependant, je tiens à dire que j’accepte la responsabilité de parler au nom de tous ceux qui, dans ce grand pays, se sentent discriminés en raison de leur race, de leurs croyances ou de leur couleur de peau. »[3]
En 1970, Lincoln Alexander soutient la Loi sur les mesures de guerre du premier ministre Pierre Trudeau, une décision qu’il remettra en question. Il reconnaît plus tard la gravité de restreindre les libertés civiles, admettant que cela expose les citoyens à la mainmise gouvernementale[8]. En 1976, il appuie l’abolition de la peine de mort lors d’un vote libre initié par les Libéraux au pouvoir[3].
Dans ses mémoires, Lincoln Alexander révèle qu’il n’hésite pas à transcender les lignes partisanes pour soutenir un projet de loi contre les propos haineux. Il rejette fermement l’argument de la liberté d’expression avancé par son propre parti, questionnant : « Prétendez-vous qu’on puisse traiter mon fils ou ma fille de nègre au nom de la liberté d’expression? » Sa prise de position inspire Heath MacQuarrie, alors député progressiste-conservateur de l’Île-du-Prince-Édouard, à s’engager publiquement à ses côtés. Ensemble, ils rallient 17 membres de leur caucus en faveur du projet de loi[8].
En , Lincoln Alexander et John Lundrigan, député de Terre-Neuve, provoquent involontairement l’incident du « fuddle duddle » lors d’un débat sur la formation des chômeurs, poussant le premier ministre Trudeau à proférer un juron à la Chambre des communes[8].
M. Alexander sert d’observateur aux Nations unies en 1976 et en 1978, avant d’occuper brièvement le poste de ministre du Travail (de 1979 à 1980) dans le gouvernement minoritaire de Joe Clark[9].
Après avoir conservé son siège de député pendant quatre mandats consécutifs, Lincoln Alexander démissionne le pour accepter la présidence de la Commission des accidents du travail de l’Ontario, proposée par Bill Davis, premier ministre de l’Ontario[4],[6]. Initialement, M. Alexander interprète mal l’offre : « J’ai dit [au premier ministre] : “Croyez-vous que cela vous assurera le vote des Noirs et des minorités visibles?” Je me souviendrai toujours de son expression; il était furieux. Je n’aurais pas dû dire ça. »[7]
Au service de Sa Majesté
En 1985, Lincoln Alexander marque l’histoire en devenant le premier Canadien noir nommé lieutenant-gouverneur de l’Ontario et représentant vice-royal au Canada, sur recommandation du premier ministre Brian Mulroney à la gouverneure générale Jeanne Sauvé. (James Douglas, d’ascendance mixte, gouverne l’île de Vancouver et la Colombie-Britannique avant la Confédération canadienne, lorsque ces colonies de la Couronne britannique ne sont pas liées aux deux Canadas.)
Durant son mandat, il se distingue par son engagement envers le multiculturalisme, l’éducation, la lutte contre le racisme et la jeunesse[3],[6]. À titre de représentant vice-royal, il sillonne 672 communautés, tient 675 réceptions, accueille près de 75 000 personnes, prend part à 4 000 événements et visite 230 établissements scolaires[4].

Fin de vie
De 1980 à 1985, M. Alexander préside la Commission des accidents du travail de l’Ontario. Sa présidence est marquée par la plus importante refonte législative depuis 1915, la reconnaissance controversée de la chiropratique (à laquelle s’opposent bon nombre de médecins) et la création d’un tribunal d’appel indépendant[3].
En 1992, il est nommé Compagnon de l’Ordre du Canada et de l’Ordre de l’Ontario. Il entame ensuite le plus long mandat de chancelier de l’Université de Guelph (1991-2007) et se voit conférer le titre de chancelier émérite en , avant que la journaliste Pamela Wallin ne lui succède[3],[4].

En 2000, M. Alexander devient président de la Fondation canadienne des relations raciales, poursuivant son combat pour l’égalité raciale et les droits des vétérans[7]. Jusqu’à son décès, il conserve plusieurs titres honorifiques, dont ceux de patron honoraire de l’Ambulance Saint-Jean à Hamilton[10], de chef honoraire du Service de police de Hamilton et de commissaire honoraire de la Police provinciale de l’Ontario[4].
En , il publie son autobiographie Go to School, You're a Little Black Boy: The Honourable Lincoln M. Alexander: A Memoir[8],[11], dont le titre rend hommage aux sages paroles de sa mère.

Décès
Le matin du , Lincoln Alexander s’éteint dans son sommeil à l’âge de 90 ans[12]. Les drapeaux nationaux et ontariens sont mis en berne, tandis que de nombreux dignitaires et politiciens saluent sa mémoire[12],[13],[14].

Sa dépouille est exposée en chapelle ardente, d’abord à l’édifice de l’Assemblée législative de l’Ontario à Queen’s Park, puis à l’hôtel de ville de Hamilton[12],[15].
Il laisse dans le deuil son fils Keith Lincoln Alexander, né de son mariage avec sa première épouse Yvonne Harrison (décédée en 1999). Lui survivent également sa belle-fille Joyce Alexander et ses petites-filles Erika et Marissa Alexander, ainsi que Marni Beal, son épouse depuis 2011[16].
Les funérailles d’État de Lincoln Alexander, le , rassemblent l’élite politique et civile du Canada à Hamilton Place. La cérémonie, officiée par la révérende Allison Barrett, attire 1 500 personnes et mobilise de nombreux services de police et dignitaires provinciaux et fédéraux. L’événement est animé musicalement par le Burlington Teen Tour Band et l’orchestre de cornemuses et tambours de la police. Parmi les dignitaires présents figurent Stephen Harper, alors premier ministre du Canada; Dalton McGuinty, ancien premier ministre de l’Ontario; Kathleen Wynne, alors première ministre de l’Ontario; David Johnston, gouverneur général; Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale; Joe Clark, ancien premier ministre du Canada; Julian Fantino, ministre fédéral; le Dr Alastair Summerlee, président de l’Université de Guelph; et Peter George, ancien président de l’Université McMaster à Hamilton, en Ontario. Sont aussi présents le président de la Raptors Foundation et l’éditeur du journal de Hamilton The Spectator[17],[18].
Legs
En , l’Ontario entreprend de reconnaître officiellement Lincoln Alexander en instituant sa journée commémorative le . Le , avec la sanction royale du gouverneur général le , cette journée devient un événement national[19]. La première célébration pancanadienne de la Journée Lincoln Alexander a lieu en 2015[6].
En 2018, Postes Canada souligne le Mois de l’histoire des Noirs en émettant des timbres à l’effigie de Lincoln Alexander et de Kay Livingstone[20].
Plusieurs écoles sont nommées en son honneur.
Le Lincoln M. Alexander Parkway, une voie autoroutière municipale à Hamilton, en Ontario, porte son nom.
Le , la faculté de droit de l’Université métropolitaine de Toronto est rebaptisée École de droit Lincoln Alexander en son honneur[21].
Distinctions
Titres honorifiques
- Canada, 1965 - : Conseiller de la reine (c.r.)[22]
- Canada, - : Membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada (C.P.)
- Canada, 1985 - : Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean (KStJ)
- Canada, - : Compagnon de l’Ordre du Canada (CC)[23]
- Ontario, 1992 - 2012 : Membre de l’Ordre de l’Ontario (O.Ont)
- Ontario, 1992 - : Conseiller honoraire du Barreau du Haut-Canada[22]
La Loi sur la Journée Lincoln Alexander (à l’échelle du pays) est adoptée le .
Décorations
- Canada : Médaille canadienne du volontaire
- Canada : Médaille de guerre de 1939-1945
- Canada : Médaille jubilé d'Elizabeth II (1977)
- Canada : Médaille du 125e anniversaire de la Confédération du Canada (1992)
- Canada : Médaille du jubilé d’or d'Elizabeth II (2002)
- Canada : Médaille du jubilé de diamant d'Elizabeth II (2012)
- Canada : Décoration des Forces canadiennes (CD) 1994
Nominations à titre honorifique au sein de l’Armée canadienne
- Canada, - : Colonel honoraire de la 2e Escadre d’aviation tactique de l’Aviation royale canadienne[24]
Intronisation
- Canadian Disability Hall of Fame (Temple de la renommée de la Fondation canadienne des personnes ayant un handicap physique), 1998[25]
Titres académiques
- Chancelier, chercheur invité, gouverneur, recteur et professionnel en résidence
| Lieu | Date | Établissement d’enseignement | Poste |
| Ontario | 1991 - 2007 | Université de Guelph | Chancelier |
| Ontario | 1989 - 19 octobre 2012 | Renison University College à l’Université de Waterloo | Professionnel en résidence honoraire[26] |
Diplômes honorifiques
M. Alexander est titulaire de diplômes honorifiques de plusieurs universités, notamment les suivants :
| Lieu | Date | Établissement d’enseignement | Diplôme | Prononcé l’allocution de collation des grades |
| Ontario | 1986 | Université de Toronto | Doctorat en droit (LL.D)[27] | |
| Ontario | 1987 | Université McMaster | Doctorat en droit (LL.D)[28] | |
| Ontario | 28 octobre 1988 | Université Western Ontario | Doctorat en droit (LL.D)[29] | |
| Ontario | Automne 1990 | Université York | Doctorat en droit (LL.D)[30] | |
| Ontario | 17 mai 1991 | Collège militaire royal du Canada | Doctorat en droit (LL.D)[31] | Non |
| Ontario | 1992 | Université Queens | Doctorat en droit (LL.D.)[32] |
Autres distinctions
- Ontario, 2002 : Médaille du Barreau du Barreau du Haut-Canada[33]
Portant son nom
Prix
- Ontario : Prix Lincoln M. Alexander[34]
Routes, autoroutes et ponts
- Ontario : Lincoln M. Alexander Parkway, Hamilton[4]
Établissements scolaires
- Ontario : École publique Lincoln Alexander, Ajax[4]
- Ontario : École publique Lincoln Alexander, Hamilton[4]
- Ontario : École publique Lincoln Alexander, Markham
- Ontario : École secondaire Lincoln M. Alexander, Mississauga[4]
- Ontario : École de droit Lincoln Alexander, Université métropolitaine de Toronto
- Ontario : Alexander Hall, Université de Guelph
Autres
- Ontario : Escadron 876 Lincoln Alexander, escadron des cadets de l’Aviation royale canadienne
- Ontario : Bâtiment Lincoln M. Alexander (777 Memorial Ave, Orillia), quartiers généraux de la Police provinciale de l’Ontario
Héraldique
Armoiries de Lincoln Alexander
Remarques
Les armoiries de Lincoln Alexander intègrent les éléments suivants[35]:
Cimier
Un lion naissant d’azur coiffé d’une couronne au cercle d’or sommé de fleurs de trille d’argent boutonnées d’or et chargé sur chaque épaule d’une étoile d’argent tenant de sa patte dextre la balance de la justice d’or.
Blason
Un lion naissant d’azur coiffé d’une couronne au cercle d’or sommé de fleurs de trille d’argent boutonnées d’or et chargé sur chaque épaule d’une étoile d’argent tenant de sa patte dextre la balance de la justice d’or.
Supports
À dextre un lion de sable armé et lampassé d’azur semé de fleurs de trille d’argent boutonnées d’or ailé de bleu céleste portant un collier d’argent chargé de palmes de sinople, à senestre un ours de sable armé et lampassé d’azur ailé de bleu céleste portant un collier d’argent d’où pend un tourteau de sinople bordé d’argent chargé de l’insigne de la Chambre des communes du Canada au naturel, les supports debout sur un monticule herbeux de sinople orné de palmes et de feuilles d’arbre à pain d’or et baigné de vagues d’azur crêtées d’argent.
Terrasse
Sur un monticule herbeux de sinople orné de palmes et de feuilles d’arbre à pain d’or et baigné de vagues d’azur crêtées d’argent.
Devise
Confidence Determination and Perseverance, signifiant « Confiance, détermination, persévérance ».
