Lislet

commune française du département de l'Aisne From Wikipedia, the free encyclopedia

Lislet est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lislet
Lislet
L'église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de la Thiérache
Maire
Mandat
Jean-Michel Potard
2020-2026
Code postal 02340
Code commune 02433
Démographie
Gentilé Lisletois(es)
Population
municipale
220 hab. (2023 en évolution de −2,22 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 14″ nord, 4° 01′ 19″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 162 m
Superficie 8,2 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vervins
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lislet
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Lislet
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Lislet
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    Géographie

    Localisation

    Cartographies de la commune
    La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
    Carte OpenStreetMap
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte topographique
    Avec les communes environnantes
    Avec les communes environnantes
    • 1Carte dynamique
    • 2Carte OpenStreetMap
    • 3Carte topographique
    • 4Carte avec les communes environnantes

    Communes limitrophes de Lislet[1]
    Montcornet
    Lislet
    La Ville-aux-Bois-lès-Dizy Dizy-le-Gros

    Lislet est située à proximité immédiate de Montcornet. Lillet (XIVe siècle), L'Islet, village de l'ancien Laonnois situé sur la rive gauche du Hurtaut. Le village de Lislet jadis entouré de mares d'eau et d'étangs ressemblait à une île. Sol fertile. Il y avait un moulin à eau.

    Des hauteurs de Lislet, on voit parfaitement la vallée de la Serre avec les églises de Chaourse et Montcornet.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Hurtaut et le ruisseau de Soize[2],[3],[Carte 1].

    L'Hurtaut, d'une longueur de 38 km, prend sa source dans la commune de Signy-l'Abbaye, à 235 mètres d'altitude, et se jette dans la Serre à Chaourse, après avoir traversé 17 communes[4].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Lislet[Note 1].

    Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le bassin de décantation, d'une superficie totale de 6 ha (5,7 ha sur la commune)[Carte 1],[5].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 800 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Selve à 13 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,7 °C, atteinte le [Note 2].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Lislet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,9 %), zones urbanisées (6,4 %), forêts (4,9 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %)[20].

    L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes In territorio ville de Lislel (1188) ; Lilet (1326) ; Lillet (1340) ; Lilletum (1340) ; Lillel (1363) ; Lylet (1394) ; Lislet-les-Moncornet-en-Thierache (1630) ; L'Islet (1709)[21].

    Lislet représente une formation diminutive, « petite île ». Le suffixe diminutif -ellum a été remplacé tardivement par -ittum. Il faut noter dans ce toponyme l'agglutination de l'article devant la voyelle initiale[22].

    Histoire

    Carte de Cassini du secteur
    (vers 1750).

    Carte de Cassini
    La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Lislet est une paroisse située sur la rive gauche du Riu d'Hurtaut ou de Maramée.
    Un moulin à eau, dont les vestiges sont encore présents, est symbolisé par une roue dentée sur la rivière qu'un pont en bois permet de franchir.
    Le château est également représenté.

    Autrefois faisait partie du bailliage du Vermandois de la province de Champagne et de la généralité de Soissons.

    Avant la révolution, le chapitre de la collégiale de Rozoy, dîmait dans la paroisse pour deux tiers et le curé, pour l'autre tiers. En 1768, la cure valait 525 livres[23].

    Terre de batailles et d'invasions : guerre de Trente Ans, La Fronde, 1815, 1870, guerre 1914-1918 etc. dont la dernière celle de la bataille de Montcornet en 1940 avec le colonel Charles de Gaulle.

    Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement de Laon pour intégrer l'arrondissement de Vervins[24].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Lislet est membre de la communauté de communes des Portes de la Thiérache, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rozoy-sur-Serre. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[25].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Vervins pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la première circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[26].

    Administration municipale

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 mai 2020 Jean Lecuyer DVG Retraité Fonction publique
    Réélu pour le mandat 2014-2020[27],[28]
    mai 2020 en cours
    (au 12 juillet 2020)
    Jean-Michel Potard    
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].

    En 2023, la commune comptait 220 habitants[Note 3], en évolution de −2,22 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    162167188205230220236223207
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    219222218234231198190182184
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    195203186115135170195174190
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    224212206237242232245247239
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    227219220------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    L'église : l'église Saint-Nicolas, en pierres blanches des carrières de Dizy et en briques pour le soubassement fut construite en 1614. Après le Concordat, la paroisse de Lislet va rejoindre celle de Montcornet pour l'exercice du culte mais est réhabilitée en . Une cloche fondue en 1741 nommée Henriette Gabrielle (de la Fontaine) et une seconde en 1860 nommée Marie. Dans la sacristie se trouve une pierre tombale qui porte l'effigie gravée du défunt en costume militaire. Elle se trouvait jusqu'à la fin du XIXe siècle dans la chapelle proche du château de Lislet placée en l'an 1616 en mémoire de Urbain du Dresna, sg de Chollet ou de Néron, sg de Lislet[33]. L'église fut très endommagée, comme le montrent des photos de l'époque, durant la guerre 1914-1918.

    Le château de Lislet :
    Depuis de longs siècles, il a dû exister à Lislet une maison seigneuriale. Mien Péon rapporte qu'au-dessus d'une des portes de la grange du château on pouvait lire le millésime 1404 gravé sur une pierre. En creusant dans la cour près de l'entrée principale à une profondeur de deux mètres, on a découvert un pavage très bien conservé, des traces de fondations très étendues se retrouvent sous la même cour. Quoi qu'il en soit, ce château fut reconstruit presque entièrement en 1729 et 1730 par Jean Gabriel de La Fontaine, à la sollicitation de sa seconde femme Marie Antoinette de Caruel. Il se composait d'un long bâtiment, flanqué de deux ailes très courtes construit en briques recouvertes d'enduit.

    Au mois d', une terrible explosion de munitions allemandes détruisit une partie du village de Lislet et endommagea gravement le château. Mme de Mussan se propose de le raser pour le remplacer par une villa[34]. Une plaque à la mémoire des victimes se trouve dans l'église.

    Personnalités liées à la commune

    Seigneurie de Lislet : Jean Gabriel de La Fontaine (fils de Gabriel de la Fontaine décédé en 1728 à l'âge de 80 ans et de Jeanne Catherine de Vignolles, qui eut pour seconde épouse dame Anne Boudinot, veuve de Charles-Louis de Roncin, qui est inhumée en 1703 à Paris dans l'église Saint-Leu Saint-Gilles et dont le cœur fut ramené en mémoire de Lislet), chevalier, seigneur de Lislet, Saint-Clément (Aisne), Livergny, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment royal étranger, gouverneur et lieutenant pour le Roy des ville et citadelle de Laon, né en 1701 et mourut en 1740. Son corps fut inhumé dans l'église de Lislet. Il épousa dame Charlotte de La Simonne de Saint-Pierre-lès-Franqueville décédée à Lislet l'avant-veille de Noël 1722 peu de temps après la naissance de sa seconde fille et inhumée dans l'église dont Gabrielle Magdeleine née en 1721 à Saint-Pierre-lès-Franqueville et Henriette Gabrielle née à Lislet le . Henriette Gabrielle, décédée en 1791 au château de Lislet avec la célébration religieuse à l'église malgré cette période tourmentée de la Terreur, avait épousé en l'église de Richecourt le Nicolas de Facq, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, officier de cavalerie, lieutenant de Roi de la ville de Vervins en 1766 qui mourut également au château de Lislet en 1781.Il était né à Sévigny Waleppe le , fils de Antoine de Facq mort centenaire et inhumé au mois de décembre 1774 dans l'église Saint-Martin de Montcornet[35] et de Louise Vuillaume (fille de Jacques et Appoline de la Forest). Leur première fille Henriette Scholastique de Facq épouse à Lislet en Noel Michel de Brialmont docteur en médecine de l'université de Reims, né et décédé à Liège dont descendance dans les familles du Chevalier H.van der Maesen au château d'Avionpuits, François Louis de Villelongue, Halkin De Hareng. La seconde fille Augustine Henriette décède à l'âge de quatorze ans et est inhumée dans l'église.
    C'est Jean-François de Colnet sieur de Magny de la famille des maîtres de verrerie, fils de Pierre Charles et Apolline de Mussan, époux de M.A.Charlotte Marquette de Marcy, qui acquit de Mme de Brialmont le château en 1801 et l'habita jusqu'en 1830 ainsi que sa fille Bathilde[36] et son gendre Alexandre de Surirey de Saint Remy qui lui succéderont. Il fut également maire de Lislet de 1807 à 1810 et juge de paix du canton de Rozoy. Ernest de Mussan l'acquit en 1920 attiré à Lislet par le souvenir de plusieurs de ses ancêtres.
    Jean Gabriel de La Fontaine s'était remarié à Marie Antoinette de Caruel veuve de Gilles de Fay d'Athies, autres illustres familles de Champagne.
    Voir également l'ascendance dans la famille Aubert seigneurs de Lislet, dont Adam Aubert qui avait épousé Isabeau de Coucy Vervins, lieutenant général des armées espagnoles et tué à la bataille de Nieuport (et inhumé) le ou Pierre Aubert auteur du Chemin de Croix à Montcornet, d'où la rue du Calvaire en mémoire, à la suite de son pèlerinage en 1508 à Jérusalem avec son épouse.

    blason La Fontaine : « De gueules à la fasce d'or, brisé en chef d'un lambel d'argent »[37].
    La famille La Fontaine par son fief de Belestre (Belaistre) à Neuvizy a la qualité de chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule : Hubert de La Fontaine, baron, chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule est présent au sacre du roi François II en 1559[38] et Raoul, son petit-fils, frère de Gabriel, au sacre du roi Louis XIII à Reims le pour s'acquitter de la charge et des devoirs qu'ils devaient à sa Majesté.

    Citons les curés de la paroisse de Lislet et de Soize au XVIIIe siècle : Jean-Louis Jacquier pendant trente-trois ans, Tellier et François Rigault à partir de 1771 et pendant la Révolution.

    référence : Maxime de Sars Le Laonnois féodal, tome II

    Voir aussi

    Notes et références

    Liens externes

    Related Articles

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