Louis-Ambroise Dubut

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Louis-Ambroise Dubut, né en 1769 à Paris et mort le , est un architecte[1] et dessinateur français.

Il obtient le grand prix d'architecture par décision du . Membre de l'École française de Rome, il aura été l'élève de Claude-Nicolas Ledoux à école des beaux-arts.

Il expose aux salons de 1802 et 1804.

Sous le Premier Empire, il édifie l'hôtel de la Préfecture du département de la Roer à Aix-la-Chapelle. Entre 1809 et 1814, il est chargé des travaux de restauration de la cathédrale de Reims[2]. À la demande du gouvernement en 1812, il remanie sévèrement l'ancien château de Gaillon en vue de l'aménager en une maison centrale. Louis-Robert Goust lui succède dans cette tâche avant 1814.

Le marché Beauvau - Paris 12e.

Il construit le marché des Blancs-Manteaux et le marché Beauvau à Paris, procède aux premiers aménagements de la maison centrale d'Ensisheim dans les dépendances du Collège des Jésuites (1810-1811), un dépôt de mendicité à Caen, un dépôt de mendicité et une halle aux blés à Saint-Dizier en 1811 (qui a laissé place au théâtre municipal en 1860), des Bains civils [3] à Bourbonne.

On lui doit l'écluse d'Anglure.

Sa signature figure sur le plan de l'hôtel-Dieu Saint-Nicolas de Melun (utilisé comme prison au XIXe siècle) sur papier aquarellé daté du signé Chamblain (architecte) et Dubut (architecte)[4].

Après 1814, il se rend en Russie où il est employé aux colonies militaires par les empereurs Alexandre et Nicolas et fait partie de l’Académie des arts de Saint-Pétersbourg.

Il fait son entrée à la société centrale des architectes français en 1840.

Distinction

Collection

Maison centrale de Gaillon - 1812.
Le plan de la maison centrale de Gaillon - 1812.

L'intérêt du collectionneur Hippolyte Destailleur (1822-1893) s'est porté notamment sur un document important dans l'histoire du château de Gaillon.

Plan de l'état actuel des bâtiments de l'ancien château de Gaillon dépt de l'Eure (dessin) - Description matérielle : Plan à la plume et lavis à l'encre de Chine : 44,7 x 30 cm - Description technique de l'image : dessin - plume - lavis - encre de Chine - Note : Sig. de l'architecte en bas à droite du plan - Édition : XVIIIe siècle.

Sur un autre plan, son camarade Alexandre-Romain Honnet a fait de lui son portrait en 1802[6].

Publications

Il rédige et publie plusieurs ouvrages :

  • Architecture civile. Maisons de ville et de campagne de toutes formes et de tous genres, projetées pour être construites sur des terreins de différentes grandeurs ; ouvrage utile à tous constructeurs et entrepreneurs, et à toutes personnes qui, ayant quelques connaissances en construction, veulent elles-mêmes diriger leurs bâtimens. Dédié a Monsieur Joseph-Benoît Suvée, peintre et directeur de l'école française des Beaux Arts à Rome… Paris, imprimerie de J.M. Eberhart, an XI (1803).
  • Architecture civile : maisons de ville et de campagne de toutes formes et de tous genres, projetées pour être construites sur des terreins de différentes grandeurs : ouvrage utile à tous constructeurs et entrepreneurs, et à toutes personnes qui, ayant quelques connaissances en construction, veulent elles-mêmes diriger leurs bâtimens… Paris, imprimerie de J.M. Eberhart, an XI (1803).
  • Architecture civile. Maisons de ville et de campagne de toutes formes et de tous genres, projetées pour être construites sur des terreins de différentes grandeurs : ouvrage utile à tous constructeurs et entrepreneurs, et à toutes personnes qui, ayant quelques connaissances en construction, veulent elles-mêmes diriger leurs bâtiments… Paris, veuve Jean, 1837 (Seconde édition: Paris, Marie et Bernard, 1847).
  • Le temple de la pudicité (Rome), restauration exécutée en 1801. Paris, Firmin-Didot, 1879.
  • Restaurations des monuments antiques par les architectes pensionnaires de l'Académie de France à Rome depuis 1788 jusqu'à nos jours, publiées avec les mémoires explicatifs des auteurs… Paris, Firmin-Didot, 1879 (avec Jean-Antoine Coussin).
  • Nouveau mémoire sur le projet de chemin de fer de Paris à Versailles, par Saint-Cloud et Ville-d'Avray… Paris, imprimerie de Dondey-Dupré, 1836[7].

Liens externes

Notes et références

Bibliographie

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