Louis Delfau
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Louis Delfau est né le à Olette, en Conflent. En 1890, il fait ses études à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il se spécialise dans le portrait sous la direction de Léon Bonnat[1].
À la suite de la mort de son père, Louis Delfau retourne dans sa région natale. Après une brève visite à Céret vers 1908, il s'installe à Perpignan en 1912[2]. Il épouse Thérèse de Pontich, originaire de Vinça, avec qui il a deux fils, René (né en 1902), qui deviendra musicien, et Fernand (né en 1909), qui deviendra sculpteur. Sa femme, qui serait son modèle préféré, ainsi que ses enfants, figurent souvent dans ses peintures[3].

Il travaille à Perpignan comme conservateur au musée et au théâtre municipal, et devient le directeur de l'école municipale des beaux-arts de Perpignan[4]. Il y enseigne à de futurs peintres comme Martin Vivès[1],[4].
Delfau était un travailleur infatigable, mais vivait surtout pour dépeindre la vie catalane, sa passion[b]. Outre la peinture, il contribue avec des dessins à La Veu del Canigo, une gazette roussillonnaise publiée en langue catalane par Horace Chauvet[5].
Il était reconnu par ses contemporains et les critiques qui connaissaient son œuvre par les nombreuses expositions organisées malgré lui. Son caractère et sa modestie le tenaient à l'écart des succès faciles et des lieux courus, de sorte qu'il ne jouissait pas la célébrité que quelqu'un de sa qualité aurait pu avoir autrement[3],[6].
Louis Delfau meurt le à Perpignan[3].
Style
Louis Delfau s'est surtout fait connaître grâce à des portraits de la bourgeoisie catalane. Sa technique de portraitiste, faisant des portraits à l'huile d'un style académique, genre « Napoléon III »[7], lui a valu le surnom de « Rigaud moderne »[1],[3],[8].[Quoi ?] Sa technique de portraitiste est aussi décrit comme si-t-elle appartient au réalisme[7].

Par ailleurs, l'œuvre de Delfau contient pour le plupart des travaux qui représente la vie de la région Catalogne Nord[1], ou bien roussillonnaise[6],[10],[11]. Par conséquent, il lui vaudra également le surnom de « Peintre du Roussillon »[3],[12]. Son tableau La Cargolade (Perpignan, Casa Pairal) est souvent cité comme emblématique de son œuvre et de la convivialité gastronomique de la Catalogne[13].
Les paysages qu'il faisait, ainsi que les scènes nues, appartiennent généralement au courant de l'impressionnisme[14].
