Louis Hotton

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Louis Hotton, né le à Bruxelles et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un militaire belge au service du Premier Empire français.

Décès (à 77 ans)
Neuilly-sur-Seine
AllégeanceDrapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Années de service1799 – 1818
Faits en bref Naissance, Décès ...
Louis Hotton
Louis-Joseph Hotton
Naissance
Bruxelles
Décès (à 77 ans)
Neuilly-sur-Seine
Allégeance Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Années de service 1799 – 1818
Conflits Guerres napoléoniennes
Révolution belge
Distinctions Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre de la Légion d'honneur
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Officier de cavalerie, il s'illustre lors des guerres napoléoniennes puis, après avoir quitté l'armée, il reprend du service en 1830 lors de la révolution belge en rejoignant la garde bourgeoise de Bruxelles.

Biographie

Carrière militaire

Louis-Joseph Hotton nait le à Bruxelles, alors située dans les Pays-Bas autrichiens. Après l'annexion française, il rejoint la cavalerie Grande Armée de Napoléon Ier en 1799. Il devient chasseur à cheval et obtient le grade de sous-Lieutenant le , est nommé Lieutenant le 20 novembre 1811, puis Capitaine le 17 avril 1815[2]. Dès 1813, il est l'aide de camp du général Louis Sébastien Grundler. Il quitte l'armée française en avril 1818 et revient vivre à Bruxelles, alors chef-lieu du Brabant-Méridional, l'une des dix-sept provinces du Royaume uni des Pays-Bas dirigé depuis La Haye par Guillaume d'Orange-Nassau.

Il se marie en 1815 avec Annette de la Tour, avec laquelle il a un fils, Edmond Louis Joseph Hotton de la Tour, né le à Bruxelles[3] et qui porte le titre de comte.

Révolution belge

Le prince Guillaume pris à partie par la foule lors de son entrée dans Bruxelles, le .

Lors des émeutes d'août 1830 à Bruxelles, il rejoint la garde bourgeoise de Bruxelles et est nommé commandant de la garde à cheval avec le grade de Major[4], puis de Colonel[5]. Le , il fait partie de la délégation bourgeoise menée par Emmanuel Van der Linden d'Hooghvorst[6], qui se rend auprès des princes Guillaume et Frédéric à leur quartier-général de Vilvorde, pour y discuter de l'arrivée de l'armée et des suites à donner aux émeutes[7]. Le lendemain, il escorte le prince Guillaume avec la garde à cheval lors de son entrée en ville[8] et est blessé alors que le cheval du prince heurte violemment le sien au moment où le fils du roi veut s'enfuir sous la pression populaire, faisant chuter le Colonel[9]. Il rencontre à nouveau le prince le alors qu'il est membre d'une nouvelle délégation de bourgeois. Ce-dernier leur annonce qu'il évacue la ville avec la garnison qui y était présente et qu'il confie le maintien de l'ordre public à la garde bourgeoise. Le colonel Hotton est alors l'un des signataires de la proclamation publique déclarant que la garde « s'engage sur l'honneur à ne pas souffrir de changement de dynastie, et à protéger la ville et spécialement les palais »[10].

Après l'annonce de l'attaque de Bruxelles par les troupes du prince Frédéric, il quitte Bruxelles à cheval avec Joseph Fleury-Duray et Jacques Van der Smissen le , craignant les répercussions de autorités de La Haye une fois le pouvoir royal remis en place après l'insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux[11]. Ils arrivent à Valenciennes le au soir, où ils retrouvent entre autres Sylvain Van de Weyer, Alexandre Gendebien, Auguste van der Meere, Charles Niellon, Alexandre-Joseph Moyard et d'autres membres du corps franc liégeois de 1830[12]. Le lendemain, ils apprennent la surprenante résistance des volontaires belges et les premières victoires de ces-derniers à Bruxelles ainsi que lors des combats de Louvain. Cela les convainc de revenir dans la capitale, où ils arrivent le [13] et trouvent l'armée retranchée et prise au piège dans le parc de Bruxelles.

Alors que les Journées de Septembre battent leur plein dans de nombreuses autres villes des provinces du sud, le , le colonel Hotton est envoyé à Ath avec le général Vandersmissen afin de mener la reddition de la forteresse de la ville[14], où s'est retranchée la garnison locale, attaquée par les révolutionnaires à l'occasion des combats d'Ath. C'est chose faite le , en même temps que la victoire à Bruxelles. Le , il est envoyé à Tournai en tant que commissaire du gouvernement provisoire de Belgique avec le chevalier de Nieuport (nl), afin d'y faire tomber la citadelle et de faire reconnaitre l'autorité belge par le conseil de régence de la ville alors que celle-ci s'est révoltée depuis la veille[15].

Distinctions

Bibliographie

  • Oswald de Kerchove de Denterghem, Les préliminaires de la révolution belge en 1830, Bruxelles, P. Weissenbruch, coll. « La revue de Belgique », (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Robert Demoulin, Les Journées de septembre 1830 à Bruxelles et en Province., Liège, Presses universitaires de Liège., , 280 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gustave Oppelt, Histoire générale et chronologique de la Belgique, de 1830 a 1860, Bruxelles, Hayez, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Charles Emmanuel Poplimont, La Belgique depuis 1830., Gand, Désiré Verhulst, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

Liens externes

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