Louis Ier de Chalon-Tonnerre
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| Tuteur (en) Comté de Tonnerre | |
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| à partir de |
| Comte de Tonnerre | |
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| - | |
| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Naissance |
Vers |
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| Décès | |
| Surnom |
Chevalier vert |
| Activité |
Militaire |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Marie Crespin du Bec (d) |
| Fratrie |
Jean IV de Chalon-Auxerre Amé de Chalon (frère consanguin) |
| Conjoint |
Marie de Parthenay (d) |
| Enfants |
Hugues de Chalon-Tonnerre Louis II de Chalon-Tonnerre Jeanne II de Chalon-Tonnerre Marguerite II de Chalon-Tonnerre (d) |
| Conflit |
|---|
Louis Ier de Chalon, dit le chevalier vert[1],[2],[3], né en 1339 et mort en 1398, est un comte de Tonnerre, issu de la maison de Chalon.
Origines
Louis naît en 1339[1],[4]. Il appartient à la tige des comtes d'Auxerre-Tonnerre et seigneurs de Rochefort de la maison de Chalon[1]. Il est ainsi le fils cadet de Jean III de Chalon, comte d'Auxerre (1361-1371) et de Tonnerre (1361/62—1379), et de Marie Crespin du Bec[1],[4],[2].
Son frère aîné, Jean IV, hérite du comté d'Auxerre jusqu'à sa mort en 1370[1],[5],[3].
Deux des fils adultérins de son père, Henri († ) et Jean († ), servent son fils, Louis II[6].
Participation à la guerre de Cent Ans
Pendant la guerre de Cent Ans, il combat contre les troupes navarraises, entre 1363 et 1364[3]. Il est présent à la bataille de Cocherel, en [3].
Il est fait prisonnier, quelques mois plus tard, lors de la bataille d'Auray[3],[7]. Il est libéré contre rançon[3],[7].
Après le traité de Guérande (1365), il accompagne de Bertrand du Guesclin, et une troupe de routiers, en direction de l'Espagne[8],[3]. Ils obtiennent du pape l'absolution pour les Grandes compagnies ainsi qu'un versement[8]. En 1367, il se bat à Navarrete (La Rioja), puis à Briviesca (Castille-et-León)[8]. La troupe est battue à Najera et Louis de Chalon est fait prisonnier[8]. Aux mains des Anglais[7], à Bordeaux, il est à nouveau mis sous rançon[8]. La somme ne sera définitivement payée qu'en 1385[8].
Héritages
En 1366, il hérite de la part de son frère soit la propriété du château de Rochefort, les châteaux d'Arinthod, Boutavant (actuelle commune de Vescles) et Dramelay[9].
Dès qu'il apprend que son père, Jean III de Chalon-Auxerre, a vendu au roi de France le comté d'Auxerre, en 1371[8],[10], bien qu'il soit toujours en prison, il entreprend de conserver le reste du patrimoine, obtenant un arrêt d'interdit et se fait déclarer curateur pour les biens que son père n'aurait pas encore vendu[8]. Bien qu'en prison, il obtient le comté de Tonnerre, en 1372[8]. Sa sœur, Marguerite, obtient l'administration du comté[8].
Ruiné, il rentre en 1376 en Tonnerrois[8]. Il se proclame toutefois jusqu'à sa mort comte d'Auxerre et de Tonnerre[8].
En 1377, il doit toujours la somme de 6.000 pour sa rançon[7]. Il se tourne alors vers la cité de Tonnerre pour l'aider[7]. En , le duc de Bourgogne lui accorde une « souffrance d'hommage » pour le Tonnerois, en raison de son emprisonnement par les Anglais[7].
Il intente un procès, qui dure jusqu'en 1404, contre le roi Charles V le Sage afin de récupérer le comté d'Auxerre[8]. Ses enfants ne poursuivent pas la procédure et ses désistent moyennant finances[8].
Il gère ses biens, se montrant « généreux et conciliant »[8].
Mort et succession
Louis de Chalon meurt en 1398[1],[3], des suites de la bataille de Nicopolis[8]. La notice du Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne (1996) indique la mort en « 1398 (la bataille a lieu en 1396) »[8].
À sa mort, lui survit son épouse, Marie de Parthenay et sept enfants, quatre fils et trois filles[7].