Louis Oubre
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Rochefort
Kribi (Cameroun)
| Louis Oubre | |
| Naissance | Rochefort |
|---|---|
| Décès | (à 57 ans) Kribi (Cameroun) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Troupes coloniales (Infanterie) |
| Grade | |
| Années de service | 1903 – 1942 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre T.O.E |
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Louis Oubre, né le à Rochefort et mort pour la France[1] le à Kribi, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Engagé volontaire dans les troupes coloniales, il est déjà un sous-officier expérimenté lorsque débute la Première Guerre mondiale au cours de laquelle il combat en France et en Afrique avant d'être fait prisonnier sur le front des Balkans. Agent de l'administration coloniale pendant l'entre-deux-guerres, il décide de se rallier à la France libre au début de la Seconde Guerre mondiale et participe à la mise en place de positions de défense sur les côtes du Cameroun avant de mourir prématurément de maladie et d'épuisement.
Jeunesse et engagement
Louis Oubre naît le à Rochefort, alors en Charente inférieure[2]. Fils de militaire, il décide de suivre les traces paternelles en s'engageant le et est affecté au 3e régiment d'infanterie coloniale (3e RIC)[3],[4]. Promu caporal le , il est muté au 2e régiment de tirailleurs sénégalais le avec lequel il séjourne au Haut-Sénégal et Niger[4],[5]. De retour au 3e RIC en , il en repart le pour rejoindre les rangs du 21e régiment d'infanterie coloniale et est promu sergent le de la même année[4]. Passé au 7e régiment d'infanterie coloniale le , il est promu sergent-major le suivant[4].
Première Guerre mondiale
Pris dans la Première Guerre mondiale avec son régiment, Louis Oubre participe à la bataille des frontières à l'issue de laquelle il est promu adjudant[4],[6]. Il prend ensuite part à la bataille de la Marne et passe aspirant le [4],[6]. Le , il quitte le front de métropole pour rejoindre le bataillon de tirailleurs sénégalais de l'AOF et combattre pendant la campagne d'Afrique de l'Ouest[4]. Il est de retour en métropole en lorsqu'il est muté au 5e régiment d'infanterie coloniale avec lequel il participe à la bataille de la Somme[4],[7]. Il est promu lieutenant le avant d'être affecté au 34e régiment d'infanterie coloniale avec lequel il participe à l'expédition de Salonique sur le front des Balkans[4],[8]. Le , il est fait prisonnier en Bulgarie[4]. Libéré après l'armistice du 11 novembre 1918 il est rapatrié et affecté au 4e régiment d'infanterie coloniale le [4].
Entre-deux-guerres
Parti pour le Levant en , il est affecté au 22e régiment d'infanterie coloniale le et prend sa retraite militaire en juillet suivant[3]. Il retourne alors en Afrique et entre dans l'administration coloniale en devenant agent des services civils de l'AOF[3]. Il est promu adjoint principal de classe exceptionnelle en puis adjoint principal hors classe en [3].
Seconde Guerre mondiale
En poste à Brazzaville au début de la Seconde Guerre mondiale, il refuse l'armistice du 22 juin 1940 et joue un rôle important dans le ralliement du Congo à la France libre[9]. Engagé dans les forces françaises libres et promu capitaine, il est affecté au bataillon du Moyen-Congo[3]. Volontaire pour intégrer une unité combattante, il demande sa mutation au corps expéditionnaire de l'Afrique française libre mais, compte tenu de son âge, se voit confier le commandement de la région de Kribi et, dans le même temps, de la 1re compagnie du 1er régiment de tirailleurs du cameroun stationnée dans le secteur[3]. Dès lors, il s'emploie avec énergie à mettre en place des postes de guets tout le long du littoral atlantique et à inspecter continuellement sa zone de responsabilité afin de constamment améliorer les moyens de liaison[3]. Touché par la maladie et épuisé par son intense activité, Louis Oubre meurt le à Kribi où il est inhumé[9].