Louis Sailhan

poète français From Wikipedia, the free encyclopedia

Louis Sailhan, né le à Saint-Pardoux-du-Breuil en Lot-et-Garonne et mort pour la France à Perthes-lès-Hurlus dans le département de la Marne le , est un poète français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

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Pierre Louis SailhanVoir et modifier les données sur Wikidata
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Louis Sailhan
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Biographie

Pierre Louis Sailhan, né le à Saint-Pardoux-du-Breuil[1], est le fils d'Arnaud Sailhan (né en 1852), employé aux tabacs et de Marie Chaulet (née en 1856)[2].

Issu d'une famille gasconne, il fait ses études au lycée Bernard-Palissy à Agen et entre à la faculté de droit avant de faire son service militaire au 7e régiment d'infanterie de novembre 1901 à septembre 1902 puis à la 17e section de secrétaires d'état-major et du recrutement jusqu'en septembre 1904. Après le service militaire, il part travailler à Paris comme commis des contributions indirectes[3]. Il collabore à diverses publications, notamment La Revue hebdomadaire et La Démocratie de Marc Sangnier[1].

Il épouse Jeanne Gabrielle Launay (1885-) le 23 avril 1908 à Toulouse[4] et publie la même année son premier recueil Petits poèmes. Un second volume parait en 1913, Paysages intérieurs, tous deux inspirés par les paysages de l'Agenais[1]. Edmond Pilon rapporte qu'Emmanuel Delbousquet, poète du Lot-et-Garonne, était son ami[5] et Henri Bremond dit qu'il « était simple, modeste, généreux, prêt au sacrifice »[6].

Quand il est rappelé au 20e régiment d'infanterie par le décret de mobilisation en août 1914, il est rédacteur principal au service d'architecture de la Préfecture de la Seine[7]. Nommé sergent en octobre 1914, il est retenu au dépôt de Marmande jusqu’à février 1915[5]. Parti au front comme sergent à la 8e compagnie du 20e régiment d'infanterie, il est tué à Perthes-lès-Hurlus, d’une balle à la tête, le [8],[9].

La citation qui accompagne sa distinction dans l'ordre de la médaille militaire décrit un « sous-officier courageux et dévoué. Mortellement blessé le 11 mars 1915, devant Perthes, en se portant à l'assaut des positions ennemies »[1].

Œuvres principales

  • Petits poèmes, 1908
  • Paysages intérieurs, 1914

Distinctions

Hommages

Bibliographie

  • Edmond Pilon, « Louis Sailhan », Bulletin des écrivains de 1914-1915, , p. 2 (lire en ligne)
  • Henri Bremond, « De Quelques jeunes écrivains morts pour la France », Le Correspondant, , p. 451-455 (lire en ligne)
  • L. Bordes, « Louis Sailhan - Mort pour la France », Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest, , p. 461-473 (lire en ligne)
  • Alexandre Arnoux, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 1, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 622-628

Références

Liens externes

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