Lourgou
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| Lourgou | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Centre-Nord | ||
| Province | Bam | ||
| Département ou commune |
Kongoussi | ||
| Démographie | |||
| Population | 532 hab. (2006[1]) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 13° 24′ 19″ nord, 1° 41′ 10″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
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Lourgou est un village situé dans le département de Kongoussi de la province du Bam dans la région du Centre-Nord au Burkina Faso.
Localisation
Lourgou fait partie des 57 villages administratifs de la commune de Kongoussi. Le village est situé dans la partie nord-ouest à une trentaine de kilomètres de ladite ville.
Géologie et relief
Relief
Le village fait partie de la pénéplaine centrale dont les altitudes les plus élevées se situent autour de 500 m d’altitude dans les parties sud-ouest (proche de Loaga-Foulbé, Sakou et Sakou-Foulbé) et ouest (à côté de Yougounini). Les moyennes se situent autour de 380 m. Le terroir a une inclinaison générale Sud-Nord. Le relief soumis à l’érosion a été aplani au cours du temps[2].
Lourgou présente un relief relativement accidenté, vestige de mouvements tectoniques et qui a enregistré de nombreuses collines dont l’altitude moyenne se situe entre 200 et 300 m, des ravins et de quelques bas-fonds[2].
Sols
On observe des plateaux latéritiques qui se caractérisent par des escarpements et des dépressions périphériques formant des pédiments vallonnés gravillonnaires et des plaines sédimentaires traversées par des bas-fonds assez érodés.
On distingue trois types de sols :
- Les lithosols des plateaux cuirassés sont des sols qui connaissent le phénomène très accentué du cuirassement où l’on note la quasi-absence d’une couche de terre et de végétation ; ils constituent des zones d’accumulation des colluvions provenant de l’érosion des collines. Ces sols sont utilisés à des fins sylvo-pastoraux.
- Les sols ferrugineux tropicaux se rencontrent sur les pentes des plateaux ; ils sont de couleur variable rougeâtre, brunâtre ou grisâtre et sont peu profonds (inférieur à 40 cm). Ils proviennent de l’altération des cuirasses, leur vocation est essentiellement agro-sylvo-pastorale.
- Les sols sablo-limoneux se rencontrent dans les vallées ou fonds des vallées. Ils sont plus ou moins imperméables, de couleur variable, sombre ou noirâtre et sont profonds (supérieur à 40 cm : leur aptitude agro-sylvo-pastorale trouve l’assentiment du monde paysan[2].
Somme toute, ces différents sols sont soumis aux facteurs naturels et anthropologiques qui accélèrent leur dégradation et leur appauvrissement. Les éléments géo-morpho-pédologiques supportent une végétation et une hydrographie[2].
Climat
Le village appartient au climatique soudano-sahélienne caractérisé par une pluviométrie variant entre 500 et 800 mm d’eau de pluie par an et deux saisons marquées alternativement par des vents d’harmattan et de mousson[3],[4].
La saison sèche comporte deux périodes :
- Une période sèche et froide qui débute à partir de mi-novembre avec les vents d’harmattan soufflant du nord-est vers le sud-ouest. Le mois le plus froid est celui de décembre ;
- Une période sèche et chaude qui s’installe à partir de mars et qui se renforce en avril[3],[4].
La pluviométrie est irrégulière dans le temps et dans l’espace avec une tendance à la baisse. Ce caprice pluviométrique est préjudiciable aux récoltes, au couvert végétal et à la disponibilité des eaux[3],[4].
|
Année |
Station |
Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Septembre | Octobre | Cumul saison | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| H | J | H | J | H | J | H | J | H | J | H | J | H | J | H | J | ||
| 2010 | - | - | 19,8 | 3 | 57,8 | 6 | 181,3 | 12 | 201 | 11 | 138,5 | 6 | 102,7 | 4 | 701.1 | 42 | |
| 2011 | 4 | 2 | 4 | 2 | 60.6 | 5 | 204 | 16 | 285.2 | 12 | 67 | 5 | 0 | 0 | 624.8 | 46 | |
| 2012 | 30.6 | 2 | 10 | 1 | 170,5 | 9 | 140.4 | 12 | 229,9 | 15 | 84,1 | 6 | 26.2 | 3 | 706,2 | 49 | |
Le tableau permet de constater que la pluviométrie au niveau de la province du Bam se caractérise par sa faiblesse et son irrégularité, bien que la moyenne pluviométrique soit de 600 mm dans cette zone au cours de ces 3 dernières années.
Hydrographie

Le réseau hydrographique est constitué de bas-fonds, marigots et de boulis. Ces points d’eau saisonniers ont plusieurs affluents et servent d’abreuvement pour les animaux et de simples activités de contre-saison pendant une période très courte de l’année. L’ensemble de ces petits cours d’eau donnent naissance à de bas-fonds aménageables à des fins agricoles et maraîchères. Toutefois, les études hydrogéologiques actuelles ne permettent pas d’évaluer avec exactitude les eaux souterraines à ce niveau[2].
Végétation et faune
Végétation
Lourgou appartient au domaine nord-soudanien avec une végétation à prédominance savane parc espèces rencontrées dans les champs et de savane arbustive. La végétation originelle est de type savane arborée qui s’est fortement dégradée ces dernières années du fait de la sécheresse et de la forte pression anthropique. Les formations végétales naturelles encore présentes sont les reliques de fortes galeries le long des cours d’eau, les savanes et les steppes[5],[6].
La composition floristique varie et l’on peut retenir des îlots de végétation constitués de grands arbres et d’arbustes denses le long des bas-fonds, clairsemée dans les champs et jachères[2]. À ce niveau, on y rencontre essentiellement les espèces suivantes :
| Nom scientifique | Nom français | Nom en moré |
|---|---|---|
| Mitragyna inermis | Hiliga | |
| Anogeissus leiocarpus | Bouleau d'Afrique | Siiga |
| Khaya senegalensis | Caïlcédrat | Kouka |
| Vitellaria paradoxa | Karité | Taâga |
| Adansonia digitata | Baobab africain | Toeega |
| Azadirachta indica | Margousier | Neem |
| Lannea microcarpa | Raisinier | Sabga |
| Tamarindus indica | Tamarinier | Pusga |
| Sclerocarya birrea | Marula | Noabga |
| Balanites aegyptiaca | Dattier du désert | Kieglga |
La végétation est constituée principalement d’arbustes dans les savanes et est composée majoritairement par les espèces suivantes :
| Nom scientifique | Nom français | Nom en mooré |
|---|---|---|
| Combretum micranthum | Kinkeliba | Koglmuga |
| Piliostigma reticulatum | Bagandé | |
| Guiera senegalensis | Wilenwiiga |
Faune
Elle est peu riche dans ce milieu à cause de la dégradation du couvert végétal. Elle se résume de nos jours aux espèces consignées dans le tableau ci-contre.
| Espèces | Nom scientifique | Nom en mooré |
|---|---|---|
| Lièvre | Lepus capensis | Soamba |
| Francolin | Francolinus bicalcalcaratus | Koadinga |
| Tourterelle | - | Walé |
| Ecureuil | Xerus erytropus | Kiiga |
| Vipère | Echis carinatus | Rourouga |
| Rat sauvage | - | Rayouga |
| Varan | Varanus exathematicus | Wiougou |
| Caïman | - | Gnebga |
| Tortue | - | Kuri |
| Sardine | - | Tantaré |
| Silure | - | Saala |
| Carpe | Tilapia niloticus | Pian |
| Grenouille | - | Loanga |
Histoire
Politique et administration
Lourgou en langue moré veut dire : « lougli », ce qui veut dire « je m’installe ici ». Après une bataille en passant par Rissiam, le jeune prince décide d’y rester. Le 1er chef fut naba Tassenka. Plusieurs familles vivent en bons termes. Les familles les plus nombreuses sont les Ouédraogo qui viennent du Yatenga et les Zoungrana de Sabcé, un des grands cantons du département de Kongoussi. Les religions par ordre d’importance sont : l’islam, le catholicisme, le protestantisme et l’animisme[2].
Le chef de terre, un vieux sage est chargé de la gestion de l’espace territorial du village. Il est également responsable des lieux de cultes et officie les sacrifices et les rites[2].

