Zandkom
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Situation géographique
Zandkom est situé à 10 km du Chef-lieu de la commune qui est Sabcé. Zandkom est limité :
- au nord par le village de Goungla ;
- au sud par le village de Signonré ;
- à l’est par le village de Imiougou ;
- à l’ouest par la commune de Guibaré.
Relief
Le relief de Zandkom est composé de collines et de glacis à certains endroits. Le sol est latéritique et ne retient pas de grandes quantités d’eau d’où l’insuffisance hydrique dans la zone[2].
Climat
Le village appartient au régime tropical soudano-sahélien. Ce climat se traduit par l'alternance de deux saisons : une saison sèche de huit mois comprise entre octobre et mai ; une saison pluvieuse de quatre mois allant de juin à septembre. La pluviométrie varie entre 500 et 800 mm d’eau par an. Cette pluviométrique affecte négativement les récoltes, le couvert végétal et la disponibilité des eaux de surface[3],[4].
Hydrographie
On enregistre des cours d’eau au niveau du village. Ces cours d’eau, principalement alimentés par les précipitations, tarissent en saison sèche. Un cours d’eau se situe entre le village de Zandkom et celui de Goungla. En saison des pluies, ce cours d’eau rend inaccessible ces deux villages[2].
Les sols
Ce sont des sols peu évolués et peu profonds (<45 cm) à valeur agricole très faible à nulle. Ils sont utilisés à des fins sylvo-pastorales. Les sols ferrugineux tropicaux sont localisés sur les pentes supérieures des collines. Ils sont peu profonds (<45 cm) et proviennent de l'altération des cuirasses. Ce sont des sols à vocation agro-sylvo-pastorale. Les sols sablo-limoneux à argileux sont localisés le long des plans d’eau dans les vallées ou fonds de vallées. Ce sont des sols profonds (>40 cm) à valeur agro-sylvo-pastorale intéressante. Outre ces trois principales unités de sols, on note de façon dispersée la présence de lithosols, des plateaux cuirassés. Ce sont des sols où l'on note la quasi absence d’une couche de végétation et de terre. Leur valeur agro-sylvo-pastorale est négligeable.
De façon générale, on observe une dégradation progressive des différents types de sols. Cette situation rend pratiquement impossible leur exploitation sans des aménagements de protection et de conservation des eaux et des sols et l'apport de matières minérales[2].
La Végétation
Le caractère semi-désertique du climat du village ne favorise pas l'existence d'une végétation abondante. La végétation originelle est de type savane arborée qui s’est fortement dégradée ces dernières années du fait de la sécheresse et de la forte pression foncière. Les formations végétales naturelles encore présentes sont les reliques de fortes galeries le long des cours d’eau, les savanes et les steppes[5],[6].
| Nom scientifique | Nom en français | Nom en mooré | Utilisation |
|---|---|---|---|
| Adansonia digitata | Baobab | Toeega |
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| Acacia nilotica | Gomme arabique | Pengendga |
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| Balanites aegvptiaca | Dattier du désert | Kieglga |
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| Piliostigma reticulatum | Bagandé |
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| Tamarindus indica | Tamarinier | Pusga |
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| Butyrospermum paradoxum | Karité | Taâga |
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Selon les populations, la végétation naturelle existante contribue significativement à la sécurité alimentaire (apport de fruits comestibles), à l’apport en bois de chauffe, à la construction (bois de service) et à l’artisanat.
La faune
Au regard du climat semi désertique, le village ne regorge que de petits gibiers tels que les lièvres, les singes, les perdrix, les pintades, le chat sauvage, les oiseaux, de reptiles. La raréfaction des animaux sauvages dans la zone, selon les villageois est due en grande partie à la diminution du couvert végétal et à la pression de l’homme (braconnage)[2].
Milieu humain
Historique du peuplement
Les premiers habitants de Zandkom sont venus de Gnou, un village de Yako (Province du Passoré). Le premier quartier de Zandkom s’appelait Nabiyiri. Jadis il était difficile de trouver de l’eau potable dans le village. Les ancêtres ont dit que celui qui veut venir habiter dans le village doit venir avec son eau de boisson, cela se traduit en mooré « Zan kom » d’où le nom du village Zandkom. Les premiers habitants ont beaucoup souffert de la pénurie d’eau. La souffrance de femmes pour les corvées d’eau a amené les hommes à invoquer l’esprit des ancêtres pour demander leur faveur pour que le village ait de l’eau. La requête des villageois a été exaucée et le village depuis lors a suffisamment d’eau. Les nappes phréatiques sont abondantes et peu profondes[2].
La population
Le village compte 1 902 habitants dont 1 523 Mossis et 379 Peuls répartis dans 7 quartiers que sont Bagdgo, Camp fonctionnaire, Nabiyiri, Signonguin, Silmissin, Toguin et Watinoma[7]. S’agissant de religion, les catholiques occupent le premier rang, en deuxième position viennent les musulmans, les protestants occupent le troisième rang et les animistes le quatrième rang[2].
Organisation administrative et sociale
Zandkom est un village administratif et relève de la commune de Sabcé. Avec la mise en œuvre de la décentralisation en milieu rural, la gouvernance s’articule de la manière suivante : le Comité Villageois de Développement (CVD) est l’entité faitière qui s’occupe des activités du développement du village. Elle est aussi une structure consultative qui joue l’intermédiation entre les habitants et les organisations intervenant dans le village. Les Conseillers du village travaillent avec le conseil municipal de Sabcé et veillent à la mise en œuvre des activités de développement planifiées par le conseil. Les CVD travaillent avec le Préfet. Les conseillers travaillent avec le Maire. Les habitants de Zandkom n’ont pas de chef, mais sont régis par le Chef de Sabcé. Le Chef de terre est décédé et c’est son fils qui assure la gestion des terres[2].
Les intervenants du village
| Identité de la structure | Domaine d’intervention | Action concrète réalisée dans le village |
|---|---|---|
| AZN (Association Zood-Nooma) |
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| ONG Chant de Femmes | Eau et assainissement | Formation sur l’hygiène te assainissement |
| SOS-SAHEL | Agriculture | Réalisation de cordons pierreux |
| PATECOR | Agriculture | Réalisation de cordons pierreux |
| Association 6S (Savoir Se Servir du Sahel en Saison Sèche) | Agriculture | Réalisation de cordons pierreux |
| ONG TIPALGA | Environnement | Réalisation de foyers améliorés |
| OCADES |
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| FARF
(Fonds d’Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes) |
Micro-crédit | Octroi de crédits aux groupements féminins du village. |
| ASDM (Association Soleil Dans la Main) |
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| Service technique de l’agriculture | Agriculture | Encadrement des villageois dans le domaine de l’agriculture |
| Service technique de l’élevage | Elevage | Encadrement des villageois dans le domaine de l’élevage |
| Service technique de l’environnement | Environnement | Encadrement des villageois dans le domaine de la gestion de l’environnement |
| Société Minière Bissa Gold | Exploitation de l’or |
|
| Groupement féminin des maraichers | Maraichéculture | Les membres produisent et vendent les légumes produits au niveau du périmètre maraicher. |
| Association BELWET | Micro-crédit | Octroi de crédits aux femmes constituées en groupe de solidarité. |
Équipements socio-collectifs
| Type d’infrastructures | Nombre | |
|---|---|---|
| Infrastructures hydrauliques | Forages | 9 |
| Puits à grand diamètre | 7 | |
| Infrastructures éducatives | Ecole primaire | 1 |
| Collège d’Enseignement Général (CEG) privé | 1 | |
| Centre Permanent d’Alphabétisation et de Formation (CPAF) | 1 | |
| Infrastructures sanitaires | 1 CSPS (Maternité, Dispensaire, Dépôt MEG) | 1 |
| Infrastructures religieuses | Eglise | 1 |
| Temple | 1 | |
| Mosquée | 1 | |
| Infrastructures routières | Route National n° 22 | 1 |
| Autres infrastructures | Moulin | 4 |
| Boutiques | 8 | |
| Kiosques | 3 | |
| Banque de céréales | 1 | |
| Marché | 1 | |

