Luc Long

archéologue français From Wikipedia, the free encyclopedia

Luc Long est un archéologue sous-marin français. Il est notamment connu pour les découvertes, avec son équipe, dans le Rhône en 2004, du chaland romain Arles-Rhône 3 et, en 2007, du buste présumé de César.

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Luc Long
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Biographie

Luc Long est né à Marseille en 1953 d'une mère qui travaille à La Poste et d'un père dans une banque locale[1]. Dès ses 12 ans, il effectue des fouilles en amateur à Roquevaire, chez sa grand-mère[1]. En 1969, sa famille, qui suit la mutation de son père, déménage pour Arles[1]. Au nord de cette ville, il pratique la plongée sous-marine[2].

Luc Long se marie jeune et effectue de nombreux petits boulots[1]. Il ne suit ainsi les cours d'Histoire de l'Art et d'Archéologie à l'Université d'Aix-en-Provence qu'un seul jour par semaine[1]. Il en sort finalement diplômé d'un DEA[1]. En 1979, il entre au DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines), service créé en 1966 par André Malraux[3], en tant que technicien de fouilles[1] spécialisé en archéologie sous-marine (scaphandrier professionnel[4] Classe IIA-IIIB).

Il est major du concours externe d’état en 1982[2], ce qui lui permet de devenir Conservateur en chef du Patrimoine au DRASSM[5],[1]. Missionné par le Ministère des Affaires étrangères, il dirige ou co-dirige, entre 1986 et 2006, des fouilles sous-marines au Gabon[6], en Libye, à Malte et en Italie[1],[4].

Membre du comité scientifique du Parc National des Calanques (Marseille)[7], il est [Depuis quand ?] chercheur rattaché au CNRS (UMR 5140, Université Paul-Valéry/Montpellier 3) et enseigne l'archéologie sous-marine à l'Université de Nîmes[4] (Centre universitaire Vauban) et dans le cadre du Master MoMArch (Université d'Aix-Marseille)[8].

Spécialisé très tôt dans la photogrammétrie des épaves[5], il va adapter ces méthodes de relevés aux épaves profondes, uniquement accessibles par robot et sous-marins[5], et plus généralement sur les sites archéologiques hostiles à la plongée (courant, faible visibilité)[4]. Expert, par ailleurs, dans l’étude des gisements romains, grecs et étrusques, son rayon d’intervention et ses pôles d’intérêt (de la grotte Cosquer[2] à l’aéronef de Saint-Exupéry[9]) font de lui un généraliste des épaves.

Portrait présumé de Jules César.

Luc Long commence à être connu en 2004 pour la découverte dans le Rhône, à Arles, avec son équipe, du chaland romain Arles-Rhône 3 qui est déclaré trésor national[10]. Toutefois, c'est plus particulièrement la découverte avec son équipe dans le même fleuve en 2007 du buste de César (Buste d'Arles) qui « fait la une des journaux » dans le monde entier[11],[2],[4]. Ce buste de Jules César, daté de 46 av. J.-C., est possiblement l'une des deux seules rares sculptures connue et réalisée de son vivant[4],[12],[13],[14].

Entre 2009 et 2001, Luc Long assure le Commissariat général de l'exposition « César, le Rhône pour mémoire » du Musée départemental de l'Arles antique[15],[16].

La médiatisation et l'importance scientifique de ces découvertes ont contribué à agrandir le Musée d’Arles[4] et à lancer la construction de l’André Malraux, le nouveau navire de recherches du DRASSM.

Il concentre aujourd'hui[Depuis quand ?] ses recherches sur l’histoire du port fluvial d’Arles et de son avant-port maritime aux Saintes-Maries-de-la-Mer, au débouché d’un ancien bras du Rhône (le Rhône de Saint-Ferréol). C’est dans ce secteur qu’un Musée d’Archéologie Sous-Marine sera inauguré en 2022[17].

En 2018, il met au jour, dans la rive gauche du Rhône à Arles, une épave romaine datant du IVe siècle contenant notamment de l'or[18],[19],[20].

Luc Long est l'auteur de plus de 300 articles scientifiques[réf. souhaitée] et directeur de l’expertise ou de la fouille de 250 gisements archéologiques (en cumul plus de 10 000 heures de plongée)[18].

Vie privée

Père de trois enfants[2], il est contrebassiste amateur dans un groupe de country swing[2] dénommé Rue de la sardine[1].

Distinction

Il est élu en 2016 au fauteuil no 7 de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille[8],[18].

Ouvrages

Documentaires

  • Les Étrusques, un voyage interrompu, réalisé par Bernard George. Diffusé sur Arte le 15 juin 2002[22].
  • Arles, le trésor retrouvé, réalisé par Saleha Gherdane. Diffusé le 7 janvier 2009 sur France 3 dans une émission spéciale du magazine Des racines et des ailes[23].
  • Le Trésor du Rhône, réalisé par Saleha Gherdane. Diffusé le 25 mars 2021 sur France 5 dans le magazine Science grand format[24],[18].

Notes et références

Liens externes

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