Lucien Botovasoa

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Date de naissance1908, Vohipeno, Madagascar
Date de décès, vers Manakara, Madagascar
Nationalité Malgache
Lucien Botovasoa
Image illustrative de l’article Lucien Botovasoa
Bienheureux
Date de naissance 1908, Vohipeno, Madagascar
Date de décès , vers Manakara, Madagascar
Nationalité Malgache
Ordre religieux Ordre des Frères Mineurs
Vénéré à Farafangana
Béatification à Vohipeno par le cardinal Angelo Amato
Vénéré par l'Église catholique
Fête 14 avril

Lucien Botovasoa, né en à Vohipeno et mort le vers Manakara, était un instituteur et militant catholique malgache, assassiné in odium fidei au cours de la persécution menée contre le clergé durant la décolonisation. Reconnu comme un martyr par l'Église catholique, celle-ci le vénère comme bienheureux.

Lucien Botovasoa est né en 1908 d'un père baptisé en 1902, l'un des tout premiers chrétiens malgaches. Il est l'aîné de neuf enfants. Élève de l'école catholique, il sera baptisé en 1922. Il poursuit ses études chez les jésuites d'où il revient avec une formation d'instituteur en 1928. En 1930, il épouse Suzanne Soazana, dont il aura huit enfants ; cinq seulement survivront[1].

Instituteur dynamique, il se fait chanteur, catéchiste et entraîneur sportif à l'occasion. Autour de lui les conversions se multiplient et il est apprécié de tous. Sa réussite sociale suscite des jalousies. Engagé dans sa foi, il aide son curé dans la vie paroissiale. Après avoir découvert un manuel de vie franciscaine pour les laïcs, il fonde la première communauté de tertiaires franciscains malgaches. Dès lors, nombreux sont ceux qui le rejoignent dans son groupe et Lucien redouble de piété et de pauvreté[1].

Devenu directeur de l'école, il abandonne cependant ses beaux vêtements et s'habille plus pauvrement, dans l'esprit franciscain. Son goût pour la mortification et la religiosité déplaît grandement à sa femme qui le croit devenu fou ; il reçoit aussi de nombreuses critiques des milieux traditionnels. Il vit dans une grande austérité, jeûne deux fois par semaine, prie toute la nuit et se rend à l'église dès 4 heures du matin pour l'adoration eucharistique puis pour assister à la messe. Le week-end, il fait des tournées d'évangélisation dans les campagnes voisines[1].

Après la Seconde Guerre mondiale, Madagascar connaît une période de troubles politiques et réclame son indépendance. Considéré comme traître parce qu'il est l'ami des missionnaires français et qu'il propage leur religion, Lucien Botovasoa est enlevé par un groupe de traditionalistes. Il sera battu avant d'être décapité le . Quelques mois avant sa mort, il avait prédit à sa femme et à ses amis son futur martyre[1] avril .

Béatification

Bibliographie

Notes et références

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