Lucien Thuilliez

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Lucien Thuilliez, né le à Bar-le-Duc et mort le à Saint-Renan, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et engagement

Fils d'un garçon de café, Lucien Thuilliez naît le à Bar-le-Duc, dans la Meuse[1]. Mobilisé lors de la première guerre mondiale, son père meurt deux jours avant l'armistice du 11 novembre 1918[2],[3]. En 1935, il décide de s'engager dans l'armée et est incorporé au 2e régiment d'infanterie coloniale[2]. Promu successivement caporal, caporal-chef et sergent en 1936, 1937 et 1938, il est envoyé en Afrique-Occidentale française où il est affecté à la compagnie portée du Niger du 3e bataillon de tirailleurs sénégalais[2].

Seconde Guerre mondiale

Refusant l'armistice du 22 juin 1940, il s'enfuit vers le Tchad où il se rallient à la France libre le [2]. À l'issue la campagne du Gabon, il rejoint le régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) dont il intègre le groupe nomade du Borkou[2]. Après avoir été détaché au groupe nomade de l'Ennedi pour participer à la bataille de Koufra, il rejoint son unité initiale et prend part à la guerre du désert en Libye[2],[4]. Il est ensuite engagé dans la campagne de Tunisie où il s'illustre le , lors des combats du Djebel Garci, en maintenant sa position malgré les tirs d'artillerie ennemis[2]. Promu adjudant, Lucien Thuilliez participe à la formation du régiment de marche du Tchad, issu du RTST, au sein duquel il est affecté à la 3e compagnie du 2e bataillon[2].

Le , il débarque sur Utah Beach et prend part à la bataille de Normandie[2]. Il s'y distingue le lorsqu'il assure la défense de son poste de commandament à Doucelles, pris dans une violente attaque allemande au cours de laquelle il est blessé au dos par des éclats de grenade[2]. Très vite remis sur pied, il est promu adjudant-chef et est l'un des premiers à entrer dans la capitale lors de la libération de Paris où il participe notamment à la prise de l'hôtel Majestic, siège du Haut-commandement militaire allemand en France[2]. Lors de la bataille des Vosges, il fait encore la preuve de son courage le en portant secours sous le feu à deux soldats blessés[2]. Il combat ensuite pendant la bataille d'Alsace et termine la guerre avec le grade de sous-lieutenant[2].

Après-Guerre

Poursuivant sa carrière militaire après le conflit, Lucien Thuilliez participe à la guerre d'Indochine avant de retrouver l'Afrique où il sert au Cameroun et au Tchad jusqu'en 1960[2]. Il sert ensuite lors de la guerre d'Algérie jusqu'en , date à laquelle il prend sa retraite militaire avec le grade de chef de bataillon[2].

Installé en Bretagne, il devient secrétaire parlementaire d'un camarade Compagnon de la Libération, Charles Le Goasguen, député du Finistère de 1962 à 1967[2]. Il sera ensuite secrétaire du député Michel de Bennetot de 1968 à 1976[2]. Parallèlement à sa carrière parlementaire, Lucien Thuilliez s'implique fortement dans les associations locales patriotiques et d'anciens combattant, occupant notamment la fonction de président du comité Nord-Finistère de l'association des français libres[2],[5].

Lucien Thuilliez meurt le à Saint-Renan, dans le Finistère, où il est inhumé[1].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

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