Lucius Roscius Fabatus (vers 95–90 av. J.-C. - 43 av. J.-C.) est un officier militaire et homme politique de la fin de la République romaine.
Appartenant à la gensplébéienneRoscia(en), il nait probablement vers 95-90 av. J.-C. à Lanuvium, ville du Latium connue pour son temple et son culte de Juno Sospita. Il commence sa carrière politique (cursus honorum) comme monnayeur en 64 av. J.-C.[1]. En 55 av. J.-C. il est élu tribun de la plèbe et coparraine au moins une loi, la lex Mamilia Roscia Alliena Peducaea Fabia. Associé à la faction des populares, il soutient Jules César.
Il est membre de l'état-major de César pendant la guerre des Gaules et est chargé de diverses tâches, dont le commandement de la treizième légion sur le Bas-Rhin, à l'hiver 54 av. J.-C.. C'est au cours de cet hiver qu'Ambiorix incite les Eburons et les Nervii à attaquer les quartiers des légions romaines, mais Fabatus semble n'avoir pris aucune part dans les opérations résultant de leur révolte puisque le quartier dans lequel il était stationné resta calme[2]. Il a cependant informé César des mouvements hostiles en Armorique au cours du même hiver[3].
Après son service en Gaule il soutient César au Sénat. Élu préteur en 49 av. J.-C., il cherche à servir de médiateur entre César et ses adversaires lors de la guerre civile. En 49 av. J.-C. il promulgue une loi portant son nom qui accorde la pleine citoyenneté romaine aux populations de la Gaule cisalpine en Transpadanie (zone au nord du Pô)[4].
Après la traversée du Rubicon par César, Pompée envoie Fabatus avec Lucius Julius Caesar(en) et d'autres pour rencontrer César à Ariminum. César transmet à Fabatus des contre-propositions qu'il remet à Pompée et aux consuls à Capoue[5]. Les adversaires de César étaient prêts à accepter les propositions de César avec des amendements substantiels, que Fabatus et L. Caesar ont rapportés à César. César rejette ces amendements et Fabatus n'a pu empêcher l'escalade de la guerre civile.