Ludres

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Ludres
Ludres
Église Saint-Epvre de Ludres sur le coteau avec son clocher lorrain et ses quatre horloges.
Blason de Ludres
Héraldique
Image illustrative de l’article Ludres
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Métropole Métropole du Grand Nancy
Arrondissement Nancy
Maire
Mandat
Pierre Boileau
2020-2026
Code postal 54710
Code commune 54328
Démographie
Gentilé Ludréens, Ludréennes[1]
Population
municipale
5 843 hab. (2023 en évolution de −6 % par rapport à 2017)
Densité 714 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 00″ nord, 6° 10′ 00″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 420 m
Superficie 8,18 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Ludres
(ville-centre)
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Jarville-la-Malgrange
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Ludres
Géolocalisation sur la carte : France
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Ludres
Liens
Site web www.ludres.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Ludres est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est, à sept kilomètres au sud de Nancy.

Ses habitants sont les Ludréens.

Localisation

Ludres est située en France, à 3,3 km de Messein, 5,4 de Houdemont et 10,4 km de Nancy[2].

Noms de rues

Les noms des rues de Ludres reflètent l'importance qu'accorde la ville aux personnalités originaires de celle-ci. En effet, les 120 rues et impasses que comporte la ville se distinguent en deux types. Tandis que les voies principales portent le nom du lieu-dit, d'autres rues se situent dans des quartiers thématiques comme le quartier des sculpteurs, des savants ou encore des écrivains. En outre, deux nouvelles rues ont été inaugurées en 2011 et en 2012, et elles portent les noms de deux Prix Nobel français : Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak[3].

Sismicité

Commune située dans une zone 1 de sismicité très faible[4].

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la conduite forcée d'alimentation du canal de jonction, le canal de jonction (embranchement de Nancy)[5], le ruisseau de la Prairie[6] et le ruisseau d'Hurpont[7],[8],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Ludres[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[11] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[12]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 1 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à 8 km à vol d'oiseau[15], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 746,3 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,8 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station NANCY-ESSEY (54) - alt : 212 m, lat : 48°41'16"N, lon : 6°13'17"E (à 8,6 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
05.01.1999
20,8
27.02.19
26
31.03.21
29,3
18.04.1949
33
28.05.17
37,2
26.06.19
40,1
24.07.19
39,3
08.08.03
34,4
15.09.20
27,6
13.10.23
22,7
02.11.20
18,5
16.12.1989
40,1
2019
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,1 11,6 15,8 19,8 23,5 25,8 25,4 20,9 15,5 9,4 6 15,5
Température moyenne (°C) 2,6 3,5 6,9 10,2 14,2 17,9 20 19,6 15,6 11,3 6,4 3,5 11
Température minimale moyenne (°C) −0,2 0 2,1 4,5 8,7 12,2 14,2 13,9 10,2 7,1 3,4 1 6,4
Record de froid (°C)
date du record
−21,6
13.01.1968
−24,8
21.02.1956
−15,9
04.03.1965
−6,8
02.04.1958
−4,2
03.05.1960
1,6
05.06.1953
2
01.07.1962
2,8
26.08.1966
−1,3
24.09.1948
−7,9
27.10.1950
−12,7
23.11.1998
−21,3
30.12.1939
−24,8
1956
Précipitations (mm) 64,4 54,8 54,1 44,3 67,9 56 63 67,2 61,1 66,5 68,9 78,1 746,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
36,4
22.01.1995
62,6
25.02.1997
35
18.03.1995
33,3
08.04.22
103
21.05.12
85
09.06.1953
65,8
22.07.1995
68,5
10.08.1945
62,9
10.09.1969
62
28.10.1998
43,6
12.11.1996
72,1
28.12.1947
103
2012
Ensoleillement (h) 52,4 80,1 139,6 181,2 205,6 223,5 234,8 219,4 171,9 104,6 52,1 43,2 1 708,3
Source : « Fiche 54526001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
5,4
−0,2
64,4
J
7,1
0
54,8
F
11,6
2,1
54,1
M
15,8
4,5
44,3
A
19,8
8,7
67,9
M
23,5
12,2
56
J
25,8
14,2
63
J
25,4
13,9
67,2
A
20,9
10,2
61,1
S
15,5
7,1
66,5
O
9,4
3,4
68,9
N
6
1
78,1
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Voies de communication et transports

Voies routières

Autoroutes proches :

  • A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne): Échangeurs Nancy-centre, Nancy-Gentilly, Parc de Haye.
  • A33.
  • A330 : Échangeurs Les Baraques, Neuves-Maisons - D331, Fléville.

Transports en commun

  • Fluo Grand Est.
  • Ludres est reliée au Grand Nancy grâce aux lignes d'autobus du réseau de transport de l'agglomération Nancéienne appelé Réseau Stan :
Ligne 14 Express : Ludres - Nancy Gare
Ligne 17 : Ludres Marie Marvingt - Villers Campus Sciences
Ligne 21 : Ludres Marvingt / Fléville - Nancy Gare
Ligne 50 (scolaire) : Ludres - Jarville Sion
Ligne 67 (scolaire) : Ludres J. Monod - Fléville l'Orée du Bois
Ligne fluo TER Grand Est : Nancy Gare - Ludres Gare

Transport ferroviaire

Perspective sur la gare de Ludres.

En complément de l'offre de lignes d'autobus, Ludres dispose également d'une ligne de chemin de fer reliant Nancy à Pont-Saint-Vincent (la ligne L6 du réseau TER Fluo Grand Est). La ligne est assez fréquentée (à raison d'un train toutes les 30 minutes aux heures de pointe en semaine) et propose une réelle attractivité avec ce transport pour les Ludréens qui se rendent sur Nancy.

En effet, la commune est reliée à la ville de Nancy en 14 minutes seulement contre 35 à 40 minutes théoriques, avec la ligne 14 du Stan (45 à 50 minutes officieusement en raison des embouteillages dans le quartier de la gare et en périphérie de Nancy que la ligne traverse). La gare se situe dans le quartier « Sainte-Blaine », non loin de la mairie.

Urbanisme

Typologie

Au , Ludres est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ludres[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (65,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (37 %), zones urbanisées (23,8 %), forêts (18,8 %), zones agricoles hétérogènes (8,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,8 %), prairies (4 %), terres arables (3,3 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Olardus de Lusde (vers 1070) ; Ecclesia Lusde (1142) ; Alodium apud Lusda (1127-1168) ; Parrochia Lude ; Remericus miles Lude (1127-1158) ; Luzda (1178) ; Ludey (1182) ; Lugdes (1288) ; Leudes (1357) ; Ludes (1365) ; Ludia (1394) ; Th. de Luddibus (1400) ; Luddes (1427)[24].

D'après Ernest Nègre : Attraction de l'oïl loutre, lutre[25].
Plus probable : Ludres viendrait de Lugdes, issu du gaulois Lug-dunum, même étymologie que Lyon ou Loudun, signifiant mont ou fort de Lug, « mont ou fort de la Lumière », ou tout simplement « mont, fort ensoleillé ». Lug étant le dieu solaire des Gaulois.

Histoire

Protohistoire

Les vestiges d'un camp protohistorique (la cité d'Affrique[26], où l'on a étudié le procédé de construction de murs vitrifiés) sont encore visibles sur les coteaux de Ludres, sur le territoire de la commune de Messein, et témoignent d'une implantation ancienne, fin Hallstatt-début La Tène. Ludres a toujours été habité depuis l'âge du fer, avec en particulier l'exploitation de la minette Lorraine (minerai oolithique comportant seulement 20 % de fer).

Moyen-Âge

Un fourneau de réduction du minerai de fer, datant de la période 450-550, y a été fouillé en 1997[27]. Il servait à la production de fer brut.

Des vestiges d'ateliers médiévaux de production de fer subsistent sous le village, de la mairie à la Maison Gallé (Centre culturel consacré aux arts du patrimoine et contemporains dans une maison d'anciens vignerons et laitiers de la famille « Cuirin » et réhabilitée par la commune ; Emile Gallé n'y a jamais vécu).

Époque contemporaine

Le conseil municipal de Ludres demande, le , l'ouverture d'une foire aux bestiaux dans la commune. Cette demande est refusée le par le ministère du Commerce et des Travaux Publics, en raison de la taille peu importante de la ville et de la proximité avec Nancy[28]..

Cette année-là, les terres de la commune sont essentiellement composées de bois (184 hectares), cultures de céréales (131 hectares) et jachère (95 hectares) mais aussi de prairie (75 hectares), vigne (57 hectares) et diverses autres plantes (navettes, colza, trèfle, luzerne, 23 hectares)[29].

En raison d'une épidémie, la municipalité avait interdit le dépôt des tas de fumiers devant les habitations ; en 1854, 75 propriétaires cultivateurs déposent une pétition afin de lever l'interdiction, sans succès[30].

Le village de Ludres, alors essentiellement rural, est transformé par l'activité minière en 1870.

Le minerai des anciennes mines de fer de Ludres a été utilisé pour la fabrication des boulons qui ont servi à la construction de la tour Eiffel alors que la structure provenait des forges de Pompey.

La ville a subi des dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1944 1958 Cyprien Linel   Comptable
1959 mars 1963 Alexandre Dechanet   Chef d'équipe
mars 1963 mars 2008 Charles Choné (1927-2018) UDF-CDS
puis DVD
Agriculteur
Conseiller général du canton de Jarville-la-Malgrange (1985-1998)
Ancien président du Grand Nancy
mars 2008 en cours Pierre Boileau[32],[33]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Ancien cadre

Budget et fiscalité 2021

En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[34] :

  • total des produits de fonctionnement : 6 465 000 , soit 1 039  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 5 380 000 , soit 865  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 2 259 000 , soit 363  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 2 707 000 , soit 435  par habitant ;
  • endettement : 1 757 000 , soit 282  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,81 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 23,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 12,12 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 26 890 [35].

Jumelages

Population et société

Évolution démographique

Pyramide des âges

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2023, la commune comptait 5 843 habitants[Note 6], en évolution de −6 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342340376394412478470474461
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5105104946351 0019651 0531 1211 230
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1911 1259449841 0068807609581 132
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
1 2391 5825 3766 2366 8216 6996 6626 4916 134
2023 - - - - - - - -
5 843--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique
Accès au collège Jacques-Monod.

Enseignement

Ludres possède deux écoles maternelles et primaires (Jacques-Prévert et Pierre-Loti), ainsi que le collège Jacques-Monod. Une école de musique qui était située dans les locaux de la gare a déménagé en 2007 dans les locaux de l'ancienne école Charcot[40].

Santé

Professionnels et établissements de santé[41] :

  • médecins à Ludres, Messein, Richardménil, Méréville, Chavigny, Vandoeuvre-lès-Nancy ;
  • pharmacies à Ludres, Richardménil, Vandoeuvre-lès-Nancy, Houdémont ;
  • hôpitaux à Vandoeuvre-lès-Nancy, Neuves-Maisons, Laxou, Nancy ;
  • centre hospitalier régional et universitaire de Nancy.

Cultes

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

  • Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses.

Tourisme

Hébergements et restauration à Ludres, Houdemont, Méréville, Vendoeuvre-lès-Nancy, Neuves-Maisons, Villers-les-Nancy.

Commerces et services

Ludres doit sa dynamique actuelle en grande partie à sa zone d'activités de 310 entreprises, dénommée Dynapôle (agro-alimentaire, transport, services, etc.), ce qui en fait la première ZI du Grand Est. Cette zone industrielle est implantée sur le territoire de Ludres en partie, ainsi que sur celui de la commune voisine de Fléville-devant-Nancy.

Cette zone implantée non loin de l'échangeur autoroutier des autoroutes A33 et A330, permet de relier directement Nancy-Metz-Luxembourg-Sarrebrück d'une part, et Paris-Dijon-Lyon et Mulhouse-Bâle d'autre part.

Le taux de chômage sur l'ensemble de la ville oscille entre 6,5 % () et 7,5 % ().

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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