Lycée militaire d'Autun

ancien séminaire à Autun (Saône-et-Loire), aujourd'hui lycée militaire From Wikipedia, the free encyclopedia

Le lycée militaire d'Autun est l'un des six lycées de la Défense (anciens lycées militaires) du ministère des Armées français, situé sur le territoire de la commune d'Autun, en Saône-et-Loire.

Devise « Pour la Patrie, toujours présents ! »
Nom original École militaire préparatoire de cavalerie d'Autun
Fondation 1675 (grand séminaire)
1813 (petit séminaire)
1886 (école militaire préparatoire de cavalerie)
1921 (école militaire préparatoire)
1971 (collège militaire)
1983 (lycée militaire)
Faits en bref Devise, Nom original ...
Lycée militaire d'Autun
Description de cette image, également commentée ci-après
D'or au lion de gueules, en chef d'azur à trois bandes d'or
Description de l'image Lycée Militaire Autun 8.jpg.
Identité
Devise « Pour la Patrie, toujours présents ! »
Histoire et statut
Nom original École militaire préparatoire de cavalerie d'Autun
Fondation 1675 (grand séminaire)
1813 (petit séminaire)
1886 (école militaire préparatoire de cavalerie)
1921 (école militaire préparatoire)
1971 (collège militaire)
1983 (lycée militaire)
Type Lycée public
Lycée de la Défense
Particularités École militaire préparatoire d'Autun
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1932)
Administration
Académie Académie de Dijon
Code UAI 0711064W
Directeur Franck Bellanger
Président Colonel Lahuec
Études
Diplômes délivrés

Brevet des collèges

Baccalauréat général ou technologique (STMG, STI2D)
Niveaux délivrés

Collège

Lycée
Localisation
Ville Autun
Pays France
Site web https://www.terre.defense.gouv.fr/lycee-militaire-autun
Coordonnées 46° 57′ 01″ nord, 4° 18′ 24″ est
Géolocalisation sur la carte : Autun
(Voir situation sur carte : Autun)
Lycée militaire d'Autun
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
(Voir situation sur carte : Saône-et-Loire)
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Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lycée militaire d'Autun
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Il est installé dans les anciens locaux de l'École militaire préparatoire de cavalerie et de l'École militaire préparatoire.

Historique du lycée

Le séminaire

Le séminaire, qui correspond aujourd'hui à une partie du lycée, l'ancien cloître, date du XVIIe siècle. C'est à l'origine un grand séminaire, qui est fondé en 1675 par l'évêque d'Autun, Gabriel de Roquette. Il est achevé en 1679. Les plans du séminaire sont l'œuvre de l'architecte Daniel Gittard. Les jardins, qui ont profondément été remaniés depuis leur création, sont dessinés par André Le Nôtre. Pour diminuer les frais de construction, l'évêque n'hésite pas à utiliser largement les pierres de l'ancien théâtre romain de la ville. Cette construction est considérée à l'époque par Bussy-Rabutin, comme le plus beau séminaire de France[1].

Parmi les religieux qui y furent formés, on compte Blaise Bégon (1737-1795).

L'hôpital, la réserve et la prison

La Révolution de 1789 provoque le départ des séminaristes. Le séminaire devient alors un hôpital pour galeux puis un magasin à grains et à fourrage. Les locaux sont pillés et abritèrent entre autres, des prisonniers autrichiens puis espagnols.

La Maison d'éducation et le nouveau séminaire

En 1809, la mère Anne Marie Javouhey y installe des classes mixtes afin de pourvoir à l'éducation des enfants issus du milieu pauvre.

Mais c'est en 1813 que le bâtiment, rendu à l'évêque (Fabien-Sébastien Imberties), redevient petit séminaire. Parmi les élèves qui le fréquentent le plus connu est sans conteste Patrice de Mac-Mahon, futur président de la République, élève de 1820 à 1822.

L'École militaire préparatoire de cavalerie

En 1885, à leur tour, les jeunes séminaristes sont chassés des lieux : le gouvernement français décide de créer l'École militaire préparatoire de Cavalerie. Ainsi commence l'histoire des enfants de troupe. Ces garçons, âgés de 13 à 18 ans, le plus souvent fils de militaires (de sous-officiers de cavalerie), sont, à l'origine, essentiellement formés pour être dirigés vers une carrière militaire. Avec le temps et l'évolution de l'institution, ces jeunes fournissent de nombreux cadres au pays. Les premiers élèves font leur entrée le .

Durant la Première Guerre mondiale tous les enfants de troupe partent, à partir de l'âge de 17 ans, relever leurs aînés sur le front. 154 d'entre eux y meurent[2].

L'École militaire préparatoire d'Autun

À partir de 1921, l'École perd son particularisme d'École de cavalerie en élargissant son enseignement militaire. Elle obtient alors son label d'école secondaire. À partir de 1924, elle opte définitivement pour l'enseignement secondaire et prépare les élèves à la première partie du baccalauréat. Le but est alors de les préparer aux concours d'admission des écoles de sous-officiers et d'officiers.

Le , l'École militaire préparatoire d'Autun doit se replier et quitter la ville d'Autun. C'est alors qu'un détachement d'élèves, arrivés en fin de seconde, inscrit l'une des premières pages de l'histoire de la Résistance. Sous les ordres de l'adjudant Grangeret, surnommé « le Lion », les enfants de troupe s'illustrent à Toulon-sur-Arroux le 17 juin 1940, avant de rejoindre leur École, repliée à proximité de Tulle. Le , l'école quitte Chameyrat (Corrèze) pour s'installer à Valence. Elle devient « École d'Autun » et fonctionne sur ce site jusqu'au , date à laquelle elle déménage vers le camp de Thol (Ain).

À partir du la dissolution de l'École est décidée : les plus jeunes élèves quittent les lieux afin de retrouver leur famille. Les plus anciens vont alors rejoindre les maquis de l'Ain et constituent le camp d'Autun. Les enfants de troupe vont participer aux combats de la Libération, en particulier à Ambérieu-en-Bugey, à la Valbonne, à Neuville-sur-Ain. Au cours de ces combats, le jeune Bernard Gangloff est grièvement blessé et décède le des suites de ses blessures. En 1985, son nom est donné à l'École militaire préparatoire d'Autun qui retrouve ses murs le .

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'École retrouve Autun et se développe en ouvrant de nouvelles classes de terminales et, en 1951, en créant la « corniche Mac-Mahon » assurant la préparation du concours à l'ESM de St-Cyr Coëtquidan (avec l'option histoire-géographie). Cette corniche est supprimée en 1965, puis réactivée en 1970. En 1999, elle perd l'appellation de « corniche » et devient « compagnie des classes préparatoires ».

Le collège puis le lycée militaire

L'École militaire préparatoire d'Autun prend la dénomination de « collège militaire » en 1971, puis de « lycée militaire » en 1983. Le lycée militaire d'Autun assure l'enseignement à plusieurs centaines d'élèves chaque année.

Il est réparti en deux quartiers :

À titre d'exemple, voici les effectifs de l'établissement à la rentrée 1992 : 640 élèves, se répartissant à raison de 215 en collège, 318 en lycée et 107 en prépa.

Architecture du lycée

Le cloître en 1922.

Au-dessus du porche, une tête de cheval rappelle ce qu'était la vocation première de l'école. Des galeries formant le cloître entourent la grande cour au milieu de laquelle se trouve une statue de la Vierge Marie et l'Enfant Jésus, datant de 1861. Chaque année, un concert y est donné dans le cadre du festival de musique « Musique en Morvan ». Au fronton de l'aile gauche du cloître, au-dessus de l'horloge, se trouve le sceau de monseigneur de Roquette sculpté peu avant la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1955, le général Kœnig, ministre des armées, inaugure le monument aux morts dédié à la mémoire de tous les anciens, morts pour la France, avant de remettre la croix de guerre des TOE au drapeau déjà titulaire de plusieurs décorations.

En 1985, le général René Imbot, chef d'état-major de l'Armée de terre et ancien élève d'Autun, inaugure un musée de tradition des Enfants de troupe qui devient par la suite national et qui est installé dans la crypte de l'ancienne chapelle du séminaire.

Le cloître est surmonté d'un toit bourguignon. Les tuiles sur le toit représentent GS (Grand Séminaire) par l'alternance du vert et du jaune d'après la conservatrice du musée des Enfants de Troupes.

Organisation du lycée

Le lycée militaire d'Autun est un lycée dépendant du ministère de la Défense, où les enfants de militaires ou de fonctionnaires sont acceptés, après une vérification du bulletin scolaire et la réussite à un concours national commun aux lycées de la Défense, du début de collège jusqu'à la classe où l'élève se trouve actuellement (uniquement pour les élèves collégiens et lycéens). En 2012, 15 % des places en lycée étaient attribués à des élèves boursiers, sans considération de l'origine professionnelle de leurs parents[3].

Pour les classes préparatoires aux grandes écoles, le recrutement est différent. Il n'y a pas besoin d'être un enfant de fonctionnaire ou de militaire. Le recrutement se fait uniquement sur dossier, auquel est joint une lettre de motivation. Ces élèves étudient donc pour préparer les concours des grandes écoles militaires (cf. la liste en bas de page).

Galerie de photos

Les élèves

Au cours du XXe siècle, plus de cinq cents élèves ou anciens élèves sont « tombés au champ d'honneur », justifiant pleinement la devise de l'école.

Aujourd'hui, les élèves font partie de la grande famille des « AET », pour Ancien Enfant de Troupe. Ce terme existe depuis 1762, mentionné dans un décret de Louis XV et consacré en 1800 par Napoléon Bonaparte, Premier consul.

Élèves du grand séminaire (1675-1791) et du petit séminaire (1691-1791)

Élèves du petit séminaire (1813-1885)

Élèves de l'École militaire d'Autun (depuis 1886)

Cette liste regroupe les anciens élèves de l’École militaire d'Autun, quelle que soit l'évolution de son appellation, à savoir École militaire préparatoire de cavalerie (1886-1921), École militaire préparatoire d'Autun (1921-1971), Collège militaire d'Autun (1971-1983), puis Lycée militaire d'Autun (depuis 1983).

Les professeurs

  • Bernard Petitjean (1829-1884), évêque missionnaire au Japon, professeur en 1853 après avoir été élève aux petit et grand séminaire
  • Patrick Andrivet (1930-1997), professeur de littérature
  • Bernard Gorceix (1937-1984), professeur d'allemand au début des années 1960
  • André Billardon (1940), professeur de mathématiques, homme politique, maire du Creusot
  • Maurice Renard (1944), professeur de sciences naturelles à la fin des années 1960, géologue

Les cadres

  • Camille Grangeret (1887-1946), surnommé « le Lion », adjudant, encadre les élèves des centres de perfectionnement d'infanterie et d'artillerie en 1939-1940[12],[13], et commande les enfants de troupe qui mènent une embuscade contre les Allemands le 17 juin 1940[13].

Devise du lycée

La devise du lycée est « Pour la Patrie, toujours présents ».

Décorations du drapeau

Le drapeau porte ces décorations en cravate.

Notes et références

Voir aussi

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