Lyda Borelli
actrice italienne
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Lyda Borelli (Rivarolo (Gênes), - Rome, ) est une actrice de théâtre et de cinéma italienne, diva du cinéma muet italien.
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Palais Cini (d) |
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Napoleone Borelli (d) |
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Vittorio Cini (à partir de ) Marcel de Sano |
| Enfants |
Portrait de Lyda Borelli (d) |
Biographie
Lyda Borelli commence sa carrière au théâtre en 1902 à l'âge de 18 ans et débute au cinéma en 1913. Elle était pilote automobile et se passionnait pour l'aviation[1]. Elle était mannequin et promouvait la jupe culote (mal vue a cette époque)[1],[2]. En 1918, elle se fiance avec un industriel, Vittorio Cini comte de Monselice, qu'elle épouse la même année et elle arrête la scène et le cinéma[3].
Avec Vittorio Cini, elle a quatre enfants, dont Giorgio qui meurt dans un accident d'avion le 31 août 1949[4], Mynna et les jumelles Ylda et Yana. Après la mort tragique de son fils, l'ancienne actrice sombre dans l'alcool[5]. Elle est décédée le à Rome et est enterrée, avec son mari et son fils, dans le cimetière monumental de la Chartreuse de Ferrare, dans une chapelle conçue par Giovanni Boicelli (it)[6].
Carrière artistique
Lyda Borelli nait dans le quartier de Rivarolo au sein d'une famille d'artistes (son père, Napoleone, et sa sœur, Alda, étaient acteurs), et elle commence sa carrière au théâtre avec Paola Pezzaglia dans le drame de Pierre Decourcelle Les deux gosses. En 1904, elle fait partie de la compagnie de Virgilio Talli avec Emma Gramatica et elle joue le rôle de Favetta dans la première représentation de La figlia di Iorio de Gabriele D'Annunzio. En peu de temps elle devient une des prime donne du théâtre italien, considérée comme l'héritière de Eleonora Duse, aux côtés de laquelle elle joue en 1905[7].
En 1913, alors qu'elle est dans la compagnie Piperno-Borelli-Gandusio, elle joue dans son premier film, Ma l'amor mio non muore, dirigé par Mario Caserini. Le film est un succès, et Lyda Borelli devient une diva. Des néologismes comme « borellismo » et « borelleggiare » apparaissent. Sa renommée n'est égalée que par l'autre diva, Francesca Bertini[7]. Antonio Gramsci dans Avanti écrivit à son sujet : « Borelli est par excellence l'artiste du film où c'est le corps humain qui parle, dans sa plasticité toujours renouvelée ».
La carrière cinématographique de Lyda Borelli dure à cinq ans, pendant lesquels elle tourne treize films. Parmi ses succès, Fior di male, Rapsodia satanica avec des musiques de Pietro Mascagni et Malombra. En 1918 elle abandonne le cinéma après son mariage avec le comte Vittorio Cini[7].
Postérité
À Bologne, on a donné son nom à la « Maison de retraite pour les artistes dramatiques » (Casa di riposo per artisti drammatici) qui se trouve Via Saragozza, auprès de l'Arc du Meloncello[8].
Filmographie
- 1913 : La memoria dell'altro d' Alberto Degli Abbati.
- 1914 : Ma l'amor mio non muore... de Mario Caserini
- 1914 : La Femme nue de Carmine Gallone
- 1915 : Fleur de mal (fior di male) de Carmine Gallone et Nino Oxilia
- 1915 : Rhapsodie satanique (Rapsodia satanica) de Nino Oxilia
- 1915 : La Marche nuptiale de Carmine Gallone
- 1916 : Le Phalène de Carmine Gallone
- 1916 : Madame Tallien de Mario Caserini et Enrico Guazzoni
- 1917 : Malombra de Carmine Gallone
- 1917 : Carnevalesca d'Amleto Palermi
- 1917 : Il dramma di una notte, intitulé également Una notte a Calcutta, de Mario Caserini
- 1917 : Histoire des Treize (La storia dei tredici) de Carmine Gallone d'après Histoire des Treize d'Honoré de Balzac
- 1918 : La leggenda di Santa Barbara
- 2021 : Italia, le feu, la cendre
Théâtre
Mise en scène
- Edith Cawell, pièce en 3 actes de Louis Delluc frappée par la censure en France et créée par Lyda Borelli en Italie en juin 1916[10].