Léo Roy

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Léo Roy
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Léo Roy, né le à Québec où il est décédé le , est un compositeur, musicographe, pianiste, organiste et pédagogue[1]. Il est le fils de Philéas Roy et le frère de la pianiste Berthe Roy[1].

Il est entre autres reconnu pour avoir composé, en 1934-35, la mise en musique de 62 poèmes d'Émile Nelligan[2], ainsi que pour ses écrits littéraires, dont un nombre important de critiques musicales[3].

Formation

Fils de Philéas Roy, organiste et pianiste, Léo Roy commence très tôt l'apprentissage de la musique. Son père lui enseigne plusieurs instruments, dont l'harmonica, le xylophone, le piano, l'orgue, la trompette, le trombone, le cor et la contrebasse[1]. En 1899, il déménage avec sa famille à New York[2], où il poursuit ses études musicales, plus précisément de l'harmonie et de la composition, auprès de Homer N. Bartlett[1],[4]. Il revient de manière permanente à Québec en 1920.

Ses proches le décrivent comme une personne cultivée, curieuse, travaillante et polyvalente[5]. Il est un homme timide, pudique et réfléchi. Il adore la musique romantique, et est rebuté par la musique classique moderne et par le jazz. Les nouveautés musicales du XXe siècle l'inquiètent grandement quant à l'avenir de la musique, et même de l'humanité[6].

Au cours de ses années actives, il rencontre plusieurs compositeurs et musiciens renommés, dont Saint-Saëns, Rachmaninov, Paderewski, Medtner et Vincent d'Indy, lors de séjours aux États-Unis et en Europe[2].

Journalisme musical

Bien qu'il se considère avant tout comme un compositeur, il n'écrit pas seulement de la musique[3]. Parallèlement à la composition, il se consacre à l'écriture de critiques diverses. Il en compose plus de 2000, notamment sur l'anthropologie, l'ethnologie, la zoologie, la philosophie et la poésie[1]. Parmi celles-ci se trouvent un grand nombre de critiques musicales, entre autres sur les performances radiophoniques de l'Orchestre symphonique de Toronto, dont il est le critique musical attitré de 1928 à 1931[2]. Il est de plus correspondant musical pour plusieurs journaux et organismes différents, notamment pour le journal québécois Le Soleil[2].

Grand admirateur de Frédéric Chopin, Léo Roy lui rend hommage dans plusieurs de ses pièces et s'inspire beaucoup de lui[3]. Parmi celles-ci, mentionnons la pièce Hommage à Chopin, « Polonaise héroïque », composée en 1908[1], ainsi que la Berceuse de Roy, rappelant la Berceuse de Chopin[3]. Il fonde en 1926 la Société Frédéric Chopin, organisation ayant pour but de faire connaître les œuvres du compositeur polonais[7]. La même année, il devient co-rédacteur du magazine culturel et musical La Lyre de Montréal[2],[8]. Il y apparaît d'ailleurs dans plusieurs pages, où on mentionne ses concerts, ses critiques, ses articles et ses compositions.

Principales contributions de Léo Roy à des périodiques[3]
Titre et endroit du périodique Années de contribution
Le Canada (Montréal) 1909, 1927
La Tribune (Woonsocket, R. I.) 1912-1915
Le Soleil (Québec) 1913-1916, 1920, 1928-1932
Le Devoir (Montréal) 1916-1917
Le Passe-temps (Montréal) 1918, 1920
Le Terroir (Québec) 1920-1924, 1949
La Patrie (Montréal) 1921, 1953
La Lyre (Montréal) 1926-1928
Le Franc-parler (Québec) 1926-1932
Le Béret (Québec) 1928-1929
Musical Canada (Toronto) 1928-1931
Le Journal (Québec) 1930
L’Autorité (Montréal) 1932-1934
La Presse (Montréal) 1962

Essais

Il écrit un grand nombre d'essais, certains laissant croire qu'il écrit davantage pour lui-même que pour se faire publier. Malgré ses travaux de recherche et ses textes d'opinion, il ne réussit effectivement pas à intéresser les éditeurs avec ses manuscrits[3].

Plusieurs de ses essais ont été recensés[3].

  • Étude sur Gérard de Nerval
  • Chopin et la technique du piano
  • 1001 musiciennes célèbres
  • Cahier de musique orientale
  • Poland and Some of her Famous Musicians
  • Du latin, de la psalmodie et de la musique sacrée
  • L'Esprit, la Musique et la Morale
  • Dialogue entre un sceptique et un croyant

Correspondances

Grâce au Cercle d'études Léo Roy, association de musicologues mise en place en 1983 par la Fondation Léo Roy, les nombreuses correspondances laissées par le compositeur sont étudiées[6]. Elles sont regroupées dans les Albums Léo Roy, révélant différents volets de sa vie (familial, amical et professionnel). On y retrouve aussi des échanges de dédicaces et d'accusés de réception[6]. Ces recueils, numérotés de 1 à 12 et paginés de 1 à 405, permettent de suivre avec précision la vie et la carrière du compositeur[6].

Numérotation des Albums Léo Roy selon les années[6]
Numéro Années
Volume 1 1887-1926
Volume 2 1926-1931
Volume 3 1932-1944
Volume 4 1945-1953
Volume 5 1954-1957
Volume 6 1958-1961
Volume 7 1962-1964
Volume 8 1965-1966
Volume 9 1967
Volume 10 1968
Volume 11 1969-1970
Volume 12 1971-1974

Dernières années

À partir des années 1960, Léo Roy se retire peu à peu de ses activités musicales, souffrant de surdité[2]. C'est au début de cette décennie qu'il commence à correspondre avec le docteur Guy Marcoux, acteur important dans la conservation des œuvres du compositeur. L'importante amitié qu'ils développent au fil des échanges mène le médecin à fonder en 1966 la Fondation Léo Roy, visant à conserver et à faire connaître les œuvres de son interlocuteur[3].

Âgé de 86 ans, il meurt le à Québec[1].

Œuvres musicales

Références

Liens externes

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