Léonard Honoré Gay de Vernon
évêque constitutionnel et personnalité politique française
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Léonard Honoré Gay de Vernon dit « Gay-Vernon », né le à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) et mort le à Moissannes (Haute-Vienne), est un ecclésiastique et homme politique de la Révolution française.
| Léonard Honoré Gay de Vernon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Haute-Vienne | |
| – (1 an et 20 jours) |
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| Gouvernement | Assemblée législative |
| Député à la Convention nationale | |
| – (3 ans, 1 mois et 24 jours) |
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| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (2 ans, 7 mois et 22 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) |
| Date de décès | (à 73 ans) |
| Lieu de décès | Moissannes (Haute-Vienne) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Gauche Montagne |
| Fratrie | Frère de Simon François Gay de Vernon |
| Profession | Ecclésiastique |
| députés de la Haute-Vienne | |
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Biographie
Fils de Charles Gay de Vernon,écuyer, son frère Simon François Gay de Vernon est général et professeur à l'École polytechnique.
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Léonard Gay-Vernon est élu député du département de la Haute-Vienne, le deuxième sur sept, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy soient admis aux honneurs de la séance. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Léonard Gay-Vernon est réélu député de la Haute-Vienne, le quatrième sur sept, à la Convention nationale[1].
Gay-Vernon siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[2]. En , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]. En mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[4].
Le , Gay-Vernon signale une lettre rédigée par Benoît Lesterpt-Beauvais (député de la Haute-Vienne) dans laquelle il dénonce les journées du 31 mai et du 2 juin aux autorités du département. La lettre de dénonciation est signée par quatre député hauts-viennois, Gabriel Faye, Jean-Michel Lacroix, François Rivaud et Jean-Baptiste Soulignac[5]. Les cinq députés sont décrétés d'arrestation. Le 17 brumaire an II (le ), en même temps que son collègue François-Toussaint Villers (député de la Loire-Inférieure), il renonce solennellement à ses fonctions ecclésiastiques[6].
Après la chute de Robespierre, Gay-Vernon siège parmi les « derniers Montagnards ». Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), alors que les anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne et Jean-Marie Collot-d'Herbois) sont décrétés de déportation sur l'île d'Oléron, il fait partie des députés qui signent la demande d'appel nominal[7].
Du Directoire à la Restauration
Sous le Directoire, en brumaire an IV (), Gay-Vernon est réélu député de la Haute-Vienne au Conseil des Cinq-Cents. Il en sort au renouvellement de l'an VI ()[8].
Il fut, un peu plus tard, régisseur de l'octroi de Poitiers, puis commissaire général près l'administration de la Somme. Réprouvant le coup d'État du 18 Brumaire, il donna sa démission et fonda une maison d'éducation à Paris, rue de Sèvres. Exilé en 1816, il rentra en France en 1819.