Léonce Gras

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Décès
(à 84 ans)
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Nationalité
Léonce Gras
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
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Nationalité
Activités

Léonce Gras, né à Borgerhout (Anvers) le et mort à Ostende le , est un chef d'orchestre belge[1].

Léonce Gras est né à Borgerhout (Anvers) le .

Il fait ses humanités anciennes au collège Notre-Dame à Anvers.

Il étudie le piano avec son oncle Karel (Charles) Gras et fait, très jeune, des tournées de concerts comme virtuose. Il complète ses études musicales au Conservatoire royal de Bruxelles, en piano avec Scharrès, en chant avec Maurice Weynandt, la composition avec Auguste De Boeck, Raymond Moulaert et Léon Jongen et la direction d'orchestre avec Désiré Defauw et Franz André.

Il étudie à Paris chez Yves Nat et Stefan Askenase. Il devient accompagnateur de Joseph Schmidt[2], Emmanuel Feuerman et Alexandre Kipnis avec lesquels il fait de nombreuses tournées en Europe.

Il travaille comme pianiste aux Ballets russes de Serge Diaghilev et y collabore avec Roger Désormière et George Balanchine. En tant que pianiste, il crée la Rhapsody in Blue de George Gershwin en Belgique, dans sa version symphonique.

De 1929 à 1932, il dirige les chœurs de l'Opéra royal flamand d'Anvers et est alors engagé par l'Institut National de Radiodiffusion (INR) comme pianiste accompagnateur et, en 1937, il est nommé chef des chœurs.

Fin 1944, il est nommé chef de l'Orchestre symphonique de ce même Institut. Il est bientôt réputé comme directeur d'œuvres comportant de grandes masses chorales

en concert

comme le Requiem de Mozart, celui de Verdi, Judas Macchabée, Le Messie de Haendel, les Passions et l'Oratorio de Noël de J. S. Bach, La Création du Monde de Haydn, Les Noces de Stravinsky, Jeanne d'Arc au bûcher de Arthur Honegger, les Gurrelieder de Schönberg, Carmina Burana de Carl Orff, Christophe Colomb de Darius Milhaud, Trois Petites Liturgies de la Présence Divine de Olivier Messiaen, A Child of our Time de Michael Tippett, Dies Irae de Krzysztof Penderecki.

Il dirige à Paris, en Allemagne, Suisse, Hollande, Afrique du Sud.

Il donne de nombreuses conférences sur la musique belge contemporaine, dont il est un ardent promoteur (voir discographie), aux États-Unis.

En 1953, il est nommé directeur du service musical à l'Institut national de radiodiffusion qui deviendra, plus tard, la B.R.T. (Radio-Télévision Belge Flamande).

C'est sous sa direction, tant de l'orchestre que du service musical de la B.R.T., que celle-ci remporte le prix Italia en 1957 avec la cantate burlesque La Tentation de Saint-Antoine de Louis De Meester, sur un livret de Michel De Ghelderode. Cette œuvre, innovante pour l'époque, mélange chanteurs solistes, chœur, orchestre symphonique, big band de jazz et musique électronique. Elle est produite ensuite, dans une version scénique, à l'Opéra Royal Flamand d'Anvers, puis jouée à Paris, dans une mise en scène de Mark Liebrecht. Elle fait l'objet d'une production télévisuelle en 1963 (B.R.T.).

Professeur de transposition au Conservatoire Royal de Bruxelles depuis .

Il dirige l'orchestre et les chœurs de la Radio Belge lors du mariage du Roi Baudouin avec Doña Fabiola de Mora y Aragón, le .

Il siège au conseil d'administration du Théâtre royal de la Monnaie (Opéra national de Belgique) sous la direction de Maurice Huisman.

Il a épousé, en 1948, la cantatrice Maria Pré (1919-1967) avec laquelle il a eu trois enfants : Vincent Grass (1949), acteur (Le Monde de Narnia), Ann (1950) et Doris (1952) qui furent toutes deux danseuses au ballet du XXe siècle de Maurice Béjart.

Discographie (non exhaustive)

Notes et références

Liens externes

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