Madeleine Ferron

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Madeleine Ferron
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
QuébecVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Joseph-Alphonse Ferron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Jacques Ferron
Marcelle Ferron
Paul Ferron (d)
Thérèse Ferron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Robert Cliche (de à )
Jean Cimon (d) (après )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Distinction

Madeleine Ferron est une écrivaine québécoise née le à Louiseville et morte le à Québec. À l’instar de son frère Jacques Ferron, elle commence à écrire dès son jeune âge, mais ce n’est que dans la quarantaine qu’elle s’impose sur la scène littéraire. Conteuse, romancière et nouvelliste, elle développe une œuvre marquée par un style personnel, puisant largement dans les personnages, les lieux et les événements de la région de la Beauce. Parmi ses principales œuvres figurent Cœur de sucre, La fin des loups-garous, Le Chemin des dames et Adrienne, une saga familiale. En collaboration avec son mari, Robert Cliche, elle publie également Quand le peuple fait la loi et Les Beaucerons, ces insoumis. Elle laisse par ailleurs une riche et importante correspondance familiale.

Écrivaine québécoise majeure, Madeleine Ferron a mené une carrière de plus de trente ans. Aujourd’hui relativement méconnue du grand public, son œuvre occupe néanmoins une place importante dans la littérature québécoise.

Enfance et formation

La famille Ferron vit dans cette maison, aujourd'hui classée édifice patrimonial, à Louiseville.

Madeleine Ferron est la fille de Joseph-Alphonse Ferron (1890-1947), notaire, et d'Adrienne Caron (1890-1931). Elle grandit au sein d'une famille de cinq enfants. Elle est la sœur de l'écrivain et médecin Jacques Ferron (1921-1985), de la peintre Marcelle Ferron (1924-2001), du médecin Paul Ferron (1926-2007) et de la journaliste Thérèse Ferron (1927-1968)[1],[2],[3].

La mère, Adrienne, décède alors que Madeleine n'a que huit ans[4]. La tuberculose l'emporte à l'âge de 32 ans[5].

Bien que leur relation ne soit pas exempte de tensions, la fratrie  que plusieurs surnomment le clan Ferron  restera unie toute sa vie, se rendant visite, échangeant une abondante correspondance, se conseillant et se soutenant mutuellement. En 1964, Madeleine partage un souvenir d'enfance ému à sa sœur Marcelle :

« Le matin quand je rentre mes pintes de lait au moment où elles s'entrechoquent, j'ai infailliblement la vision de mes réveils à Louiseville. […] J'entends clairement le bruit des sabots des chevaux qui résonnent sur le pont, le piaillement des oiseaux dans la vigne autour de ma fenêtre et je vois papa qui rentre à cheval, élégant et fier[6]. »

Les enfants Ferron vivent assez isolés des autres, ce qui fait en sorte qu'ils développent vite des jeux où leur imagination est mise à profit[7].

Madeleine complète ses études primaires à Louiseville puis ses études secondaires chez les sœurs de Sainte-Anne à Lachine. Des années plus tard, elle porte un regard sévère sur sa formation : « J'ai une rage folle de m'instruire, ce qui est assez décourageant : c'est le fond qui manque, c'est ce petit cours insignifiant de Lachine qui fait toujours des trous[8]. »

À l'âge adulte, elle poursuit ses études en lettres comme auditrice libre dans les années 1940 à l'Université de Montréal et en ethnographie à l'Université Laval dans les années 1960[9].

Mariage et vie de famille

Madeleine est la sœur de Jacques Ferron.

Madeleine épouse Robert Cliche le . Avocat brillant, il est issu d'une famille libérale de Saint-Joseph-de-Beauce. Le couple s'y installe la même année[1]. Ils auront 3 enfants : David, Josée et Nicolas. Robert y ouvre un cabinet d'avocat tandis que Madeleine se consacre aux enfants et à la vie familiale[10].

Ce n'est toutefois pas une femme au foyer comme les autres, observant attentivement les gens qui l’entourent. Elle aime profondément la région qu'elle habite. Très amoureuse et admirative de son époux, elle l'encourage dans tous ces projets[11].

Leur maison de Saint-Joseph-de-Beauce comble son amour de la nature et de la forêt ; passionnée d’équitation, elle y trouve un milieu propice à ses élans. Le couple y reçoit abondamment, accueillant aussi bien des personnalités politiques que culturelles, parmi lesquelles Gérald Godin, Pauline Julien, Hélène Pelletier-Baillargeon. En 1972, Robert est nommé juge en chef adjoint de la Cour provinciale, puis deux ans plus tard, il préside la Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans l’industrie de la construction[12].

Malade du cœur, Robert Cliche décède le [13], à 57 ans. Madeleine passe ensuite quelques années à Montréal afin de traverser un long deuil. Elle aura ensuite pour compagnon l'urbaniste Jean Cimon (1923-2016). Le couple s'installe à Québec[14].

Premiers pas dans les lettres: L'Information médicale et paramédicale

Son talent pour l'écriture transparaît très tôt dans sa correspondance. Mais comme beaucoup de femmes à l'époque, elle se dédie d'abord à sa famille[15]. Même si elle est heureuse, sa carrière n'est pas encore entamée. Mariée depuis bientôt quinze ans, elle confie à sa sœur qu’elle a toujours rêvé d’écrire depuis sa jeunesse mais qu'elle ne peut y parvenir car son mari les enfants la maintiennent constamment tournée vers eux, l’empêchant de se retirer dans sa « coquille » pour se consacrer à l’écriture[16]. Durant cette période, elle lit toutefois beaucoup, en particulier les ouvrages de Jean Cocteau ou de Katherine Mansfield[17].

À l'exemple de son frère Jacques, qui écrit déjà des « historiettes » dans la revue L'Information médicale et paramédicale, elle y écrit à son tour de 1960 à 1970. C’est lui qui l’y incite. Elle écrit une lettre personnelle à Jacques ; celui-ci l'envoie alors à la direction de la revue après l'avoir dépouillée de ses annotations privées et lui annonce qu'elle va publier. « L'histoire de l'homme cheval » est le premier texte de Madeleine à paraître dans L'Information médicale le [18]. À sa sœur Marcelle, elle écrit à propos de sa nouvelle situation :

« Je n'ai pas le souffle bien long et cet auditoire restreint me semble bien suffisant. J'ai un projet de roman, ce qui suppose beaucoup d'inconscience: il s'écrit de si grandes œuvres! Si je passe au travers. Je le vois mon petit livre, gauche, régionaliste et démodé. […] L'Information médicale c'est agréable, tu t'adresses à une société uniforme, peu inquiétante. La moitié de ses membres regarde ta signature et te jette au panier, l'autre te lit avec sympathie, ce n'est pas effarouchant[19]. »

Elle y explore le passé et le folklore de la Beauce, et y publie une soixantaine de textes[20]. Bientôt, le directeur de la revue réclame des textes au frère et à la sœur. Pour Madeleine, cela prend une tournure très significative car il s'agit de sa première tribune[21]. Pendant dix ans, Madeleine Ferron y écrira à intervalles réguliers. Plusieurs de ces articles serviront plus tard de base à ses premières œuvres publiées.

Une écrivaine de métier

À ses débuts, Madeleine se sent déjà en retard face à la productivité de son frère Jacques qui enchaînes les historiettes, articles, pièces de théâtre, roman. « Lui, c'est un écrivain. Thérèse et moi nous ne serons jamais que des femmes qui écrivent. Je regrette ces études que je n'ai pas faites ; ce milieu asséchant dans lequel nous avons poussé, je le hais. Et j'y tiens mes enfants[22] », confie-t-elle à Marcelle. Le doute quant à son propre talent et à ses capacités traverse sa correspondance durant cette période.

Cela ne l'empêche pas de signer un contrat pour ses contes avec Hurtubise en 1963. À sa grande surprise, son manuscrit a été accepté immédiatement[23]. La même année, elle travaille sur son roman qui porte sur un couple s'affranchissant des préjugés[24].

En juin de l'année suivante, elle peut écrire, mi-satisfaite : « J'ai fini mon manuscrit, roman 140 pages. Pas fameux. J'y arrive trop tard, je pense. Quand j'aurai une technique, un contrôle, il sera le temps de m'ensevelir. Comme disait un vieux sage à Robert : « C'est ça quand on a pas de formation ni d'instruction ». […] Je vais plutôt me lancer dans la petite histoire et puis plus tard j'en écrirai un autre qui sera beaucoup plus personnel[25]. »

Baignant depuis sa jeunesse dans le milieu politique, lors des élections fédérales de 1965, son mari Robert se lance comme candidat pour le NPD dans la Beauce[15]. S'il est élu, elle se promet de le suivre à Ottawa. L'écriture continue toutefois de l'habiter tout entière : « Jacques dit que je fais du progrès. J'achève mon avant-dernier chapitre de ce satané roman que je suis obligée de finir. Il s'est amélioré beaucoup, mais pour en être satisfaite, il faudrait que je recommence encore une fois et ça ne me tente plus. J'ai le goût de faire autre chose. Je ne suis pas pressée de publier[26]. » Robert n'est finalement pas élu et Madeleine continue à retravailler son roman. Elle semble également alterner entre son roman et ses contes. Encore une fois, elle craint de ne pas être à la hauteur[27].

Cœur de sucre et La fin des loups-garous

Son premier livre, Cœur de sucre, est lancé le . Il contient 24 récits, la plupart tirés de L’Information médicale[28].

La même année, elle publie son premier roman, La fin des loups-garous, qui dresse le portrait d’une société en transition, partagée entre un passé religieux étouffant et un besoin croissant d’émancipation. L'écrivaine y souligne la disparition progressive des traditions, des croyances, des mythes et des grandes peurs qui ont longtemps freiné les Canadiens français[29].

L'intrigue se situe au début des années 1960, en Beauce, et tourne autour du personnage d'Antoine Charbonneau, un quarantenaire qui a fait fortune comme commerçant de terres. En crise, il se détache de sa femme Julia, avec qui il n’a pas eu d’enfant, et s’éprend de la jeune Rose Caron. Il l’emmène dans sa maison et l'impose à une passive Julia. Antoine tente peu après de faire annuler son mariage, mais Julia se donne la mort avant qu'il n'y parvienne. Antoine est quelqu'un qui a renoncé à la foi et qui a cessé de fréquenter l’église, s’éloignant ainsi des conventions sociales. L’histoire met en lumière la victoire de l’amour sur les contraintes traditionnelles[29].

En tant que nouvelle écrivaine, Madeleine Ferron est alors pleinement consciente qu'une littérature québécoise est en train de se construire et que les femmes y sont présentes, pensant entre autres à Marie-Claire Blais[30].

Le rythme de Madeleine dans L'Information médicale diminue entre-temps[31]. Elle se consacre davantage à ses publications personnelles. La région beauceronne continue à l'inspirer[32].

Le Baron écarlate

En 1971, elle signe chez Hurtubise son deuxième roman. Avec humour et satire, il cible la bourgeoisie de province des années 1930-1940. L'intrigue tourne autour d'Irène, une jeune fille adoptée par un cousin paternel ayant fait fortune dans la confection de chaussures. Dans ce livre, l’écrivaine aborde des questions sociales majeures et actuelles, comme l’exode rural, la syndicalisation et l’émergence d’un nouvel ordre qui est en train de s’instaurer au Québec. Pour Gilles Cossette, il s'agit de son « meilleur roman »[33].

Deux œuvres en duo avec Robert Cliche

Madeleine et Robert vivent à Saint-Joseph-de-Beauce pendant plusieurs années.

Au début des années 1970, elle travaille à un autre projet pour lequel elle reçoit l'aide de son mari Robert[34]. C'est ainsi que paraît ce premier ouvrage écrit en duo, Quand le peuple fait la loi, en 1972. Le livre analyse plus particulièrement l'exercice d'un certain droit populaire dans cette région du Québec[35].

Deux ans plus tard, cet essai est suivi d'un autre, également signé par le couple : Les Beaucerons ces insoumis, 1735-1867. Petite histoire de Beauce. S’appuyant sur des archives et des témoignages le plus souvent recueillis par Madeleine, l’ouvrage retrace les événements historiques qui ont marqué la région, évoque certaines dates importantes et décrit les habitudes de vie des Beaucerons durant cette période[36].

Au cours de sa carrière d’écrivaine, une question a souvent été adressée à Madeleine Ferron : Comment peut-on vivre entre deux géants ; son frère Jacques et son mari Robert ? Cette interrogation faisait référence à la stature de Jacques Ferron et de Robert Cliche. En entrevue, elle répond avec assurance ne s’être jamais sentie diminuée par eux et avoir, au contraire, toujours éprouvé une profonde admiration pour ces deux hommes[7].

Le Chemin des dames

Le recueil Le Chemin des dames, publié en 1977, rassemble quinze nouvelles dans un style classique célébrant les beautés de la nature beauceronne, accompagnées d'illustrations réalisées par sa nièce, Yseult Ferron. L’humour et l’ironie y sont encore une fois omniprésents. Chacune des quinze histoires dresse le portrait d’une femme en quête de liberté. Dans le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, André Fortier ne tarit pas d'éloges à l'égard de cet ouvrage : « N'eût-elle écrit que ce recueil — et c'est loin, heureusement d'être le cas — il eût déjà fallu compter Madeleine Ferron (sœur de Jacques) parmi les meilleurs écrivains du Canada français, les meilleurs écrivains du Québec[37]. »

Prolifique, Madeleine Ferron signe en outre une courte pièce durant cette période. À fleur de peau met en scène Gaston Mathieu, de retour dans son village natal, deux ans après l’avoir quitté. Il revient à l’hôtel qu’il a vendu et y retrouve Solange, ainsi que son fils. Cette pièce est réalisée par André Major pour Radio-Canada et diffusée pour la première fois le [38]. Dans les années 1970, Madeleine Ferron écrit également des textes dans les revues Châtelaine, Décormag, L'Actualité, Recherches sociographiques, Le Maclean et Liberté.

Implication dans des organismes patrimoniaux et culturels

En 1978, Robert Cliche participe à la création d'une fondation destinée à venir en aide à la Société du patrimoine des Beaucerons, puis aux organismes du patrimoine en Beauce[15]. Après sa mort, cette société portera son nom. Madeleine Ferron en deviendra également la présidente[2]. À chaque occasion, elle fera revivre la mémoire de son défunt mari. Elle fait ainsi paraître des textes dans l'ouvrage Robert Cliche, dirigé par Alfred Rouleau, en 1980[39],[40].

Madeleine Ferron fait également partie du conseil d'administration du Conseil des monuments et sites historiques de 1976 à 1978, de la Commission des biens culturels du Québec de 1978 à 1984, et de l'Institut québécois de recherche sur la culture de 1982 à 1989.

Dernières œuvres

Dans les années 1980, elle fait paraître trois ouvrages (un roman historique et deux recueils de nouvelles) où elle déploie son style qui a fait sa marque : Sur le chemin Craig (Stanké, 1983), Un singulier amour (Boréal, 1987), Le Grand théâtre (Boréal, 1989). Sur le chemin Craig est un genre nouveau pour elle : le roman historique. Elle y met en scène l'arrivée des Irlandais par le chemin Craig puis leur vie en Beauce au XIXe siècle[41].

En 1993, Madeleine Ferron fait paraître son dernier roman, Adrienne : une saga familiale aux Éditions du Boréal. Elle y clôt une carrière de plus de trente ans par une histoire très personnelle, celle de sa famille maternelle, qui se confond aussi avec celle du Québec[42].

Mort

Souffrant de la maladie d'Alzheimer depuis quelques années, elle s'était progressivement retirée de la vie publique. Madeleine Ferron meurt à Québec le à l'âge de 87 ans[10]. Au moment de sa disparition, Lucie Joubert dit que Madeleine Ferron était « [l]'une des voix les plus importantes de l'expression des femmes au Québec[43]. »

Pour sa nièce Babalou Hamelin, « Le clan Ferron, c'est avant tout trois sœurs, Madeleine, Marcelle et Thérèse. Des femmes qui se sont interrogées sur le mariage, l'autorité, la religion, l'expression artistique, et qui, braves, farouches, ont mené bataille pour l'espoir et pour que la société leur fasse une place, à elles, mais aussi aux autres[44]. » Pour sa part, la journaliste Odile Tremblay écrit :

« L’œuvre de Madeleine Ferron […] m'apparaît révélatrice de ces tiraillements, car la dame se tenait à la tête des eaux, un pied dans une tradition pas totalement reniée, un autre dans un avenir à construire. [...] Élevée dans la religion, mais anticléricale. Issue d'une génération marquée par la Grande Noirceur, mais ayant grandi au sein d'une famille d'artistes et d'intellectuels. Féministe, mais sans la rage de ses cadettes. Oui, à la tête des eaux[45]. »

Œuvre

Textes parus dans L'Information médicale

  • 1960 : « L'histoire de l'homme-cheval »
  • 1961 : « Historiette. L'honneur de l'âge », « Historiette. Quadrille », « Historiette. Nos écoles », « Historiette. Le bestiaire merveilleux », « Historiette. Amiante et feux de la province »
  • 1962 : « Historiette. Le folklore », « Historiette. Maire, marguilliers et quêteux », « Historiette. La gamme des femmes », « Historiette. Le culbutis », « Historiette. Le jour inachevé », « Historiette. La jarre », « Historiette. Le pardon refusé »
  • 1963 : « Historiette. Le don de Dieu », « Les maudits communistes », « Historiette. Têtes et chapeaux », « Historiette. La fin d'un artiste », « Historiette. La maladie », « Historiette. Julie », « Historiette. Les termites », « Historiette. La côte française », « Historiette. La chouette », « Historiette. L'incroyable terminus », « Historiette. Francoune, ma Francoune », « Historiette. La rentrée », « Historiette. Les élections », « Historiette. Le drapeau »
  • 1964 : « Historiette. Logiquement », « Historiette. Madame Satan », « Historiette. L'Arda « courcy-couça »», « Historiette. Le cercueil apprivoisé », « Historiette. Les animaux, nos frères », « Historiette. Le peuplement de la terre », « Historiette. Savoir regarder par les oreilles », « Historiette. Le « Pit de gravelle »
  • 1965 : « Historiette. Le manchot », « Historiette. Cœur de sucre », « Historiette. La souris », « Historiette. La visite »
  • 1966 : « La coiffeuse et le croque-mort », « Le présent », « L'abandonnée », « Les immigrants », « L'enquête du coroner », « Billet aller-retour », « À fleur de peau »
  • 1967 : « La femme sage bâtit sa maison », « Fada », « L'auberge de la tranche mince », « La mortelle amitié », « Les blousons d'étoffe », « La rentrée », « La chasse »
  • 1968 : « Le tribunal », « Les sauterelles », « Les funérailles »
  • 1969 : « La famille paternelle », « Le ménage conjugal », « L'adoption »
  • 1970 : « De la chasse et de la pêche », « Les servitudes », « Le droit contractuel », « Le droit punitif »

Ouvrages publiés

  • La Fin des loups-garous, HMH, 1966
  • Cœur de sucre, contes, HMH, 1966 ; version revue et corrigée, Bibliothèque québécoise, 1988.
    • (de) extrait: Schulanfang. trad. Thorgerd Schücker. En: Erkundungen. 26 kanadische Erzähler, Volk & Welt, Berlin, 1986, p. 82-85.
  • Le Baron écarlate, L'Arbre, 1971
  • Avec Robert Cliche, Quand le peuple fait la loi, Hurtubise, 1972
  • Avec Robert Cliche, Les Beaucerons, ces insoumis, 1735-1867 : petite histoire de la Beauce, Hurtubise, 1974
  • Le Chemin des dames, HMH et Bibliothèque québécoise, 1977 et 1994
  • Histoires édifiantes, La Presse, 1981
  • Sur le chemin Craig, Stanké, 1983
  • Un singulier amour, Boréal, 1987
  • Le Grand théâtre, Boréal, 1989
  • Adrienne, une saga familiale, Boréal, 1993

Honneurs et prix

Annexes

Notes et références

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