Magali Harvey
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| Naissance |
[1] Québec (Canada) |
|---|---|
| Taille | 1,65 m (5′ 5″)[1] |
| Poste (XV) | Arrière, ailier |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| 2012-2016 2016 2021 2023-2024 |
Club de rugby de Québec[2] Waikato Auckland Stade Bordelais |
5 (2)[3] 4 (0)[4] 15 (30)[5] |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
2010- 2011- |
Rugby à sept Rugby à XV |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 6 juin 2024.
Magali Harvey, née le à Québec (Canada), est une joueuse internationale canadienne de rugby à XV et à sept évoluant aux postes d'arrière ou d'ailière.
Réputée pour ses cadrages-débordements imprévisibles, sa vélocité et ses transformations de l'extérieur du pied, elle accomplit une carrière internationale en équipe du Canada de 2010 à 2024, qui culmine avec les titres de vice-championne du monde à sept en 2013 et à XV en 2014. Elle reçoit le trophée de Meilleure joueuse du monde pour l'année 2014 et est l'autrice du « meilleur essai de la décennie 2010 ».
Après avoir évolué en club au Canada, en Nouvelle-Zélande, au Japon et en Espagne, elle rejoint en 2023 le Stade bordelais et remporte avec les Lionnes le championnat de France Élite 1. Elle met fin à sa carrière sportive sur ce nouveau trophée.
Magali naît le à Québec[2]. Sa mère est née à Sainte-Lucie et son père a été député de la province de Québec ; elle a cinq sœurs et frères[6].
C'est à l'école qu'elle commence le rugby à XV[7], puis à l'Université Saint-Francis-Xavier en Nouvelle-Écosse, où elle s'illustre en : alors étudiante de troisième année en arts, elle établit deux records en marquant trente-neuf points et en réussissant douze transformations lors d'un match remporté par le score de 101 à 0[8].
Elle interrompt alors ses études pour se consacrer au rugby, au centre national de Victoria[9]. Elle honore sa première sélection en équipe du Canada de rugby à sept en 2010 à Las Vegas[7]. Trois ans plus tard en 2013, elle et son équipe se hissent en finale de la Coupe du monde de rugby à sept, qu'elles perdent contre la Nouvelle-Zélande[10].
L'année suivante, elle est retenue pour la Coupe du monde de rugby à XV[11] après une tournée dans l'hémisphère Sud. Ses débuts sont impressionnants dans la première rencontre (trois essais et quatre transformations)[12], si bien qu'elle dispute tous les matchs de poule comme titulaire au poste d'ailière[1], contribuant à qualifier son équipe pour les phases finales[13]. Lors de la demi-finale remportée face aux Françaises, Magali Harvey marque un essai remarquable après une course de 87 mètres[14],[15]. En finale pour la première fois de son histoire, le Canada s'incline 21-9 contre l'Angleterre[16]. Elle même est deuxième de la compétition en nombre de points marqués[9]. Sur la base de ces performances, l'IRB la désigne Meilleure joueuse du monde de l'année 2014[17],[18],[19],[Note 1]. Son essai, devenu célèbre, est élu « essai de la décennie 2010 » en 2020[20].
Au cours des années qui suivent, Magali Harvey privilégie le rugby à sept. Avec l'équipe du Canada elle remporte notamment la médaille d'or aux Jeux panaméricains de 2015[21] et termine sur le podium des World Rugby Women's Sevens Series lors des saisons 2012-2013 à 2015-2016[22]. En 2016, elle se fracture la cheville ; bien que rétablie, elle n'est pas sélectionnée pour les Jeux olympiques de Rio[20] à la surprise générale : le climat toxique d'intimidation mis en place par l'entraîneur d'alors et dénoncé par un collectif de 37 joueuses — dont Magali Harvey — est perçu comme une cause probable de cette exclusion[9].
Déçue et privée de sponsors[9], elle part vivre plusieurs mois en Nouvelle-Zélande à Hamilton[20]. Elle y joue pour la province de Waikato et obtient une certification d'entraîneuse[23] qui, une fois rentrée au Québec en 2017, lui permet de devenir la coach principale de l'équipe féminine de l'Université McGill[24] tandis qu'elle reprend ses études[20].
Elle réintègre l'équipe nationale à XV pour la Coupe du monde 2017[20],[25].
En club, elle passe quelques mois au Japon au sein des Tokyo Phoenix[26], puis retourne brièvement en Nouvelle-Zélande en 2020, quand le Canada se confine pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ; elle y joue avec les Auckland Storm[27].
Début 2023[20], elle s'installe trois mois en Espagne près de Madrid pour jouer avec l'Olimpico Pozuelo (es)[26]. Elle rejoint enfin pendant l'été le club du Stade bordelais où elle évolue en championnat de France Élite 1 pour la saison 2023-2024[20]. Elle fait alors toujours partie de la liste réserve de l'équipe du Canada pour le WXV mais ne fait pas le voyage en Nouvelle-Zélande à l'automne 2023[28], ni au printemps 2024 pour les Pacific Four Series[29].
Le à Bourgoin-Jallieu, elle remporte avec les Lionnes du Stade bordelais le titre de championnes de France[30]. Elle met fin à sa carrière sportive sur cette victoire et rentre au Québec[20].
Études et activités extra-sportives
Après une scolarité à Québec, dans la high school St. Patrick puis au CEGEP Champlain St. Lawrence, Magali Harvey étudie le marketing à l'université Saint-Francis-Xavier d'Antigonish[24].
Tout en menant sa carrière sportive, elle obtient un bachelor en communication[26] et en 2023 un Master of Business Administration de la Smith school of business de l’Université Queen's[31].
Après sa retraite sportive, elle suit une formation de productrice au centre de formation professionnel en audiovisuel INIS à Montréal[9]. Elle envisage de continuer à s'impliquer dans les sports, désormais en tant que commentatrice et conférencière bilingue[32] et projette la production d'une série de fiction dans le milieu du rugby féminin[9].
Style de jeu
Magali Harvey est une joueuse aux cadrages-débordements imprévisibles et efficaces. Elle est également l'autrice de transformations atypiques frappées de l'extérieur du pied[20].