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Marbre de Saint-Berthevin

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Le marbre de Saint-Berthevin ou encore marbre de Laval est une variété de marbre rouge ou rose extrait à Saint-Berthevin près de Laval utilisée pour les objets ou les monuments.

Histoire

Extrait de la relation de Charles Maucourt de Bourjolly

« Un jour donc, dit Bourjolly, qu'ils passaient le Vicoin à Saint-Berthevin, proche Laval, le moine aperçut une pierre ou caillou verd que l'eau avait lavé, et l'ayant bien considéré, il dit à l'Evesque de Dol que cette pierre dure ainsy qu'elle étoit se pourroit polir comme le jaspe ou le marbre. Lors il commanda au moine, qui était homme bien entendu à tailler et polir les pierres, de la faire transporter au prieuré de Sainte-Catherine..... ».

Les chroniqueurs comme Charles Maucourt de Bourjolly indique qu': Ordinairement, François de Laval se faisait accompagner par un frère cordelier, fils d'un architecte d'Orléans. Ce frère ébauche et polie cette pierre, et la transforme en un petit vase en forme de cul-de-lampe pour servir de bénitier[3] au haut de l'église de Sainte-Catherine[4].

On peut dater de 1547 la découverte du marbre de Saint-Berthevin. Par la suite, des carrières ouvertes à Saint-Berthevin et dans les communes environnantes fournirent leurs belles colonnes aux autels d'Avesnières, de la Trinité de Laval et de Saint-Maurice d'Angers. Le marbre de la carrière du Chastellier fournit les plus beaux spécimen allant du brun rouge au lilas pâle.

Au XVIIe siècle, on compte 3 carrières :

  • La Chambrulerie[5], dont on tirait un calcaire dur, servant à la construction courante. Cette carrière a servi au début de son exploitation au début du XVIIe siècle à fournir des colonnes de marbre rouge, probablement destinés à quelques retables[6] ;
  • La carrière de Grenoux, qui fournissait du marbre noir ;
  • Le Châtelier ou Châtelet à Saint-Berthevin, qui a fourni les premières colonnes de retables lavallois[7] au début du XVIIe siècle. Par la suite, sortirent des quantités de colonnes, balustres, plaques que l'on peut trouver sur les façades des églises de l'Ouest de la France, ou encore qui contribue à la décoration de La Sorbonne, du Louvre, de la Malmaison. Le marbre de Versailles provient en partie de Laval et de Sablé.

Architectes et marbre

Ce marbre est utilisé par les architectes lavallois Étienne Corbineau, Pierre Corbineau et Langlois, ou encore le sculpteur François Vignier pour leurs réalisations. Ils sont à l'origine de l'école lavallois de retables.

Nommé architecte de la ville de Laval en 1645, les Corbineau sont associés à d'autres architectes pour l'exploitation des marbres de Saint-Berthevin[8]. Ce marbre trouvait son emploi dans les autels que construisaient les Corbineau.

En 1642, c'est pour le duc de la Trémoille, et suivant le dessin que lui a remis Monseigneur le duc, qu'il passe un important marché avec les marbriers Jean Nicquet et Philippe Cuvelier[9].

Monuments

On trouve du marbre de Saint-Berthevin dans les monuments suivants :

Note

Bibliographie

Annexes

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