Marcel Prenant

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Élection21 octobre 1945
CirconscriptionMarne
LégislatureIre Constituante
Groupe politiqueCOM
Marcel Prenant
Illustration.
Fonctions
Député français

(7 mois et 4 jours)
Élection 21 octobre 1945
Circonscription Marne
Législature Ire Constituante
Groupe politique COM
Président de la commission de l'éducation nationale et des beaux-arts, de la jeunesse, des sports et des loisirs à l'Assemblée nationale constituante

(6 mois et 8 jours)
Élection 2 décembre 1945
Législature Ire Constituante
Prédécesseur Fonction créée
Biographie
Nom de naissance Eugène Marcel Prenant
Date de naissance
Lieu de naissance Champigneulles
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès 5e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Zoologiste, parasitologiste
Distinctions Légion d'honneur

Eugène Marcel Prenant, né le à Champigneulles et mort le à Paris, est un zoologiste, parasitologiste et un homme politique français.

il est élu député de la Marne à l'Assemblée constituante de 1945 et membre du comité central du Parti communiste français.

Origines et situation familiale

Né le à Champigneulles, en Meurthe-et-Moselle, Marcel Prenant est le fils de Caroline Simon[1] et d'Auguste Prenant, professeur à la faculté de médecine de Nancy et de Paris[2] et membre de l’Académie de médecine de 1911 à 1927[3].

Il se marie en 1917 avec une agrégée de philosophie, Lucy Soto, union dont naîtront une fille, la philosophe Jeannette Colombel et un garçon, le géographe André Prenant[1].

Formation et carrière professionnelle

Après l'obtention d'un double baccalauréat de mathématiques et de philosophie en 1909, il entre à l’École normale supérieure en 1911 et est licencié en sciences naturelles (1913)[4].

Au retour de la guerre, durant laquelle, officier dans l’infanterie, il est blessé en 1915[4], il reprend ses études et obtient l'agrégation de sciences naturelles en 1919 et un doctorat en 1922 avec une thèse intitulée : Recherches sur le parenchyme des platyhelminthes, essai d'histologie comparée[1].

De 1919 à 1924, il est préparateur à l’École normale supérieure. Jusqu’en 1928, il est chef de travaux à la Station biologique de Roscoff. Il devient alors maître de conférences à la faculté des sciences de Paris, puis professeur sans chaire (1931) et professeur titulaire (1937).

Engagement politique

Militant à la SFIO en 1913, Marcel Prenant opte pour le communisme lors de congrès de Tours en 1920[4]. Il participe activement au mouvement Amsterdam-Pleyel pour la paix et est un des dirigeants du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est officier près de Sedan avant d’être fait prisonnier par les Allemands. Prenant est libéré en 1941 car ancien combattant. Il est membre de la Résistance et réalise, pour les FTP, des modes d’emploi sur les armes utilisées par les résistants[1].

En 1942, il est chef d'état-major et chargé des relations avec les mouvements gaullistes. Marcel Prenant est arrêté par la Gestapo en et déporté en juin au camp de concentration de Neuengamme où il tombe gravement malade et d'où il est rapatrié en [2]. Présent au premier congrès du Parti communiste français qui a lieu depuis la Libération, il déclare à la tribune : « Salut à Maurice Thorez, le premier FTP de France ! » et la salle applaudit alors que Thorez a déserté le et a passé la guerre en URSS[5],[6]. Après sa convalescence, il est élu député de la Marne à l'Assemblée constituante de 1945 et nommé membre du comité central du Parti communiste. En , il témoigne à Hambourg au procès de Neuengamme des atrocités commises au camp de Neuengamme.

Le , il est élu président de la commission de l'éducation nationale et des beaux-arts, de la jeunesse, des sports et des loisirs à l'Assemblée nationale constituante[7].

En 1948, lors de l’affaire Lyssenko, il est pressé par le Parti, en tant que membre du comité central et biologiste de renom, de prendre en France la tête de la « croisade lyssenkiste contre le néodarwinisme ». Pris en tenaille entre ses engagements politiques et ses compétences scientifiques, il tente de concilier sa fidélité au Parti et son honnêteté scientifique. Il publia dans un premier temps des articles qui tentent de ne pas opposer darwinisme et lyssenkisme[8]. Il avait d'ailleurs défendu l'idée que le néo-darwinisme était parfaitement compatible avec l'idéologie du matérialisme dialectique[9]

Lors d’un voyage à Moscou en , il insiste pour rencontrer Lyssenko, qu’il identifie alors définitivement comme un charlatan[8]. Il choisit à partir de là, de ne plus s’exprimer publiquement sur l’affaire, pour ne pas gêner son parti[8]. Ce silence est jugé insuffisant par la direction du parti. Au XIIe Congrès du PCF en 1950, il est écarté du Comité central, tout comme Jean Chaintron. Il maintint cette attitude de silence public jusqu’à ce que Lyssenko soit critiqué en U.R.S.S. même[8].

Il retrouve ce dernier, quand après le référendum de septembre 1958, il démissionne du parti et rejoint le groupe communiste oppositionnel « Unir pour le socialisme ». En 1962, il devient le directeur de l'organe mensuel Le Débat communiste, où s'expriment des communistes exclus du PCF, renommé Unir-Débat à partir de 1967[2]. Il quitte cette fonction après [10].

Il reste fidèle aux idées communistes, ainsi qu'il l'exprime dans son autobiographie en 1980, et est un soutien du PCF[4].

Marcel Prenant meurt le à Paris[11],[12].

Distinctions

Marcel Prenant est décoré de la croix de guerre 14-18. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, promu officier puis commandeur en 1945[1].

Le prix Petit d'Ormoy de mathématiques de l'Académie des sciences lui est décerné en 1962[1].

Liste partielle des publications

Références

Voir aussi

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