Marie-Cécile Naves

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Marie-Cécile Naves
Marie-Cécile Naves lors de la conférence « Géopolitique des droits des femmes » au Lieu Unique, Les Géopolitiques de Nantes, Nantes, le 29 septembre 2017.
Biographie
Naissance
Date inconnueVoir et modifier les données sur Wikidata
TulleVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Sport et citoyenneté (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
John Crowley (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction
Œuvres principales
  • Trump, L'onde de choc populiste (2016)
  • Le pouvoir du sport, avec Julian Jappert (2017)
  • Trump, la revanche de l'homme blanc (2018)
  • Géopolitique des États-Unis (2018)
  • La démocratie féministe (2020)

Marie-Cécile Naves, née à Tulle, est une sociologue et politiste française, directrice de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Spécialiste des États-Unis, elle s'exprime aussi sur les thèmes du sport, de la citoyenneté, du féminisme et du genre.

Originaire de Tulle, qu'elle quitte pour ses études supérieures à l'âge de 17 ans[1], elle réalise une thèse de science politique intitulée Sociologie d'une controverse politico-intellectuelle : production, diffusion et réception, dans l'espace intellectuel français, de la théorie de la Fin de l'histoire de Francis Fukuyama à l'université Paris-Dauphine, sous la direction de John Crowley[2]. Elle publie sa thèse sous l'intitulé La fin des néoconservateurs ? en 2009[3], puis elle réalise une recherche postdoctorale en sciences de l'information et de la communication à la Fondation Maison des sciences de l'homme[4].

Carrière professionnelle

Enseignement

Elle a enseigné, de 1999 à 2010, à l'université et à Sciences Po Lille[5].

Depuis 2010, Marie-Cécile Naves occupe successivement plusieurs fonctions dans le champ de la prospective, de l’éducation et de la recherche. Elle travaille d’abord au Commissariat général au Plan devenu France Stratégie, où elle est responsable de projets entre 2010 et 2015 ; elle rejoint ensuite le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, où elle est conseillère de 2015 à 2017.

Marie-Cécile Naves est membre du think tank Sport et Citoyenneté depuis 2017[6].

Parallèlement (ou à l’issue de ces fonctions[réf. nécessaire]), elle devient directrice de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), où elle dirige l’Observatoire Genre et Géopolitique,(aucune source publique ne précise la date exacte de son arrivée)[7],[8].

En 2022, elle est nommée déléguée générale de France Universités[9].

Travaux et recherches

Genre et stéréotypes

Marie-Cécile Naves et Vanessa Wisnia-Weill remettent en 2014 un rapport intitulé « Lutter contre les stéréotypes filles-garçons. Un enjeu d'égalité et de mixité dès l'enfance » à la ministre des Droits des Femmes Najat Vallaud-Belkacem[10]. Le document comporte 30 propositions de politiques publiques sur la socialisation de l'enfance et de l'adolescence[11].

Les différentes études et chroniques publiées par Marie-Cécile Naves portent sur l'hypersexualisation de l'espace public, la marginalisation du sport féminin, les droits des femmes à l'international et l'égalité femmes-hommes[12].

Sport et citoyenneté

En 2017 paraît son livre coécrit avec Julian Jappert Le pouvoir du sport [13], un état des lieux des pratiques dans l'Union européenne sur le sport pour toutes et tous à tous âges, s'intéressant à la cohésion sociale, aux discriminations et violences liées notamment au sexisme, au racisme et au capacitisme, ou encore à son modèle économique, ainsi qu'à la géopolitique du sport[4].

Dans la continuité de ses recherches sur les stéréotypes de genre, le livre aborde la discrimination envers les filles et les femmes dans le sport, soulignant que ce domaine reste fortement marqué par l’héritage viriliste et par l’usage d’arguments biologiques[14].

États-Unis

En 2015, elle publie Le nouveau visage des droites américaines : les obsessions morales, raciales et fiscales des États-Unis. La sociologue analyse les États-Unis de l'après-Obama. En 2016, elle publie Trump : l'onde de choc populiste[15], dans lequel elle évoque le parcours et la stratégie d'action de Donald Trump en lien avec la vague populiste et identitaire qui lui a permis d'accéder au pouvoir[16]. Elle consacre un deuxième ouvrage à Donald Trump en 2018, Trump, la revanche de l'homme blanc, dans lequel elle estime que celui-ci souhaite réhabiliter un modèle de société fondé et construit sur la domination masculine et blanche, en rapport avec le mouvement masculiniste, construit en opposition au féminisme, et la continuité nostalgique de la ségrégation raciale[17]. En 2018, elle fait également paraître le manuel Géopolitique des États-Unis[18].

En 2020, elle publie La démocratie féministe, un essai sur le leadership féministe présenté comme une alternative au modèle de pouvoir viriliste associé notamment à Donald Trump.

Elle y développe une approche qui valorise l’apport du féminisme à l’exercice du pouvoir, tout en rejetant toute interprétation essentialiste fondée sur des « capacités naturelles » féminines. Selon elle, ces visions relèvent de stéréotypes culturels dont elle se démarque, un positionnement qui constitue l’un des aspects originaux de sa pensée[19],[20].

Elle défend ainsi une conception libérale et ouverte de la démocratie féministe, intégrant les dimensions politiques, sociales, scientifiques et technologiques.

Autres activités

Marie-Cécile Naves tient un blog sur Mediapart[21] et publie régulièrement dans Le Nouvel Obs[22]. Elle intervient ponctuellement dans les médias français en tant que spécialiste[23],[24].

Décoration

Notes et références

Publications

Liens externes

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