Marie-Jo Lafontaine
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Marie-Jo Lafontaine est une artiste contemporaine belge[1], née en 1950 à Anvers. Elle vit aujourd'hui à Bruxelles. Elle est connue pour ses installations multimédia, sculptures vidéo, installations photographiques et monochromes, créations sonores, environnements urbains. Son œuvre est d’une grande intensité plastique, esthétique et dramaturgique.

Née en Belgique en 1950, Marie-Jo Lafontaine commence des études de droit puis s'oriente vers un cursus artistique. En 1977, elle obtient le prestigieux Prix de la Jeune Peinture Belge pour ses œuvres textiles (monochromes de laine noire). En 1979, elle est diplômée à La Cambre[2], l'École Nationale Supérieure d’Architecture et des Arts Visuels de Bruxelles. Elle y suit notamment les cours de l'artiste polonaise Tapta, qui a exercé une influence sur son œuvre.
Sa carrière marque un tournant en 1987 avec l'installation très controversée Les larmes d'acier, présentée à la documenta 8[3] à Cassel. Cette œuvre est une sculpture constituée de sept colonnes contenant un ensemble de 27 moniteurs diffusant des images d'haltérophiles entre souffrance et jouissance, qui commence sur une musique d'opéra. L’œuvre a été montrée au LACMA Museum de Los Angeles, Museum für Gegenwartkunst à Bâle[4].

En 2006, elle est choisie pour l'ouverture de la Coupe du monde de football (FIFA) à Francfort-sur-le-Main et fait projeter son film[5].
En France, elle a bénéficié d'une rétrospective vidéo importante à la Galerie du Jeu de Paume[6] à Paris en 1999, puis d'une rétrospective dans deux musées de la ville d'Angers, le Musée des Beaux-Arts, Dreams Are Free!, et le Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, Come To Me! en 2007/2008[7].
En 2008, la rétrospective se déplace à Bruxelles pour les 25 ans du Botanique[8] ; elle investit le musée où elle montre l’installation vidéo Dark Pool et dans les galeries qui surplombent les bassins d’eau noire où se reflètent les nageuses en apnée, la nouvelle série photographique Les Baigneuses, puis dans l’espace des serres, la série de portraits Les Fables de Lafontaine, et de plus elle occupe le magnifique bâtiment de l'Église du Gesù, situé en face du Botanique où elle scénographie plusieurs installations vidéo, photographiques et deux grandes sculptures, Les Gardiens du Jeu.
En 2015, elle décide de prendre une autre liberté pour une exposition à Liège qu’elle intitule Be-Side-Me[9] en utilisant de l’aquarelle et se met à dessiner avec cette matière légère et fluide, des tâches, des lignes, des réseaux avec en pensée la vision de la foule des migrants et cela se traduit par des surfaces rayées, des trames de formes et de couleurs qui se superposent. Elle réalise ainsi un très grand nombre de surfaces de petite dimension qu’elle empile jusqu’au moment où elle décide de les sélectionner et ainsi créer des images doubles en apposant l’une à l’autre comme un rapport duel ou complémentaire.
En , elle inaugure une exposition d’envergure du titre de Le Monde Clignote ! à Luxembourg chez Arendt & Medernach[10] qui lui fait la commande d’une œuvre à placer sur un mur de 25 mètres, prévu a cet effet dans la salle du conseil de ce grand cabinet d’avocats. Elle décide alors de réaliser cinq portraits féminins aux épaules nues accompagnés de monochromes photographiques. Ces cinq regards planent interrogatifs sur l’assistance dont les regards ne vous quittent pas des yeux et le titre qui est donné à cette série est Les Gardiennes du regard.
Le 2017, le Musée Départemental de Flandres à Cassel, France titre son exposition À poil et à plumes[11] et choisit six œuvres de la série I love the world, portraits photographiques dont l’objet est l’animalité dans l’humanité. Les modèles portent des masques inspirés des Fables de La Fontaine sur des arrière-plans de villes de pouvoir, Francfort-sur-le-Main, Hong Kong, Paris…
2017 marque aussi l'ouverture de l’exposition Ecce Homo à Anvers. 63 artistes programmés par le curateur Eric Rinckhout et la Galerie Geukens & De Vil sont exposés dans différents espaces du quartier Leopoldplaats à Anvers. Marie-Jo Lafontaine montre une partie de sa célèbre série Babylon Babies chez Ackermans & Van Haaren et au Maagdensuismuseum, elle accroche côte à côte deux photographies représentant des gisants, l’une d’une enfant[12] et l’autre d’un jeune adulte, cela en face d’une descente de croix de Van Jacob Jordaens, De Nood Gods[13]. La présence de ces deux œuvres provoque le silence dans une sorte d’arrêt sur image qui fige sur place les visiteurs.

Le 2017, c’est la première[14] du film Brussels Swings
Distinctions
- 2013 : Portrait protocolaire du couple Royal de Belgique[15]
Principales expositions
- 2008 : Come To Me! Rétrospective quasi-intégrale au musée du Botanique de Bruxelles, et à l'église Gésu (voisine du Botanique) annexée pour l'occasion[16].
- 2014 : Victoria & Liquid Crystal, pour l'ouverture de la Maison Lempertz à Bruxelles[17]
- 2014 : Museum To Scale 1/7, Galerie Ronny Van de Velde[18]

