Marie-Roger Tassin
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Paris
Onema (République démocratique du Congo)
| Marie-Roger Tassin | |
| Naissance | Paris |
|---|---|
| Décès | (à 53 ans) Onema (République démocratique du Congo) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1918 – 1945 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'Honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre TOE |
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Marie-Roger Tassin, né le à Paris et mort le à Onema (République Démocratique du Congo), est un agriculteur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et engagement
Marie-Roger Tassin naît le dans le 8e arrondissement de Paris[1]. À l'issue de ses études secondaires, en pleine première guerre mondiale, il décide de s'engager dans l'armée pour la durée du conflit[2].
Entre-deux-guerres
Rentré de la guerre avec la Croix de guerre 1914-1918 et promu aspirant en , il décide de prolonger son engagement et se porte volontaire pour partir au Levant[3]. Au cours de la guerre franco-syrienne, il se distingue en tenant le viaduc de Karadjellas sur la voie ferrée Bagdad-Mersin[3]. Blessé en , il est réformé de l'armée et part alors pour l'Afrique pour s'installer au Congo belge où il fonde une plantation de caféiers[3].
Seconde Guerre mondiale
Toujours en Afrique lorsque la seconde guerre mondiale éclate, il est convoqué lors de la mobilisation de 1939 mais ne part pas combattre en métropole et est rapidement démobilisé[3]. Lorsqu'il prend connaissance du ralliement de l'Afrique-Équatoriale française à la France libre en , il rejoint Brazzaville où il s'engage dans les forces françaises libres[3]. D'abord pressenti pour être instructeur en raison de son âge, il obtient cependant d'être affecté à une unité combattante et rejoint les rangs du bataillon de marche no 1 avec lequel il participe à la campagne de Syrie[3].
Promu sous-lieutenant, il stationne au dépôt des troupes du Levant d'avril à avant d'être muté à la 22e compagnie nord-africaine du capitaine Pierre Lequesne[3]. Engagé dans la guerre du désert, il combat lors de la seconde bataille d'El Alamein et est blessé le [3]. Après un mois de convalescence à Beyrouth, il retrouve la 22e compagnie puis participe avec elle à la campagne de Tunisie[3].
La 22 étant devenue le 22e bataillon de marche nord-africain, Marie-Georges Tassin est promu lieutenant et prend part à la campagne d'Italie[3]. Le , lors de la bataille du Garigliano, il est grièvement blessé par balle alors qu'il mène sa compagnie à l'assaut d'un blockhaus allemand[3]. Les médecins américains qui le soignent à Naples le déclarent inapte au combat ce qui a pour effet d'encourager le lieutenant Tassin à quitter l'hôpital sans autorisation pour rejoindre son unité sur le front[3]. Prenant part au débarquement de Provence, il combat lors de la bataille de Toulon puis à la Libération de Lyon[3]. Il participe ensuite à la bataille de Vosges et à la bataille d'Alsace avant de terminer la guerre sur le front des Alpes avec le grade de capitaine[3].
Après-Guerre
Après sa démobilisation en , il retrouve sa plantation de café au Congo belge[2]. Le , à Onema, dans le territoire de Lubefu, Marie-Roger Tassin meurt dans un accident de la route[1],[3]. Il est inhumé au cimetière de la mission catholique de Lubefu[2].